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« The Assassin » de Hou Hsiao-hsien . Critique cinéma

Une fresque, belle et élégante, mais sans véritable contenu...

Synopsis: Alors que la province de Weibo tente de se soustraire à l'autorité impériale, Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d'exil.Son éducation a été confiée à une nonne qui l'a initiée, dans le plus grand secret, aux arts martiaux.Devenue justicière, elle a pour mission de tuer Tian Ji'an, son cousin, ancien amour, et nouveau gouverneur de Weibo.Nie Yinniang va devoir choisir : sacrifier l'homme qu'elle aime ou rompre pour toujours avec « l'ordre des Assassins ».

La fiche du film

Le film : "The Assassin"
De : Hou Hsiao-Hsien
Avec : Shu Qi, Chang Chen
Sortie le : 09/03/2016
Distribution : Ad Vitam
Durée : 105 Minutes
Genre : Action
Type : Long-métrage
Le film

Le travail formel est sans conteste d’une belle application, chaque figure, élaborée avec soin. J’évoque là une construction cinématographique qui ne souffre d’aucun défaut majeur, si ce n’est celui de provoquer des images plus qu’elle ne les suscite. Par un récit que j’ai eu plusieurs fois du mal à suivre. A comprendre, à saisir.

Une jeune femme, Nie Yinniang (Shu Qi) est écartée de sa caste pour un mariage qu’elle ne peut mener à bien avec son cousin. Il s’appelle Tian Ji’an et devient le nouveau gouverneur. La mission de Nie, de retour au pays, est de le tuer.

Ainsi résumé, ça me parait assez clair, mais sur le terrain les choses sont quand même beaucoup plus compliquées. Par la faute d’un réalisateur Hou Hsiao-hsien qui privilégiant l’esthétisme et la portée morale de sa mise en scène sacrifie le récit. Il l’abandonne même à plusieurs reprises au profit d’un cadre dans lequel se lovent des images saturées, un peu à la manière de nos diapositives d’autrefois. Ah ces chaumières fumantes au petit matin et ce marais à peine réveillé dans le bleu du ciel hésitant. C’est beau, très beau, assurément.

Avant de tuer, elle veut faire passer le message. Symbolique !
Avant de tuer, elle veut faire passer le message. Symbolique !

Je suppose que le travail sur la lumière est ainsi voulu, et que de rendre les scènes contemplatives à souhait, quand elles ne sont pas extatiques participe d’une élaboration hautement artistique. Mais à mon regard complètement éberlué, ça devient hautement hermétique. Quitte à passer pour un benêt je vais me rabattre sur les premiers King Hu, qui de l’esthétique de l’estocade avait une vision plus terre à terre. En regrettant la belle Shu Qi. Dans le rôle-titre, elle réussit la force de ne jamais faire couler le sang.

Le travail formel est sans conteste d'une belle application, chaque figure, élaborée avec soin. J’évoque là une construction cinématographique qui ne souffre d’aucun défaut majeur, si ce n’est celui de provoquer des images plus qu’elle ne les suscite. Par un récit que j’ai eu plusieurs fois du mal à suivre. A comprendre, à saisir. Une jeune femme, Nie Yinniang (Shu Qi) est écartée de sa caste pour un mariage qu’elle ne peut mener à bien avec son cousin. Il s’appelle Tian Ji’an et devient le nouveau gouverneur. La mission de Nie, de retour au pays, est de le tuer. Ainsi…
Le film

Je n’ai jamais vraiment adhéré à cette histoire de conte moyenâgeux dans une riche famille chinoise qui voit sa petite fille devenue grande, revenir au bercail afin de tuer son cousin qui aurait pu être son époux. Mais entre-temps l’homme est devenu gouverneur de la région et la belle semble avoir encore pas mal d’attirance pour lui. Je résume une histoire qui sur l’écran se complique bigrement par l’entremise d’une mise en scène qui privilégie plus les symboles et l’esthétisme que l’application imagée d’un récit. Je suppose que le travail sur la lumière (images saturées, contraste violent...)  est ainsi voulu, et que de rendre les scènes contemplatives à souhait, quand elles ne sont pas extatiques participe d’une élaboration hautement artistique. Mais à mon regard complètement éberlué ça devient hautement hermétique.

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