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« Sorda » de Eva Libertad García. Critique cinéma

  • 29 avril 2026 en salle
  •  1h 40min
  • Drame
  • Par Eva Libertad García
  • Avec Miriam GarloÁlvaro CervantesElena Irureta
  • Condor Distribution

L’histoire :  Angela est sourde, Hector est entendant. Ils forment un couple épanoui et heureux malgré leur différence. Mais la naissance de leur premier enfant inquiète Angela : saura-t-elle créer un lien avec sa fille ? Comment apprendre à devenir mère dans un monde qui oublie si souvent d’inclure ceux qui n’entendent pas ?

BERLINALE 2O25 – Panorama, Prix du public- PREMIER PLAN 2O26 – Prix du public & d’interprétation féminine- FESTIVAL DE MÁLAGA – 6 Prix dont Meilleur Film, Meilleure Actrice et  Acteur-  GOYA 2O26 – Meilleur Premier Film, Meilleur Acteur dans un second rôle, Meilleur Espoir Féminin pour Miriam Garlo et Álvaro Cervantes.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film :   

Un film particulier, déstabilisant . S’adresse-t-il avant tout à des malentendants ( autrefois on disait des sourds ) dans la forme qu’il affiche entre langage des signes et le sous-titrage approprié ? Surtout pas. L’accès leur est facilité, et c’est heureux. Certains bruits s’effacent, au profit de leur interprétation.

Mais le langage est commun, universel. Pour tous.

L’histoire s’attache effectivement à la relation entre une mère sourde et sa petite fille, qui encore à l’état d’embryon, interroge un couple parfaitement uni.

« Quelles chances a-t-il d’être sourd ? » interroge le futur père qui au passage emploie un contresens bien involontaire. Il y a 50 % de risques que l’enfant n’entende pas dès la naissance.

Angela et Hector inquiets , assument leurs choix face à des futurs grands parents, totalement déconcertés . Mais tellement présents que la maman rassurée sur la santé de sa petite fille Ona, commence à perdre pied dans ce monde qui n’est pas vraiment fait pour elle

Les difficultés de communication lors de l’accouchement ont accentué son déficit social. Dans un quotidien aléatoire. Le papa est au petit soin pour sa petite Ona, peut-être un peu moins à l’écoute de sa femme.

Les scènes de ménage sont maintenant fréquentes. «  Avant j’’étais la sourde qui enchantait ta vie. Mais depuis Ona, qu’est-ce que je suis ? »

Entre copains, la langue des signes est naturelle, et les enfants l’apprennent aussi

La conduite éducative de l’enfant lui échappe, la frustration affleure , l’enfermement originel s’agrandit , Angela s’isole un peu plus chaque jour. Son positionnement  la questionne sur la place du handicap dans le quotidien d’une famille jeune,  a priori heureuse.

Le film relève ainsi à l’égard de tout un chacun, les difficultés de toute infirmité inscrite dans un environnement dit normal. Voire commun. Ce que la réalisatrice Eva Libertad García illustre à plusieurs reprises, dont cette visite auprès d’un technicien auditif qui ne comprend rien à la langue des signes.

Angela explose . Il y aura d’autres moments de colère, de révolte pour un système mal ordonné sur la différence.

Miriam Garlo, la sœur de la réalisatrice est la véritable  Angela, face  à Álvaro Cervantes , étonnant lui aussi, dans son rôle de papa émérite . Pour un film particulier, déstabilisant, un film de copains à voir en famille.

29 avril 2026 en salle  1h 40min Drame Par Eva Libertad García Avec Miriam Garlo, Álvaro Cervantes, Elena Irureta Condor Distribution L'histoire :  Angela est sourde, Hector est entendant. Ils forment un couple épanoui et heureux malgré leur différence. Mais la naissance de leur premier enfant inquiète Angela : saura-t-elle créer un lien avec sa fille ? Comment apprendre à devenir mère dans un monde qui oublie si souvent d’inclure ceux qui n’entendent pas ? BERLINALE 2O25 - Panorama, Prix du public- PREMIER PLAN 2O26 - Prix du public & d'interprétation féminine- FESTIVAL DE MÁLAGA - 6 Prix dont Meilleur Film, Meilleure Actrice…
Le film

Il y a une part de vie privée dans le film d’Eva Libertad, qui confie à sa sœur , Miriam Garlo ,sourde de naissance, le soin de porter son récit au plus vrai d’une vérité pas toujours bien reçue. Le vécu au quotidien d’une jeune mère de famille mal entendante qui doit élever sa petite fille. Elle peut conter sur un mari très aimant, là où la réalisatrice engage la discussion sur le modèle d’une éducation enfantine qui peu à peu va lui échapper. Elle doit se conformer aux règles d’un milieu qui autrefois ne lui posait pas problème . Bouleversement familial oblige, la voici dans un monde qui ne l’attend pas. Ce film relève ainsi à l’égard de tout un chacun, les difficultés de toute infirmité inscrite dans un environnement dit normal. Voire commun. Miriam Garlo, est bien la véritable  Angela, face  à Álvaro Cervantes , confondant lui aussi dans son rôle de papa émérite . Pour un beau film particulier, déstabilisant, un film de copains à voir en famille.

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