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« Sexe, mensonges et vidéo » de Steven Soderbergh . Les suppléments

Il est préférable de les découvrir après la projection, beaucoup de chapitres révélant le contenu du film .

  • « Un vent de liberté » par Philippe Rouyer. Journaliste à Politique ( 24 mn )- Après le festival ,Wim Wenders le considère comme un frère de cinéma, « il a fait du lobbying auprès de son équipe tellement il aimait son film ».

Cette palme est une suite d’accidents explique le journaliste. Coppola devait présider le jury, mais empêché, Wenders est appelé à la rescousse. Et puis, à l’origine, le film de Soderbergh est dans la catégorie « Un certain regard ». Une défection dans la sélection et le voici en compétition…

Toute l’histoire du film se poursuit ainsi de ses modestes débuts à la révélation d’un nouveau cinéma , via le réveil des distributeurs américains. Ils se prennent de passion pour ce cinéma indépendant qu’ils pensaient reléguer à un registre pornographique en vidéo…

  • A propos du film par Steven Soderbergh ( 6 mn )- «  Il y avait à cette époque un désir de films « fait main » et j’en ai bénéficié. Et puis la question du mensonge m’intéressait, ce lubrifiant social dont on a tous besoin ».

Le réalisateur explique aussi sommairement sa façon de travailler et revient sur ses films détestés …

  • Analyse de séquence ( 13 mn )-Toujours Philippe Rouyer aux commandes sur la scène où le mari découvre la vidéo tournée par sa femme…(photo)

  • A propos du film ( 1990 ) par Steven Soderbergh-Il cite des films « avec lesquels j’ai compris qu’il ne fallait pas en faire trop avec la caméra. (… ) Mon film est autobiographique dans la mesure où j’ai éprouvé toutes les émotions, mais je n’ai vécu aucun événement du film. (…) En écrivant le scénario je pouvais exprimer des sentiments très personnels dans un contexte fictif ».
  • Les comédiens se souviennent ( 27 mn )

Peter Gallagher « Mon personnage ne fait aucune concession, pour moi c’était l’Amérique de Reagan, le début de la déchéance. Steven a vraiment capturé ça ».

Andie McDowell : « Parfois on tombe sur un personnage que l’on a l’impression de connaître à tel point que si on ne le joue pas on commet la faute . J’ai ressenti ça avec le rôle d’Ann . (… ) Après les gens m’ont regardé différemment, ils voulaient tous travailler avec moi ».Robert Altman, Peter Weir … « j’avais du travail, c’était génial ».

Laura San Giacomo « Mes agents avaient peur en lisant le scénario sur la nature sexuelle du script. En discutant avec Steven on a décidé qu’il n’y aurait pas de nudité ».

  • Entretien entre l’ingénieur du son Larry Blake et le compositeur Cliff Martinez ( 18.30 mn )-Larry Blake :  « avec Steven j’ai fait au tout début une vidéo pour le groupe Yes, on faisait partie de la mafia du Super 8 ».

L’un et l’autre racontent leurs expériences professionnelles et particulièrement leur début avec Steven Soderbergh. Il dira plus tard de Cliff Martinez, « je l’ai embauché parce que c’était le seul compositeur que je connaissais ».

  • Commentaires du film par le réalisateur et Neil Labute ( sous-titré)-On parle ici autant du tournage que des personnages, la façon dont ils ont abordé l’aventure et d’anecdotes sans importance, mais amusantes.

Comme celle de la plainte déposée pour l’une des photos chez Graham, faite en France. Il n’y a pas eu de poursuite car il s’agissait d’une photocopie. Les références, les emprunts possibles, tout y passe, jusqu’à l’identité d’une des femmes qui apparait dans une vidéo… Et puis savoir ce que veut dire « signage » , ou bien le message éventuel de la dernière scène …

  • Le film 20 ans après à Sundance ( 3 mn )-« J’étais très jeune et naïve à l’époque du film et je pensais que tous les autres films allaient être ainsi, mais j’ai vite déchanté » raconte Laura San Giacomo. Soderbergh lui est inquiet, « ça a dû vieillir pas mal » …  Mais à la fin on le retrouve rassuré par l’accueil du public.
  • Scène coupée ( 8 mn )-On peut la voir intégralement, puis commentée par le réalisateur. Il s’agit d’une séquence chez le psychologue au cours de laquelle Ann évoque sa rencontre avec Graham et l’idée de mettre fin à sa thérapie. Steven Soderbergh explique pourquoi il l’a supprimée.

La critique est ici

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