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« Sans Filtre » de Ruben Östlund. Critique cinéma

Synopsis: Après la Semaine de la Mode, Carl et Yaya, mannequins et influenceurs, sont invités sur un yacht pour une croisière de luxe. Tandis que l’équipage est aux petits soins avec les vacanciers, le capitaine refuse de sortir de sa cabine alors que le fameux dîner de gala approche. Les événements vont prendre une tournure inattendue …

La fiche du film

Le film : "Sans filtre"
De : Ruben Östlund
Avec : Harris Dickinson, Charlbi Dean Kriek
Sortie le : 28/09/2022
Distribution : Bac Films
Durée : 147 Minutes
Genre : Drame, Comédie
Type : Long-métrage
Le Film

Palme d’or mise à part, que retenir de ce film qui en trois parties nous rappelle que la richesse est encore plus terrible au soleil. Des nantis, des nababs, des profiteurs se prélassent grassement sur un yacht où débarquent Carl et Yaya , mannequins invités pour la croisière.

Ruben Östlund nous les a présentés sous leur meilleur profil ( la scène du casting est géniale ) puis sur leurs travers presque sympathiques. Carl et Yaya se disputent pour des bagatelles et se rabibochent pour d’autres petits riens.

Ruben Östlund  dirige la scène pré-orgiaque, le pire est à venir

Une fois sur le bateau, ils n’ont plus à se préoccuper de leur paraître. C’est dommage, on aimerait en savoir plus sur leur rapport véritable , l’ascendant féminin (Charlbi Dean Kriek) et le mâle en attente (Harris Dickinson).

Le spectacle auquel ils assistent les en dédouane. Il est affligeant. Celui de la cupidité humaine qui se repait de champagne à en vomir et se félicite de vendre de la merde , sans en sentir l’odeur.

Quand une grenade atterrit sur le pont , la femme du marchand d’armes s’inquiète de savoir si elle vient bien de chez eux. Elle lui pète à la gueule à l’image de ce monde cloisonné dans son confort bouffi que le cinéaste ne se lasse pas de reprendre sous toutes les coutures, jusqu’à l’écœurement.

Ruben Östlund est très démonstratif.

C’est long,  répétitif, et même le personnage du capitaine récalcitrant, intéressant au départ, devient pénible ( Woody Harrelson) . Au point de lasser nos deux tourtereaux, devenus témoins obligés, qui à nouveau s’affrontent, une fois tout ce petit monde égayé dans la nature.

C’est le troisième tableau confiné sur un îlot où cette fois Ruben Östlund reprend le vieux classique de la cohabitation et de la survie à tout prix. Parmi les rescapés , Abigail ( Dolly de Leon) , femme de ménage sur le yacht , mais capitaine une fois le pied posé à terre.

Elle va les mettre à genoux. Dominant-dominé, Östlund connait le cinéma. Mais il en fait n’importe quoi.

Vicki Berlin est la cheffe d’équipage qu’elle mène avec entrain et civilité

 

 

Palme d'Or au Festival de Cannes 2022. Palme d’or mise à part, que retenir de ce film qui en trois parties nous rappelle que la richesse est encore plus terrible au soleil. Des nantis, des nababs, des profiteurs se prélassent grassement sur un yacht où débarquent Carl et Yaya , mannequins invités pour la croisière. Ruben Östlund nous les a présentés sous leur meilleur profil ( la scène du casting est géniale ) puis sur leurs travers presque sympathiques. Carl et Yaya se disputent pour des bagatelles et se rabibochent pour d’autres petits riens. Une fois sur le bateau, ils…
Le Film

Je passe sur l’idée d’une Palme d’or, pour m’étonner de cet étalage de misanthropie forcenée revendiquée sur une mise en scène boursouflée par ses propres rictus. Pour nous dire que le monde est divisé entre les riches et les autres, Ruben Östlund filme un yacht en perdition de repères sociaux, politiques et économiques. Là où quelques nantis, cyniques et indécents, se prélassent, s’engraissent, s’enivrent et se félicitent de vendre de la merde sans en sentir l’odeur. C’est long, répétitif, démonstratif jusqu’à l’écœurement que le cinéaste provoque visuellement. A l’origine, un couple de mannequins, invité pour cette croisière de luxe, s’imaginait roucouler en toute tranquillité. Il paraissait sympathique, avec des zones d’ombre tout aussi plaisantes  à découvrir, mais apparemment Östlund les a oubliés.

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Un commentaire

  1. Long et démonstratif, j’aurais pas dit mieux.
    Et un peu trop clairement dans l’air du temps.
    Bon, c’est pas un navet non plus.

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