Accueil » A la une » « Rocketman » de Dexter Fletcher. Critique cinéma

« Rocketman » de Dexter Fletcher. Critique cinéma

Synopsis: Rocketman nous raconte la vie hors du commun d’Elton John, depuis ses premiers succès jusqu’à sa consécration internationale. Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd’hui connu sous le nom d’Elton John.

La fiche du film

Le film : "Rocketman"
De : Dexter Fletcher
Avec : Taron Egerton, Jamie Bell
Sortie le : 29/05/2019
Durée : 121 Minutes
Genre : Biopic, Comédie musicale
Type : Long-métrage
Le film

Sans inclination particulière pour le monsieur qui chante avec ses grosses lunettes, je sais que le film doit être assez costaud pour le supporter. Un biopic du temps de son vivant, c’est déjà un bon point , mais il n’y en aura pas beaucoup d’autres, à mes yeux, pendant ces deux heures de délire constant autour d’une célébrité bien particulière.

Je ne vais pas vous raconter la vie d’Elton John qui s’étale ici sans complaisance, de façon très linéaire, depuis l’enfance chagrinée par des parents indifférents, jusqu’au succès planétaire . Mais à en croire Dexter Fletcher et son scénariste Lee Hall cette réussite mirifique n’avait de paillettes que celles accrochées aux illusions de costumes de carnaval.

Elton se raconte à l’issue de son sevrage ( alcool et drogue, le film insiste beaucoup ) dans un cercle d’écoute peu attentionné à son ego toujours en suspens. Légèrement surdimensionné, tout autant surligné…

Irréprochable dans le rôle-titre, Taron Egerton a alors bien du mérite à ne pas en rajouter dans la fanfreluche et le clinquant. La veine musicale très portée sur les chorégraphies et les emportements  n’en fait pas une comédie musicale stylée.

Fletcher filme classiquement l’histoire d’une pop-star rattrapée par sa psyché enfantine. D’où les débordements physiques et vestimentaires affichés pour se venger du temps perdu au bras des garçons qu’il aime par-dessus-tout. Ce que le réalisateur se complaît là encore à répéter au fil de ses désamours et désillusions .

Taron Egerton ou Elton John

Sentimentales ou professionnelles tout chez Elton se confond jusqu’à la flagellation quotidienne de son manager, un type complètement exécrable que l’artiste supportera des années durant. Richard Madden dans la peau de ce John Reid est à la hauteur d’un personnage sulfureux que le talent de Bernie Taupin, le grand parolier du chanteur n’arrivera jamais à éclipser. Jamie Bell m’a assez bluffé dans ce rôle tout en retrait et discrétion au cœur du chambardement ambiant.

La musique et les chansons sont poussées à fond, et pour une scène magnifique sur la chanson-titre ( un gamin joue du piano au fond de la piscine où la star vient de plonger ) le « répertoire » est filmé sans effet cinématographique particulier.

«  Bohémian Rhapsody » auquel je n’ai pas plus adhéré avait au moins le bon goût de faire vivre la musique…

Sans inclination particulière pour le monsieur qui chante avec ses grosses lunettes, je sais que le film doit être assez costaud pour le supporter. Un biopic du temps de son vivant, c’est déjà un bon point , mais il n’y en aura pas beaucoup d’autres, à mes yeux, pendant ces deux heures de délire constant autour d’une célébrité bien particulière. Je ne vais pas vous raconter la vie d’Elton John qui s’étale ici sans complaisance, de façon très linéaire, depuis l’enfance chagrinée par des parents indifférents, jusqu’au succès planétaire . Mais à en croire Dexter Fletcher et son scénariste Lee Hall…
Le film

Où chercher l’attente, la surprise, l’émotion dans ce biopic contemporain très conforme au classicisme du genre ? Filmée de manière assez linéaire, très appuyée, la vie d’Elton John aurait pu échapper à ce sempiternel manège pour pop-star adulée et malheureuse . Il faut croire que c’est la sienne mais à force d’occulter la création ( il suffit qu’il pianote pour écrire d’emblée un chef d’œuvre ? ) on tombe dans le rabâchage. On voit bien que Dexter Fletcher a tenté d’échapper aux manœuvres du genre, notamment à travers l’apparence d’une comédie musicale kitch. Mais rien n’y fait , même pas l’interprétation raisonnable d’un casting aux ordres d’une icône.  Une image projetée avec un reflet…

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« El Reino » ( « Le Royaume » ) de Rodrigo Sorogoyen. Critique cinéma-dvd

Un film vraiment noir sur la cruauté du monde politique . Un film vraiment cruel sur la noirceur des hommes . Un grand film

Laisser un commentaire