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« Ondine » de Christian Petzold. Critique dvd

  • Dvd : 6 janvier 2021
  • Cinéma : 23 septembre 2020 
  • RéalisateurChristian Petzold
  • ActeursPaula Beer, Franz Rogowski, Maryam Zaree, Jacob Matschenz, Anne Ratte-Polle
  • Durée : 87 minutes
  • LangueAllemand, Français
  • Sous-titres : Français
  • Studio  : Blaq Out

Meilleur DVD Janvier 2021 (5ème )

L’histoire : Ondine vit à Berlin, elle est historienne et donne des conférences sur la ville. Quand l’homme qu’elle aime la quitte, le mythe ancien la rattrape : Ondine doit tuer celui qui la trahit et retourner sous les eaux.

  • Film :

Berlinale 2020 : Ours d’argent de la meilleure actrice pour Paula Beer

Prix FIPRESCI

Prix du cinéma européen 2020 : Meilleure actrice pour Paula Beer

La légende germanique date du début du XIX ème siècle . Une nymphe prénommée Ondine tue l’homme infidèle et retourne sous les eaux où elle a toujours vécu. Ce que rapporte très fidèlement deux siècles plus tard  Christian Petzold, le réalisateur allemand ainsi garant de la vérité du mythe.

Il le transpose évidemment dans son Berlin de cœur qu’il nous fait visiter à travers les maquettes exposées à l’Institut où travaille Ondine. De longs monologues architecturaux s’en suivent, sans réelle justification à l’histoire, sinon la présence de l’héroïne.

Le discours est plaisant mais lasse très vite dans un récit porté par les élans fantastiques d’une poésie romanesque. C’est elle qui séduit tout autant que la belle Ondine abandonnée par Johannes qu’elle se promet de tuer.

Le personnage campé par Paula Beer l’est admirablement bien, éternel dans son atypie, si fragile dans sa vérité de femme que Christian Petzold révèle paisiblement, et tout aussi étrangement.

Etrange, mystérieuse; Ondine …

La rencontre avec Christoph chahute un peu ce bel ordonnancement, mais ranime la flamme, l’envie absolue d’aimer. Il est scaphandrier, comme celui récupéré dans l’aquarium brisé après la séparation .

Un signe du destin, peut-être, et la certitude d’une autre vie. Christoph plonge dans les eaux profondes d’un lac de retenue pour réparer les turbines du barrage.

Une vision sommaire du monde du travail reléguée par la magnificence paradoxale de Gunther , un silure grotesque  presque aussi légendaire que l’éternité d’Ondine.

Christoph ( Franz Rogowski ) est toujours secondé à terre par Monika ( Maryam Zaree ) qui lui sauvera la vie

Christoph le voit disparaître dans la flore aquatique joliment bercée par son sillage qui le conduit vers des ruines et une plaque gravée du mot Undine. Là où quelques temps plus tard il va connaître l’épreuve suprême pour mériter l’amour d’Ondine.

Un dénouement aussi dramatique que prophétique, la renaissance d’un homme et d’une mythologie jamais chahutée par un cinéaste respectueux de son Histoire. Franz Rogowski joue cet homme et il serait intéressant de développer cette nouvelle relation avec Paula Beer, un couple déjà réuni par Petzold dans «  Transit » .

Quelques similitudes dans les attentes et les intentions… L’Histoire du cinéma ne finit jamais.

Dvd : 6 janvier 2021 Cinéma : 23 septembre 2020  Réalisateur : Christian Petzold Acteurs : Paula Beer, Franz Rogowski, Maryam Zaree, Jacob Matschenz, Anne Ratte-Polle Durée : 87 minutes Langue : Allemand, Français Sous-titres : Français Studio  : Blaq Out Meilleur DVD Janvier 2021 (5ème ) L'histoire : Ondine vit à Berlin, elle est historienne et donne des conférences sur la ville. Quand l’homme qu’elle aime la quitte, le mythe ancien la rattrape : Ondine doit tuer celui qui la trahit et retourner sous les eaux. Film : Berlinale 2020 : Ours d'argent de la meilleure actrice pour Paula Beer Prix FIPRESCI Prix…
Le film

Le mythe d’Ondine très présent dans la culture germanique revient au cinéma avec un réalisateur allemand très respectueux de ses origines. Même si la fantasmagorie plonge dans les eaux profondes du lac où la nymphe va et vient, le récit demeure toujours dans la tradition revisitée dans des élans fantastiques d’une poésie romanesque. C’est elle qui séduit tout autant que la belle Ondine abandonnée par Johannes qu’elle se promet de tuer. Le personnage campé par Paula Beer l’est admirablement bien, éternel dans son atypie, si fragile dans sa vérité de femme . Quand elle rencontre Christoph, un scaphandrier, comme celui récupéré dans l’aquarium qu’elle a brisé après la séparation, elle sait que la vie repart de plus belle. Mais tout en conservant précieusement son nouvel amant, il lui faut tuer le précédent. Un dénouement aussi dramatique que prophétique, la renaissance d’un homme et d’une mythologie jamais chahutée par un cinéaste respectueux de son Histoire. Franz Rogowski et Paula Beer forment ce couple déjà réuni par Petzold dans «  Transit » . Il serait intéressant de développer cette nouvelle relation  . Quelques similitudes dans les attentes et les intentions… L’Histoire du cinéma ne finit jamais.

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