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« On l’appelle Jeeg Robot » de Gabriele Mainetti . Critique cinéma

Dans sa robe de princesse et les bras de son sauveur Alessia ne voit jamais où est le danger

Synopsis: Poursuivi par la police dans les rues de Rome, Enzo plonge dans les eaux du Tibre et entre en contact avec une substance radioactive qui le contamine. Il réalise bientôt qu'il possède des pouvoirs surnaturels : une force et une capacité de régénération surhumaines qu'il décide de mettre au service de ses activités criminelles. 

La fiche du film

Le film : "On l?appelle Jeeg Robot"
De : Gabriele Mainetti
Avec : Claudio Santamaria, Luca Marinelli
Sortie le : 03/05/2017
Distribution : Nour Films
Durée : 118 Minutes
Genre : Action, Comédie, Science fiction
Type : Long-métrage
Le film

Dans la famille des super-héros rigolos le cinéma nous a gratifié de « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador, suivi par Melvin, dit « American hero » pour le réalisateur Nick Love.

Gabriele Mainetti n’est donc pas en reste quand il imagine son personnage qui, une fois revenu des eaux du Tibre, possède des pouvoirs surhumains. Avec son gang, il pense ainsi pouvoir gravir plus facilement les échelons de la méchanceté. Mais foncièrement, Enzo n’est pas méchant . Devant l’air apeuré d’une jeune fille fragile et perturbée, qui cherche son papa et rêve d’une robe de princesse, il va devenir le super-héros pour les yeux de la belle, Alessia.

Elle le voit accomplir des exploits en forme de miracle et le salue comme un valeureux chevalier sorti d’un manga japonais : Jeeg Robot. Il est difficile de lui expliquer qu’elle doit revenir sur terre, comprendre ce qu’est devenu son papa et se méfier du Gitan, le véritable méchant qui tente de devenir aussi fort que son ami Enzo.

Le réalisateur Gabriele Mainetti a bien des ressources pour nous faire croire à l’existence de ses personnages déglingués très bien joués par des comédiens peu connus à la maison ( Claudio Santamaria, Luca Marinelli, Stefano Ambrogi, Ilenia Pastorelli… ). La tendresse n’est pas leur fort :  plus c’est gore, plus c’est gros et rigolo. Comment parler de violence dans ces cas-là au milieu des corps démembrés ? Surtout qu’Enzo foire tous les coups du Gitan de plus en plus cruel.

Son ultime coup de maître fait maintenant froid dans le dos. Subrepticement Mainetti nous ramène aux dures réalités de la violence urbaine et quotidienne que notre super héros réussira bien évidemment à contrôler. Mais le fond ne fait plus rire même si le combat final épique et macabre, arrache un dernier sourire en forme de rictus. Un sourire plutôt jaune …

Dans la famille des super-héros rigolos le cinéma nous a gratifié de « Vincent n’a pas d’écailles » de Thomas Salvador, suivi par Melvin, dit « American hero » pour le réalisateur Nick Love. Gabriele Mainetti n’est donc pas en reste quand il imagine son personnage qui, une fois revenu des eaux du Tibre, possède des pouvoirs surhumains. Avec son gang, il pense ainsi pouvoir gravir plus facilement les échelons de la méchanceté. Mais foncièrement, Enzo n’est pas méchant . Devant l’air apeuré d’une jeune fille fragile et perturbée, qui cherche son papa et rêve d’une robe de princesse, il va devenir le super-héros pour les yeux…
Le film

Un nouveau super héros comme il faut, c’est ce que nous propose le réalisateur italien qui l’imagine très méchant avec les méchants, voire cruel, gentil avec les gentils et maladroit avec la seule fille qu’il a connue, qui ne rêve qu’aux princesse et chevalier servant en se gavant de jeux vidéo. Pour Alessia la vie n’est qu’un jeu et elle ne comprend pas que Le Gitan, genre Kill Bill veut lui faire du mal histoire de retrouver un sac qu’elle n’a jamais vu de sa vie. Elle compte alors beaucoup sur la force surhumaine de son protecteur, elle le colle, il faut la supporter et avoir ce bon fond de gentillesse inattendue devant cette gamine qui ne veut pas être femme. Le réalisateur Gabriele Mainetti a bien des ressources pour nous faire croire à l’existence de ses personnage déglingués. C’est plaisant, parfois gore, très gore, mais on en rit, ça fait bizarre.

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