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« Nico, 1988 » de Susanna Nicchiarelli . Critique Cinéma-VOD

Synopsis: Muse d'Andy Warhol et chanteuse iconique du groupe The Velvet Underground, Nico, de son vrai nom Christa Päffgen, se produit désormais en solo. En 1986, deux ans avant sa mort, elle entame une ultime tournée à travers toute l'Europe. De Paris à Prague, en passant par Manchester, concert après concert, l'artiste lutte avec ses démons intérieurs et aspire à reconstruire sa relation avec son fils depuis longtemps perdu de vue...

La fiche du film

Le film : "Nico, 1988"
De : Susanna Nicchiarelli
Avec : Trine Dyrholm, John Gordon Sinclair
Sortie le : 18/04/2018
Distribution : Kinovista / New Story
Durée : 94 Minutes
Genre : Drame, Biopic, Musical
Type : Long-métrage
Le film

Vod

Dvd 07 juillet

Elle n’est plus la «  femme fatale », elle n’est plus Nico. Christa Päffgen a tiré un trait sur sa période Velvet. A peine si quelques flashs indistincts nous rappellent qu’elle fut la muse d’Andy Warhol.

En interview elle le martèle, parlons d’autre chose.

Si biopic il y a, c’est alors celui de l’après et de la reconstruction d’une légende en femme indépendante. Ou qui le souhaite ainsi quand les fantômes du passé cadenassent son histoire.

Elle vit à Londres «  plutôt que Paris ou New-York » s’étonne un journaliste, parce que la ville lui rappelle Berlin sous les ruines. Elle le dit très naturellement et Trine Dyrholm, qui la joue adhère pleinement à cette vision de l’enfance qui va marquer le reste de sa vie.

L’enfance ,et son enfant Ari ( Sandor Funtek ) qu’elle a eu d’un homme qui ne le reconnaîtra pas. Son gamin, elle ne l’a quasiment pas connu. Il occupe aujourd’hui quasiment toutes les pièces. Un ado fragile et perturbé. Pas de père, une mère absente. Une tentative de suicide, et des internements prolongés.

Un vieux fan de toujours n’imaginait pas vivre un jour pleinement avec la star

Cette vie en parallèle rythme les pulsions d’un film où la scène demeure malgré tout la contribution essentielle à une existence chaotique. Les musiciens qui l’accompagnent ne sont pas des lumières (« pas facile de trouver des gens qui veulent jouer avec moi ») et l’idole des jeunes a bien vieilli.

Un fan de la première heure s’accroche pourtant à ses chimères ( Thomas Trabacchi)  et partage sa vie qui s’étiole. Richard, son manager  ( John Gordon Sainclair) tient bon, protecteur de ses délires, papa de substitution. Ari l’aime bien aussi et ce qui aurait pu faire une famille puzzle demeure l’illustration d’une histoire sans véritable fin.

A l’image du Velvet. « Je n’ai joué que trois titres, le reste du temps je tapais sur un tambourin. »

Vod Dvd 07 juillet Elle n’est plus la «  femme fatale », elle n’est plus Nico. Christa Päffgen a tiré un trait sur sa période Velvet. A peine si quelques flashs indistincts nous rappellent qu’elle fut la muse d’Andy Warhol. En interview elle le martèle, parlons d’autre chose. Si biopic il y a, c’est alors celui de l’après et de la reconstruction d’une légende en femme indépendante. Ou qui le souhaite ainsi quand les fantômes du passé cadenassent son histoire. https://www.youtube.com/watch?v=NcoEBIFZD7o Elle vit à Londres «  plutôt que Paris ou New-York » s’étonne un journaliste, parce que la ville lui rappelle…
Le film

La vie de Nico, une fois le Velvet Underground passé. Christa reprend son destin en main mais la fibre musicale n’est pas vraiment là. Celle de la mère par contre reprend espoir dans les retrouvailles avec cet adolescent que Christa n’a jamais vraiment connu. L’embryon d’une famille autour des fantômes de la petite fille de Berlin qui revoit toujours les flammes de sa ville en ruine. Tout un processus de reconstruction s’opère alors dans ce biopic de l’après-Warhol que Trine Dyrholm incarne avec la conviction inébranlable que les légendes ne meurent jamais. Son interprétation adoucit la dureté du propos.

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