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« Mademoiselle Chambon » de Stéphane Brizé . Critique cinéma

Synopsis: Jean est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent... Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments.

La fiche du film

Le film : "Mademoiselle Chambon"
De : Stéphane Brizé
Avec : Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain
Sortie le : 14/10/2009
Distribution : Rezo Films
Durée : 101 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

Une très belle affiche. Stéphane Brizé que l’on a vu débuter en Touraine (ma région d’adoption ) il y a dix ans  avec « Le Bleu des villes» a depuis signé « Je ne suis pas là pour être aimé » (Patrick Chesnais, apprend le tango, et c’est merveilleux) et «  Entre adultes », variations sensibles sur les rapports humains.

Et puis le couple Sandrine KiberlainVincent Lindon qui séparé à la ville se retrouve sur le grand écran dans une partition inattendue

Un récit d’Héric Holder pour la première fois porté à l’écran. L’histoire de Jean, quelqu’un de bien, bon maçon, bon fils, bon père et bon mari. Un jour il croise la route de Mademoiselle Chambon, l’institutrice de son fils.

Jean parle très peu et elle n’appartient pas à son monde. Mais les sentiments ont d’autres préoccupations quand sous l’effet de l’indicible, deux êtres en viennent à se comprendre, à s’aimer. Sans effusion particulière, ni déclaration fracassante.

L’écriture légère d’Holder rend ici l’évanescent palpable et intriguant. Dans l’espoir d’un autre amour, Jean et Véronique rêvent en silence, dans l’inconfort d’une mélancolie qui affleure. Pour ne pas se heurter, et préserver l’environnement paisible de leur quotidien.Toute la fragilité des émotions prend alors le pas sur cette valse des sentiments indécis.La caméra de Stéphane Brizé qui donne le ton de ce tempo moderato déteint à merveille sur le jeu de Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain  mais aussi sur toute une distribution qui de Aure Atika la femme de Jean ,à Jean-Marc Thibault, son père , participe à ce film unique.Le générique de fin murmuré sur un refrain de Barbara est l’ultime touche de mélancolie à ce tableau au pastel tendre. Tout en nuances.
Une très belle affiche. Stéphane Brizé que l’on a vu débuter en Touraine (ma région d’adoption ) il y a dix ans  avec « Le Bleu des villes» a depuis signé « Je ne suis pas là pour être aimé » (Patrick Chesnais, apprend le tango, et c’est merveilleux) et «  Entre adultes », variations sensibles sur les rapports humains. Et puis le couple Sandrine Kiberlain -Vincent Lindon qui séparé à la ville se retrouve sur le grand écran dans une partition inattendue Un récit d'Héric Holder pour la première fois porté à l’écran. L’histoire de Jean, quelqu’un de bien, bon maçon, bon…

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8 Commentaires

  1. Cher Loick

    Il serait malhonnête de ma part de vous contredire sur le sujet même de ce film dans lequel chacun peut sans doute retrouver quelques fragments de sa propre vie, ce qui est une difficulté quand on veut tirer pour l’écran ce fil d’humanité.
    Une belle idée certes, et, faire un film sur ce moment si précis du « j’y vais j’y vais pas » requiert de l’ audace et beaucoup de talent. Mais le scénario étant déjà connu, comment surprendre le spectateur?
    Extérioriser l’intime, et faire durer l’incertitude.
    Le tempo suffit-il à cela? Ces acteurs sont remarquables mais j’attendais plus d’émotion et Véronique tapotant des doigts sur la table ou encore les coups d’œil alternatifs des deux personnages ne m’ont pas transportée dans la finesse plus profonde de ces sentiments. J’ai ressenti une mécanique plus qu’une émotion, pas de surprise.

    Merci mon cher Loick de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer par écrit!
    Au plaisir de vous relire.

    D.Turbé

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