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« L’histoire du géant timide » de Dagur Kári . Critique cinéma

Synopsis: C'est l'histoire d'un géant timide, ou comment Fúsi, colosse maladroit, englué dans un quotidien morose, va bouleverser sa vie par amour...

La fiche du film

Le film : "L'Histoire du géant timide"
De : Dagur Kari
Avec : Gunnar Jónsson, Ilmur Kristjánsdóttir
Sortie le : 24/02/2016
Distribution : ARP Sélection
Durée : 94 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Il boit du lait, il est gros. Il vit chez sa maman qui vit avec un amant. Il joue à la guerre avec ses petits soldats de plomb, sur une maquette qui retrace les grandes batailles de la seconde guerre mondiale.

On va lui donner la trentaine et beaucoup de compassion, tant il fait peine à voir. Ses collègues à l’aéroport se moquent méchamment de lui (il n’a jamais pris l’avion), le harcèlent et Fusi dit que ce n’est pas grave, ce n’est pas méchant. Lui ne l’est pas du tout et passe vraiment pour ce qu’il est : une tête à claque de première. Trop gentil, trop mou, pas assez…

Pour le déniaiser, son beau-père provisoire lui offre des cours de danse country. Il n’ira pas c’est une évidence, mais contraint et forcé le voici en train de faire des pas de côté et de découvrir des sentiments qu’il ignorait. Le problème, c’est qu’avec la belle qui n’est pas très simple («  un éboueur dépressif tu aurais pu trouver plus simple » lui dit sa mère) le héros ne change pas son Fusi d’épaule.

Il joue avec ses petits soldats et la petite fille du voisin qui n'apprécie pas du tout cette compagnie...
Il joue avec ses petits soldats et avec la petite fille du voisin qui adore sa compagnie. Mais le papa n’est pas du tout d’accord …

La confrontation entre les deux aurait pu susciter un regain d’intérêt de la part d’un réalisateur tout aussi amorphe. Tout le monde est bien sympathique et quand les choses s’aggravent, ce n’est jamais grave assure le géant timide. Quelques piques au passage relèvent un peu l’humeur, dans le genre du contremaître de la déchèterie qui a sa petite opinion sur la dépression : «  un mélange de paresse et d’apitoiement sur soi, d’ailleurs c’est le cocktail à la mode ».

Là-dessus on aurait pu partir, même joyeusement sur des considérations médico-philosophiques, mais Dagur Kári n’en fait rien et laisse son héros Gunnar Jónsson s’enfoncer dans l’ennui. Sa petite copine s’appelle  Ilmur Kristjánsdóttir : elle jouait très bien la policière dans « Trapped » et joue tout aussi bien la femme qui ne sait pas ce qu’elle veut. Ce qui résume assez bien le film.

Il boit du lait, il est gros. Il vit chez sa maman qui vit avec un amant. Il joue à la guerre avec ses petits soldats de plomb, sur une maquette qui retrace les grandes batailles de la seconde guerre mondiale. On va lui donner la trentaine et beaucoup de compassion, tant il fait peine à voir. Ses collègues à l’aéroport se moquent méchamment de lui (il n’a jamais pris l’avion), le harcèlent et Fusi dit que ce n’est pas grave, ce n’est pas méchant. Lui ne l’est pas du tout et passe vraiment pour ce qu’il est : une tête…
Le film

Je ne sais pas trop ce qu’il faut aller chercher dans ce film dont je suis ressorti un brin frustré. Sur le fil ténu d’une histoire assez banale (un célibataire mal dans sa peau pense avoir découvert l’amour) le réalisateur islandais rapporte mollement les atermoiements langoureux de son héros. Gunnar Jónsson le joue très bien, mais au bout d’un moment on se lasse de cette tête à claques qui tend quasiment toujours l’autre joue. Quelques thèmes inattendus (la dépression, le harcèlement..) sont effleurés sans jamais atteindre les sommets . Le fait que notre héros n’ait jamais voyagé, lui qui travaille dans un aéroport suscite aussi un peu l’intérêt du réalisateur, mais toujours à la surface des choses, malgré des plans magnifiques sur ses rêves avortés.

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