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« Le Majordome » de Lee Daniels. Film.Critique

Synopsis: Gaines, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Il devient majordome de la Maison-Blanche. Durant sept présidences, il est le témoin privilégié des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Oval.Son engagement suscite des tensions : Gloria s'éloigne de lui et l'un de ses fils,conteste sa soumission.

La fiche du film

Le film : "Le Majordome"
De : Lee Daniels
Avec : Forest Whitaker, Oprah Winfrey
Sortie le : 11/09/2013
Durée : 130 Minutes
Genre : Drame, Biopic
Type : Long-métrage
Le film

Bardé de bons sentiments, Lee Daniels reprend l’histoire des noirs de l’Amérique, comme s’il s’adressait à des demeurés. L’avènement des Blacks Panthers, il l’ évoque sur le mode de la collection des bouquins « pour les nuls ».L’affaire a beau se passer dans le bureau ovale de la Maison blanche, le sérieux de la démonstration devient une explication de texte,  laborieuse.

Les comédiens lui emboîtent le pas, persuadés de bien faire. Mais d’une manière si appliquée, que la prestation devient pesante. Jusqu’à son septième président, Forest Whitaker avait plutôt bien résisté, mais la vieillesse aidant, il devient lui aussi pitoyable .La scène  avec son épouse souffrante, dans la cuisine s’adresse cette fois …aux enfants. Elle devrait être émouvante, elle en devient comique…

Tout le film n’est heureusement pas de cet acabit, mais ces quelques anicroches heurtent l’ensemble d’un récit parfaitement balisé, des champs de cotons où les blancs règnent en despotes, jusqu’à la lutte incessante des noirs dans les cités américaines. C’est à travers le fils aîné qu’elle prend sa véritable dimension et confère au film un réel intérêt. Dès son adolescence le gamin a cultivé la révolte de ses frères de couleur, et la soumission de son père au service des puissants de l’Amérique, ne fait que renforcer sa détermination à lutter pour les droits civiques.

Kennedy arrive au pouvoir
Kennedy arrive au pouvoir

L’opposition entre les deux hommes alimente le cœur d’une intrigue, où la rébellion et la résistance se nourrissent des interdits formulés par une société américaine, hyper conservatrice. Lee Daniels ne fait que reprendre ce que l’on savait déjà, sans l’alimenter d’un regard véritablement personnel . Au hasard d’une séquence, Angela Davis nous vient à l’esprit (la copine du fiston, tout aussi militante, est profilée pour lui ressembler), sans que le fondement de son combat trouve ici un début de vérité. Une quelconque réflexion.

Le réalisateur a plus souvent le sens de la formule  que du réalisme cinématographique (l’intervention du Ku Klux Kan). Il raconte une histoire, un peu à la manière d’un conte de fée (le final est désespérant), en s’appuyant sur le savoir-faire de ses comédiens. Avec Whitaker dans le rôle-titre, j’ai trouvé  tout à fait crédible Robin Williams en Einsenhower, alors que James Marsden est un  Kennedy, convaincant. Et que dire de Jane Fonda, sous la perruque de Nancy Reagan. Bluffant, mais comme on le sait depuis toujours, la première dame des Etats-Unis, dans l’Histoire, ne fait que passer. Dommage pour le spectacle.

Bardé de bons sentiments, Lee Daniels reprend l’histoire des noirs de l’Amérique, comme s’il s’adressait à des demeurés. L’avènement des Blacks Panthers, il l' évoque sur le mode de la collection des bouquins « pour les nuls ».L’affaire a beau se passer dans le bureau ovale de la Maison blanche, le sérieux de la démonstration devient une explication de texte,  laborieuse. Les comédiens lui emboîtent le pas, persuadés de bien faire. Mais d’une manière si appliquée, que la prestation devient pesante. Jusqu’à son septième président, Forest Whitaker avait plutôt bien résisté, mais la vieillesse aidant, il devient lui aussi pitoyable .La scène  avec son…

Review Overview

Le film

Autour d’une histoire familiale éloquente (où l’opposition père-fils cimente le récit), Lee Daniels tente de nous raconter celle des Etats-Unis, sans jamais se démarquer de toutes les tentatives précédentes. Il n’y a rien de bien personnel dans cette belle aventure, qui comme tous les jolis contes de fée, débute tristement, dans la misère des champs de coton et se poursuit, tout aussi tristement dans la révolte urbaine des Blacks Panthers. Sans l’appui d’un casting de rêve, Forest Whitaker en tête, Lee Daniels ne ferait qu’exécuter un exercice démonstratif, sur le mode de « Il était une fois l’Amérique », pour les nuls …

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4 Commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé ce film qui, il est vrai, pourrait être vu comme « l’histoire pour les nuls ». C’est donc ce qui m’a plu!!!

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