LES SUPPLEMENTS
- Le making of . Dans un registre que l’on ne lui connaissait pas, Vincent Elbaz ,tient le rôle du capitaine Thierry, chargé de mener l’assaut. Il assume parfaitement son personnage, façonné pendant des semaines au contact des hommes du GIGN. On le voit à l’entraînement où il doit affronter l’épreuve de « la buse ». L’enfer, dit-il.
A ses côtés le général Favier, à l’époque des faits ,commandant du groupement d’intervention (Grégori Derangère ) explique sa collaboration avec l’équipe du film : « on ne peut apporter notre contribution dans un film de cette nature, et accepter qu’il ne soit pas parfait dans le domaine qui est le nôtre ». C’est pourquoi pendant toute la durée du projet le GIGN sera aux avant-postes, avec même la participation de gendarmes sur le tournage (notamment pour l’assaut final).
Certains d’entre eux témoignent,se remémorant seconde après seconde, les détails de l’intervention. Il est question, comme dans le film, de « la gestion familiale sur une telle affaire. Depuis , au sein du GIGN, il y a un avant et un après Marignane ».
Yasmina, une passagère apporte aussi son témoignage sur le déroulement de la prise d’otages . Pour le film, un airbus à l’abandon sera transporté de Bordeaux vers Melun, un tube de métal de 40 m de long, les images sont impressionnantes. Pour parcourir 700 km, il faudra onze jours.
Effets spéciaux, scènes de tournage, ambiance de répétitions, tout le reste est à l’avenant ; un excellent making of qui se termine par de sincères accolades et embrassades. Voir les quatre comédiens terroristes (Aymen Saïdi, Djanis Bouzyani, Chems Dahmanie et Mohid Abid ) se jeter dans les bras des autres comédiens , a quelque chose d’émouvant …

- Histoire secrète d’un détournement. C’est le volet historique de ce dvd, diffusé par France 2 et qui évoque très nettement « l’opération suicide sur Paris (…) les terroristes souhaitant faire exploser l’avion au dessus de la capitale ». Les prémices du 11 septembre, on le dit et on le répète dans cet excellent documentaire qui voit défiler les protagonistes de l’époque, dont Omar Chikhi, l’un des fondateurs du GIA (groupe islamique armé) à l’origine du détournement de l’avion.
Édouard Balladur alors premier ministre revient lui aussi dans le détail sur la manière dont il a géré la crise (avec l’ordre d’abattre l’avion s’il repartait pour Paris). Les relations entre la France et l’Algérie sont très tendues, les enjeux politiques de l’affaire n’échappant à personne.
Là encore des témoignages de membres du GIGN éclairent parfaitement les tenants et les aboutissants du détournement, alors qu’une hôtesse de l’air relate la manière dont elle a vécu ces deux jours au contact des terroristes. On n’est plus très loin du syndrome de Stockholm..
- Les interventions du GIGN dans les films : « Paul Sanchez est revenu » de Patricia Mazuy avec Laurent Laffite –« L’ordre et la morale » de et avec Mathieu Kassovitz- « L’assaut » de Julien Leclercq avec Vincent Elbaz – « La Journée de la jupe » de Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani- « L’intervention » de Fred Grivois

