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« La messe est finie » de et avec Nanni Moretti. Critique cinéma

Synopsis: Don Giulio a officié dans la petite île de Ponza pendant dix ans. Nommé dans une paroisse de la banlieue de Rome, près de l’endroit où il a grandi, il découvre une église sans fidèles. Son prédécesseur a quitté les ordres pour fonder sa propre famille. Scandale ! Pensant trouver du réconfort auprès de ses parents, de sa sœur et de ses amis de jeunesse, Don Giulio déchante rapidement.

La fiche du film

Le film : "La Messe est finie"
De : Nanni Moretti
Avec : Nanni Moretti, Enrica Maria Modugno
Sortie le : 05/06/2019
Distribution : Carlotta Films
Durée : 95 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

Ours d’argent au Festival de Berlin 1986 . –

La messe est finie dit le prélat désabusé. Après moi le déluge, traduit le réalisateur tout aussi désemparé. En quittant son île solitaire, Don Giulio espère retrouver auprès des siens, dans une paroisse proche, le réconfort que réclame son état mental.

Le monde est en décomposition pense-t-il, les valeurs se dégradent, l’amour et l’amitié s’effilochent. Un tableau bien noir, assombrit par l’absence de paroissiens. Ils n’ont pas supporté la désertion de son prédécesseur aujourd’hui marié et papa.

Une petite famille où l’enfant roi exaspère à nouveau le jeune curé qui cherche désespérément sa bouée de sauvetage. Du côté de la famille c’est plutôt « sauve qui peut » tandis que les amis n’ont pas vraiment attendu son retour.

Suspecté de terrorisme, Andrea est en prison (Vincenzo Salemme). Il ne veut voir personne à l’instar de son meilleur copain, Saverio ( Marco Messeri)  délaissé par sa femme et qui s’enferme chez lui. Reste alors un dernier recours, mais à l’idée de voir ce vieil ami se faire baptiser puis devenir prêtre, Don Giulio le fuit à chaque alerte.

Mais Don Giulio a-t-il encore la foi ? C’est la question que Nanni Moretti insinue peu à peu au fil de cette introspection tout à fait désordonnée. Le prélat y met beaucoup de légèreté et de fantaisie alors que tous les problèmes du monde lui tombent dessus.

Son père ( Ferrucio de Ceresa) quitte le foyer, sa petite sœur (Margarita Lozano) veut se faire avorter et son copain au tribunal ne souhaite pas un instant être aidé par un curé. Don Giulio perd pied, devient revêche à sa mission et refuse l’absolution à ceux qui ne se repentent pas.

La situation est grave et l’on rit de bon cœur. Le prêtre n’a plus la foi,sa jeunesse fout le camp, ses illusions aussi. C’est pourquoi, mordant et de plus en plus absurde, sa névrose vire à l’ironie sur tout son entourage qui d’ailleurs l’entoure très peu .

Une fois sa dernière messe célébrée ( le mariage de son copain qui voulait devenir curé ) il s’éclipse, laissant les convives danser, entre le cœur et la nef sur un mode de survie qui ressemble à du bonheur. Un brin d’optimisme quand même dans ce monde à la dérive. Et c’est toujours drôle !

Ours d’argent au Festival de Berlin 1986 . - La messe est finie dit le prélat désabusé. Après moi le déluge, traduit le réalisateur tout aussi désemparé. En quittant son île solitaire, Don Giulio espère retrouver auprès des siens, dans une paroisse proche, le réconfort que réclame son état mental. Le monde est en décomposition pense-t-il, les valeurs se dégradent, l’amour et l’amitié s’effilochent. Un tableau bien noir, assombrit par l’absence de paroissiens. Ils n’ont pas supporté la désertion de son prédécesseur aujourd’hui marié et papa. Une petite famille où l’enfant roi exaspère à nouveau le jeune curé qui cherche désespérément…
Le film

Un jeune prêtre fait face à une profonde crise existentielle. Lui qui a choisi de consacrer sa vie à ses prochains finit par ne plus pouvoir les supporter, allant parfois jusqu’à faire usage de la violence. Le héros se demande alors s’il a encore la foi à travers quelques expériences personnelles toutes vouées à l’échec. Infidélité amoureuse, crise de mysticisme aiguë, tentation du terrorisme politique, il ne comprend plus les gens qui l’entourent… La situation est grave et l’on rit de bon cœur. Mordant et de plus en plus absurde, sa névrose vire au mode ironique sur tout son entourage qui  l’entoure d’ailleurs très peu . Son père  quitte le foyer, sa petite sœur  veut se faire avorter et son copain au tribunal ne souhaite pas un instant être aidé par un curé. Don Giulio perd pied, devient revêche à sa mission et refuse l’absolution à ceux qui ne se repentent pas. Ce film grave, drôle, profond s’inscrit parfaitement dans le parcours cinématographique d’un cinéaste témoin pertinent de son temps et de ses contemporains. Un film intemporel ...

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