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« Hill of freedom » de Hong Sang Soo . Critique cinéma

Synopsis: Mori, un jeune japonais, se rend à Séoul afin de retrouver la femme qu’il aime. Mais celle-ci est absente. Attendant son retour, il s’installe dans une chambre d’hôtes et y fait différentes rencontres.

La fiche du film

Le film : "Hill of Freedom"
De : Sang-soo Hong
Avec : Ryo Kase, Sori Moon
Sortie le : 08/07/2015
Distribution : Les Acacias
Durée : 66 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Hong sang soo est un cinéaste très doué. De film en film, il se répète, un peu à la manière de Woody Allen, mais jamais il ne lasse. Ici encore, il nous parle de l’absence, des êtres qui se cherchent et en découvrent d’autres, et du temps qui nous file entre les doigts, au bout d’un repas ou d’une bouteille bien honorée.

Le film est plutôt court, inhabituel dans sa mise en forme; elle renvoie à  des situations dont on découvre la signification bien après. A peine si le dérangement préoccupe le spectateur en quête lui aussi d’un autre possible dans l’anonymat de cette ville tout juste  identifiée.

Mori est japonais ( Ryo Kase ), il se rend à Séoul, quelle est la différence entre les deux ? «  Vous êtes polis et propres » relève la propriétaire du gîte où le jeune homme s’est installé dans l’attente du retour de la femme aimée ( Young-hwa Seo). Les clichés sont tenaces semble penser le pensionnaire, tout sourire «  mais ça ne suffit pas ». Et puis le temps s’arrête, le propos s’égare.

Mori attend son amie dans leur café habituel. La patronne s'intéresse à Mori...
Mori attend son amie dans leur café habituel. La patronne s’intéresse à Mori, sous l’œil agacé de son petit copain…

Au-delà des apparences, le cinéaste quête encore des bribes de vérité, des réponses à ce monde qui nous bouscule, dans un théâtre du paraître (le titre du film se rapporte au nom d’un café de Séoul, il ne faut rien y voir d’autre). Il le met en scène, merveilleusement, dans le huis-clos de la cour intérieure du gîte. Plusieurs saynètes s’y pressent, drôles ou tragiques, autour de personnages très attachants, dont la belle Yougsun ( Sori Moon ) , la patronne du café où Mori espère retrouver son amie. Ils parlent, soliloquent, philosophent, et toujours la vie  les rattrape, dans la comédie et le drame. Un regard sur la mélancolie .

Ce n’est pas le meilleur film de l’artiste coréen. Plus porté sur l’exercice de style et les apparences, il ne bouleverse pas les codes artistiques, narratifs ou sentimentaux de ses précédents essais. Mais il demeure dans le court format comme l’ébauche d’une œuvre plus aboutie. Une esquisse très singulière et pour ses inconditionnels, indispensable.

Hong sang soo est un cinéaste très doué. De film en film, il se répète, un peu à la manière de Woody Allen, mais jamais il ne lasse. Ici encore, il nous parle de l’absence, des êtres qui se cherchent et en découvrent d’autres, et du temps qui nous file entre les doigts, au bout d’un repas ou d’une bouteille bien honorée. Le film est plutôt court, inhabituel dans sa mise en forme; elle renvoie à  des situations dont on découvre la signification bien après. A peine si le dérangement préoccupe le spectateur en quête lui aussi d’un autre possible…

Review Overview

Le film

Hong sang soo est un cinéaste très doué. De film en film, il se répète, mais jamais il ne lasse. Un homme cherche une femme qui ne viendra peut-être pas, d’autres rencontres comblent le vide, l’ennui, l’absence. Autour de ces variations, l’artiste coréen quête lui-même l’envie d’un autre cinéma, l’aborde à sa façon simple et raisonnée, sans jamais se départir d’un souffle créateur innovant. Ce n’est pas son meilleur film. Plus porté sur l’exercice de style et les apparences, il ne bouleverse pas les codes artistiques, narratifs ou sentimentaux de ses précédents essais. Mais il demeure dans le court format comme une esquisse très singulière .Et pour ses inconditionnels, indispensable.

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