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« France » de Bruno Dumont . Critique DVD

Synopsis: France de Meurs est une journaliste vedette d'une télévision française privée. Sa célébrité, sa façon de concevoir ses reportages et ses émissions, ainsi qu'un enchaînement d'événements personnels vont entraîner une remise en cause totale de son parcours médiatique et bouleverser sa vie.

La fiche du film

Le film : "France"
De : Bruno Dumont
Avec : Léa Seydoux, Blanche Gardin
Sortie le : 25/08/2021
Distribution : ARP Sélection
Durée : 134 Minutes
Genre : Comédie dramatique, Drame, Comédie
Type : Long-métrage
Le film
Le bonus
  • DVD : 05 Janvier 2022

Agaçant ce film. Intéressant parfois. Tourné entre deux eaux dont on ne conserve que le vague clapotis de l’indécence. Ce monde surfait des médias où la présentatrice-vedette a des états d’âme et des crises de conscience.

Léa Seydoux comme en pamoison, léthargique et dépressive devant son psy, en représentation au cœur de tous les conflits de la planète. Deux postures indifférentes au scénario qui cherche vainement ce qu’il doit raconter.

Je ne crois pas trop à ce personnage en carton-pâte que le réalisateur déplace au gré de ses humeurs. Elles sont souvent réelles, mais dans le décor factice d’un studio, d’une station de skis, de ruines guerrières, France prend la pose, des airs, le paraître.

Elle en est consciente. Alors, quelques larmes plus loin, encore des larmes, elle quitte ce monde dont elle ne supporte pas le regard. « Mon amour propre est démesuré » reconnait-elle en quête d’un anonymat qui la démange comme une maladie honteuse.

Il lui faut de la lumière et cette starisation robotisée qui met à mal la fonction même de son activité. On la devine porteuse du message du réalisateur qui montre du doigt ses Journaux télévisés et Magazines chloroformisés. Le problème c’est qu’ils sont aussi ennuyeux que le film.

Figée dans son personnage Léa Seydoux s’en tire plutôt bien, sans convaincre du bien fondé de son interprétation. Blanche Gardin est caricaturale au possible, elle en fait des tonnes, mais les attachées de presse de stars sont peut-être comme ça…

Je n’en sais rien. Ce film qui montre beaucoup n’apprend rien.

Séquence intéressante qui montre comment un reportage peut-être mis en scène, donc bidonné .

 

LE SUPPLEMENT

  • Conférence de presse Festival de Cannes (40 mn) – Habituellement ce genre d’exercice dans les bonus ne dépasse pas la dizaine de minutes. Ici nous avons l’intégrale avec il est vrai des personnalités tellement différentes qu’il est intéressant de les entendre raconter leur aventure.

Blanche Gardin voulait absolument faire des essais, mais Bruno Dumont lui a fait comprendre que ce n’était pas nécessaire. Il travaille beaucoup à l’oreillette et elle a été surprise par cette démarche.

« Totalement nouvelle cette technique de l’oreillette » reprend Benjamin Biolay « une expérience sensorielle étonnante, accepter que quelqu’un joue à la poupée avec vous. En voyant le film je comprends … »

Bruno Dumont évoque la vision qu’il conserve du monde des médias « quelques personnes qui s’invitent entre elles, qui se reproduisent entre elles, hermétiques au monde (…) alors qu’ils devraient éveiller les gens, éliminer la violence. (…) Ils ne font pas le travail ».

D’ailleurs « est ce que vous me voyez à la télévision ? »

A l’origine du projet, l’envie de travailler avec Léa Seydoux, et réciproquement. « C’est elle qui a nourri le personnage … Avant de la rencontrer, je ne savais pas ce que je voulais faire… »

DVD : 05 Janvier 2022 Agaçant ce film. Intéressant parfois. Tourné entre deux eaux dont on ne conserve que le vague clapotis de l’indécence. Ce monde surfait des médias où la présentatrice-vedette a des états d’âme et des crises de conscience. Léa Seydoux comme en pamoison, léthargique et dépressive devant son psy, en représentation au cœur de tous les conflits de la planète. Deux postures indifférentes au scénario qui cherche vainement ce qu’il doit raconter. Je ne crois pas trop à ce personnage en carton-pâte que le réalisateur déplace au gré de ses humeurs. Elles sont souvent réelles, mais dans…
Le film
Le bonus

L’intention visible de mettre à mal le système médiatique de notre beau pays demeure effectivement une intention. Son porte-drapeau, héroïne de magazines télévisés aux reportages bidonnés, joue sur l’insuffisance de son personnage, et l’absence de Présentatrice-vedette, France a des états d’âme et des crises de consciences. Elle pleure beaucoup devant et derrière la caméra. Je ne crois pas trop à ce personnage en carton-pâte que le réalisateur déplace au gré de ses humeurs, indifférents au scénario qui cherche vainement ce qu’il doit raconter.  Et comment … Je ne sais pas si une équipe TV sur un théâtre de guerre se déplace avec un perchman ? Ca fait bizarre, voir emprunté. Une attachée de presse de star est-elle toujours aussi lourde et vulgaire que le rapporte Blanche Gardin dans son personnage de caricature. Elle le fait bien comme Léa Seydoux marque parfaitement les attentes de son réalisateur.  Après quoi sur le monde de la presse, on regarde ailleurs …

AVIS BONUS L'intégrale de la conférence de presse à Cannes. C'est bien

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