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« Damnation » de Béla Tarr. Critique Cinéma

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Le film
  • Reprise cinéma : 06 Avril 2022 . – 

Chez Béla Tarr, il y a toujours des chiens qui traînent, la pluie battante, des murs délabrés, des rues désertes . Rien de joyeux, guère d’optimisme, les gens qui s’y frottent sont tout aussi ténébreux.

Seul parfois, un air d’accordéon relève le tableau, quand l’air qu’il expire n’est pas trop nostalgique. Comme dans ce bistrot où Karrer (Miklos B. Szekely) traîne sa solitude, et ses crises existentielles.

Il vient là pour boire, et voir la chanteuse plus ou moins sa maîtresse (Vali Kerekes). Tout aussi perdue dans ce cloaque d’humanité, elle fixe les hommes, les attire, les repousse.

Karrer n’échappe pas à la sentence, mais son insistance pense-t-il réussira à la séduire pleinement, noyé dans son égocentrisme suffisant. Le mari (György Cserhalmi ) est à peine menaçant et pour un peu d’argent accepte de participer au trafic du bistrotier.

Trois jours absent, la voie est livre, Karrer revient à la charge.

Sur une trame aussi conventionnelle, Béla Tarr une fois encore s’écarte des codes traditionnels, voire classique du cinéma, pour en retourner ce qu’il considère comme le terreau de sa mise en scène.  Ses longs et lents travellings marquent le temps, puis le figent dans des plans séquences admirables, mais roboratifs à force de redite. On s’ennuie.

Ses personnages parlent peu, et quand il se lâchent, on le regrette. Le long discours amoureux de Karrer, métaphysique, nourrit son propre asservissement. Béla Tarr le jette plus bas que terre, minable et dévoyé pour retrouver la femme qu’il aime à la folie. 

Une passion sans véritable retour, un abandon. Ca ressemble au monde nous dit Béla Tarr…

Reprise cinéma : 06 Avril 2022 . -  Chez Béla Tarr, il y a toujours des chiens qui traînent, la pluie battante, des murs délabrés, des rues désertes . Rien de joyeux, guère d’optimisme, les gens qui s’y frottent sont tout aussi ténébreux. Seul parfois, un air d’accordéon relève le tableau, quand l’air qu’il expire n’est pas trop nostalgique. Comme dans ce bistrot où Karrer (Miklos B. Szekely) traîne sa solitude, et ses crises existentielles. Il vient là pour boire, et voir la chanteuse plus ou moins sa maîtresse (Vali Kerekes). Tout aussi perdue dans ce cloaque d’humanité, elle fixe…
Le film

Béla Tarr  peint le noir total, profond dans lequel s’enfonce un homme fou amoureux d’une femme qui le laisse venir et puis l’oublie. L’abandonne, le renie. Le monde n’est pas beau continue à dire le réalisateur dans ses longs et lents travellings, marqueurs du temps, puis qui le figent en plans séquences admirables, mais roboratifs à force de redite. Chez Béla Tarr  il y a aussi des chiens qui traînent, la pluie battante, des murs délabrés, des rues désertes . Rien de joyeux, guère d’optimisme, les gens qui s’y frottent sont tout aussi ténébreux.

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