Pour le western américain, ce film réalisé par un ancien assistant réalisateur ( de nombreuses collaborations avec Cukor ) sonne la fin d'un genre qui pourtant nous fait toujours rêver. Un trésor convoité par beaucoup de monde et une belle fille pour semer le trouble ...
| ![]() |
Au milieu de tous les westerns produits par le cinéma, je ne connaissais pas « Sans foi, ni loi » et j’avoue que c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les codes d’un genre un peu oublié désormais.
![Incident at Phantom Hill 2 300 dpi[1] Incident at Phantom Hill 2 300 dpi[1]](../wp-content/uploads/2009/08/Incident-at-Phantom-Hill-2-300-dpi1-248x300.jpg)
Ca commence, classique et panoramique dans les grands espaces, par une attaque de convoi (les sudistes contre les nordistes). Un trésor y est dérobé qu’il faut maintenant retrouver dans un territoire qui désormais appartient aux Indiens. Un ancien membre de l’attaque fait prisonnier guide tout ce petit monde. Voilà grosso modo la trame qui au fil du dénouement s’enrichit de quelques épisodes inattendus, avec honneur au genre, l’arrivée d’une belle demoiselle qui n’a pas trop froid aux yeux.
C’est Jocelyn Lane dans le rôle de Memphis qui risque de faire craquer notre brave capitaine Martin ( Robert Fuller) , également préoccupé par l’homme chargé de les mener vers le convoi. Autrement dit Dan Duryea dans le personnage de Barlow vraiment impayable, un peu iconoclaste dans le monde du western américain, qui il est vrai à l’époque de « Sans foi ni loi » (1966) a déjà perdu un peu de sa splendeur. « C’est un western de série B, c’est-à-dire sans grand moyen » relève dans la présentation, l’historien du cinéma Patrick Brion « mais c’est l’un des derniers du genre, et il est très agréable à voir ».
A la même période effectivement, le western a plutôt le goût des spaghettis. C’est peut-être pourquoi le personnage de Barlow, libéré des contraintes de ses grands prédécesseurs, a toute latitude pour se la jouer cynique vis-à-vis de ses geôliers( c’est la photo ) et distant vis-à-vis de lui-même. Il faut savoir que Dan Duryea a vraiment marqué le cinéma, notamment dans les années 40, acteur fétiche de Fritz Lang.
Cette fois c’est le Texas de la fin du XIXe siècle qui sert de décor à trois amis inséparables dont les liens vont se distendre à la suite d’une rixe avec une bande sans scrupule. Contraints de se séparer afin de sauver leurs vies, deux d’entre eux rejoignent, malgré eux, les Texas Rangers, tandis que le troisième décide de devenir hors la loi. Au nom de leur amitié, ils feront tout pour s’éviter, mais l’affrontement semble inévitable.







![Incident at Phantom Hill 1 300 dpi[1]](http://www.lheuredelasortie.com/wp-content/uploads/2009/08/Incident-at-Phantom-Hill-1-300-dpi1-1024x811.jpg)







18 août 2009
Critiques DVD, DVD d'hier, Les critiques, Western