Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé.
| De Julie Delpy
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| Le film : | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Le titre n’est pas très bon et le péché de gourmandise fatal à la tablée familiale. Rassasié, gavé, enivré, le spectateur l’est tout autant. Alors qu’au dessert le pousse-café parait inutile (on a plutôt bien mangé et les souvenirs ont de quoi tenir une bonne semaine) Julie Delpy, repasse les plats, histoire de bien faire comprendre que le beau frère ne s’est toujours par remis de sa guerre d’Algérie, et que, ce qui picotent les enfants ce n’est pas forcément de l’acné juvénile.
Trop, c’est trop ! Jusqu’à la séquence de la boum, j’avais souvent souri et rigolé à cette évocation judicieuse d’un passé où la nostalgie ne serait que le faire-valoir d’une époque. Foin du passéisme sépia et des regrets éternels, cette époque elle est là bien vivante au cœur de cette famille réunie pour l’anniversaire de la maman qui en Bernadette Lafont trouve une super-mamie.
A l’image de cette grand-mère débonnaire, la réalisatrice nous convie à partager les agapes, et les discussions de toute la fratrie qu’elle nous présente tour à tour avec un sens peu commun de la litote. Il y a chez Delpy un sens de l’observation qu’il faut à notre tour pouvoir capter pour en saisir toutes les nuances. A plusieurs reprises je me suis surpris à découvrir dans une même scène, quantité d’informations anodines ou secondaires, savoureuses et bienvenues.
Un petit éclat de lumière , un clin d’œil, et nous voici familiers des cousins de la capitale (Eric Elmosnino , qui joue comme à la maison ) , attentif à l’oncle défaillant qu’interprète si bien Albert Delpy, ou bien subjugué par les trouvailles des gamins , et leurs bêtises naturelles. Je ne citerai que Léo Michel-Freundlich , en petit Robert déluré, mais l’ensemble de la compagnie donne plaisir à voir et à entendre, tant les dialogues ont parfois des réparties aussi réalistes qu’inattendues.

Du vécu, coco
La journée s’annonçait donc belle, elle l’était, jusqu’au soir tombé, quand il aurait mieux fallu se quitter, en se promettant de se revoir très prochainement. Mais Delpy s’est accrochée à ses souvenirs, a ressassé quelques idées, plutôt noires, et tourné de plus en plus rond. Le tournis, le vertige, l’ennui ….
Quelques temps plus tard avec » 2 days in New York » la réalisatrice remettra les choses à leur place.
| En bref | |
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| En tirant trop sur la corde qu'elle avait jusque là joliment tissée, Julie Delpy en vient à tourner en rond , dans des images de plus en plus chargées. Dommage la première heure est un petit bonheur ... | |














8 octobre 2011
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