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« Conte d’hiver » de Eric Rohmer. Critique cinéma

Synopsis: Pour avoir confondu Levallois et Courbevoie, Félicie a perdu la trace de Charles, un amour de vacances de qui elle a eu une petite fille. Quatre ans ont passé. Elle hésite entre l'amour de Loïc un peu trop intellectuel à son goût, et celui de Maxence qui lui propose de le suivre pour Nevers. Elle accepte, mais n'est-ce pas perdre tout espoir de retrouver la trace de Charles qu'elle aime toujours ?

La fiche du film

Le film : "Conte d'hiver"
De : Eric Rohmer
Avec : Charlotte Véry, Herve Furic
Sortie le : 29/01/1992
Distribution : Les Films du Losange
Durée : 114 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Après le printemps, l’hiver. Au cinéma et plus particulièrement chez Rohmer, les saisons ne tiennent pas forcément compte de la chronologie du temps. Et ce  » Conte d’hiver », deuxième volet des  » Contes des quatre saisons  » s’ouvre  plus largement sur l’horizon sans fin des amours ambigus : si les sentiments rythment le cours de la vie, c’est plus une affaire de discours que de cour, que de cœur. Dans cette perspective aux lignes de fuite nombreuses, Félicie se projettera avec une délectation désabusée, à en devenir insupportable. A l’image du  film.
Félicie (Charlotte Very, admirable), vient de quitter Charles son amant d’un été. Sur le quai des adieux, elle lui confie son adresse, incomplète et surtout inexacte. Maladresse ?….. Cinq ans plus tard, à Paris, elle partage  ses journées entre Loïc, intello et catho et son patron de coiffeur qu’elle suivra très peu de temps à Nevers. Car Félicie conserve toujours au fond d’elle-même, et sur papier photo, le souvenir vivace de Charles dont elle a eu un enfant.
Ce mélodrame conventionnel, Eric Rohmer le filme… conventionnellement, ce qui est plutôt surprenant, à la fois grave et naïf. Le porte à faux constant est  volontairement entretenu tout au long d’un film faussement intello, qui se moque des intellos tout en leur confiant un bel espace d’interprétation.

conte d'hiver
Si le cinéaste s’attarde et tourne en rond pendant près de deux heures, c’est que pour lui rien n’est jamais acquis, et que la connaissance, dit-il c’est aussi ces petits trajets minables entre capitale et banlieue, la découverte d’une ville de province et des dialogues interminable, à fleuret moucheté. Entre Pascal et Platon, la philosophie de la réincarnation ne donne guère envie ici de renouer avec un passé plus qu’antérieur.
Dire que  » Conte d’hiver  » est un film agaçant revient inconsciemment à saluer la maîtrise d’un réalisateur qui coûte que coûte mènera son projet jusqu’à son terme. Avec une certaine cohérence, même si le happy end ne correspond pas forcément au schéma élaboré tout au long du récit, sur la vacuité des sentiments et la permanence des désillusions. Rien chez Rohmer n’est décidément simple, mais un peu plus de simplicité n’engagerait nullement sa réputation !

Après le printemps, l’hiver. Au cinéma et plus particulièrement chez Rohmer, les saisons ne tiennent pas forcément compte de la chronologie du temps. Et ce " Conte d’hiver", deuxième volet des " Contes des quatre saisons " s’ouvre  plus largement sur l’horizon sans fin des amours ambigus : si les sentiments rythment le cours de la vie, c’est plus une affaire de discours que de cour, que de cœur. Dans cette perspective aux lignes de fuite nombreuses, Félicie se projettera avec une délectation désabusée, à en devenir insupportable. A l’image du  film. Félicie (Charlotte Very, admirable), vient de quitter Charles…

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Le film

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