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- Michel » De Emmanuel Marre et Antoine Russbach . Avec Jean-Benoît Ugueux, Pierre Nisse. ( 21 mn ) . Michel est le jeune stagiaire de Dagosto, le responsable technique aigri d’une HLM.Il casse par accident la chaudière du bâtiment et n’ose l’avouer à son supérieur. Le coupable est donc un habitant, un jeune pourquoi pas !
Quelques heures dans une tour HLM où le petit patron fait son maître. Le stagiaire le suit, pas dupe de ses manœuvres, mais impuissant. Tout ce découvre à travers le regard de Michel, ce qui rend la situation encore plus pénible.
Un sujet inhabituel rageusement traité. Bel exercice.
- « Les Bons garçons » de Antoine Russbach ( 22’00 ). Avec Anaël Snoek, Renaud Rutten, Pierre Roosens, Arnaud Bronsart, Jean-Jacques Rausin, Caroline Donnelly, Pierre Nisse
Deux copains à la veille de créer leur start-up voient leur relation se détériorer . Antoine Russbach suit ce délitement comme l’expression d’un non-droit dans le monde professionnel, plus qu’une amitié en charpie. On n’imagine pas un instant la manière dont la situation peut évoluer au moment où le jury décide ou pas de financer leur projet.
C’est très bien mené dans un contexte social particulier comme semble les apprécier le réalisateur dont la direction d’acteurs permet à de jeunes comédiens de se révéler sans ostentation. Pierre Nisse en tête.
Entretiens
- Portrait d’un homme qui travaille , Frank ( 12 mn )
Le réalisateur : « Composer un personnage qui nous ressemble… »
« Le travail est tout , et aussi preuve d’amour , je travaille c’est pour vous pour pouvoir vous offrir ce dont vous aurez envie, ça le valorise , et la famille c’est aussi pour lui le symbole de la réussite » raconte en substance Olivier Gourmet
- L’entretien d’embauche d’Olivier Gourmet ( 5 mn ) . Une belle idée pour retracer la carrière du comédien et sa personnalité que de les mettre en parallèle avec l’entretien d’embauche que passe son personnage . Et l’acteur nous en raconte alors de biens belles .
- Le réalisateur ( 10 mn ). « Il faut prendre la mesure de la violence du monde » entame Antoine Russbach pour évoquer l’idée de son film.
« Il y a plusieurs manière de considérer l’aliénation au travail ,mais chez les cadres c’est assez subtil on leur fait croire qu’ils sont leur propre chef et ils doivent alors devancer les attentes de l’entreprise , c’est de l’auto-aliénation ».
« A quel moment le travail a-t-il commencé à coloniser nos vies ? » …


