Accueil » A la une » « Baisers volés » de François Truffaut. Les suppléments

« Baisers volés » de François Truffaut. Les suppléments

La critique est ici 

LES SUPPLEMENTS

  • Antoine et Colette (32 mn) . Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Patrick Auffay . Antoine tombe amoureux de Colette, mais elle le traite en copain… Dans la lignée des «  400 coups » Truffaut imagine pour la série «  L’amour à vingt ans » (*) ce qu’il advient de son jeune héros, remis en liberté après la maison de redressement. Antoine Doinel rencontre une jeune femme avec laquelle il entretient une relation toujours amicale. Ce qui le désespère d’autant que les parents de la jeune fille se sont beaucoup attachés à Antoine.

Cette chronique sentimentale au charme mélancolique peut apparaître comme l’ébauche de ce que deviendra «  Baisers volés ». En prime plusieurs chanteurs français sillonnent le chemin amoureux du jeune Antoine : Béart, Brassens, Gainsbourg. Une bande son bien agréable…

(*) Production internationale rassemblant Rossellini, Marcel Ophuls  Wajda…

  • Présentation par Serge Toubiana. Il évoque plusieurs scènes imprévisibles, car l’improvisation se faisait beaucoup sur ce film. Surtout qu’à l’époque, Truffaut était engagé dans la défense d’Henri Langlois, viré par Malraux de la cinémathèque. «  Il ne voyait pas toujours les rushs, il faisait confiance ».

. Le carrousel aux images – 1968- Le journaliste Sélim Sasson s’entretient d’abord avec François Truffaut sur les États généraux du Cinéma qu’il a suivis de très loin. Il finissait le tournage de « Baisers volés » « et il y avait trop de différences avec les acteurs de ce rendez-vous, un metteur en scène n’ayant pas les mêmes préoccupations qu’un technicien… ».

Il reconnait malgré tout des avancées intéressantes pour l’ensemble du secteur cinématographique.

On l’interroge ensuite sur « Baisers volés » « un film en référence à ma jeunesse. (… ). Il revient de loin, la première semaine de sa sortie, peu de gens se sont déplacés. Et puis il a démarré ». Ce qui encourage le cinéaste à ne pas abandonner Antoine Doinel. Il évoque très clairement la suite ….

Entre le réalisateur et son comédien, Claude Jade
  • Cinéastes de notre temps : dix ans, dix films (9 mn)-Réalisation : Jean-Pierre Chartier • Co-auteurs : Janine Bazin & André Labarthe – © 1970 INA

Le cinéaste évoque l’apprentissage professionnel et amoureux de son héros. A travers le langage du silence comme il dit en reprenant la scène entre Delphine Seyrig et Jean-Pierre Léaud, autour d’un café. « La tension est tellement forte, on ne sait pas ce qu’ils attendent » dit-il en rappelant une fois encore Hitchcock. « On a beaucoup de mal à créer une émotion, et encore plus pour la préserver ».

  • Cinéaste de notre temps : rushes (8 mn)-Réalisation : Jean-Pierre Chartier • Co-auteurs : Jean-Pierre Chartier, Janine Bazin & André Labarthe – © 1970 INA-François Truffaut parle de la création de « Baisers volés », de l’écriture et du choix des scènes.
Delphine Seyrig, cette fois
  • Journal télévisé FR3 Auvergne-Journaliste : Olivier Jacquemart – © 1975 INA-Interviewé sur le tournage de « L’Argent de poche » à Thiers, François Truffaut revient sur son film « Baisers volés ». « Depuis la Nouvelle vague on faisait des films un peu égoïstes, centrés sur le même personnage. J’ai voulu changer avec « Baisers Volés »
  • Spot de soutien à Henri-Langlois (1 mn)- On veut lui faire quitter sa cinémathèque. Jean-Luc Godard et François Truffaut s’adressent au public pour rejoindre le « Comité de défense de la cinémathèque française ». C’est rigide, exemplaire et désormais historique !
  • . Bande-Annonce originale

Voir aussi

« Un été chez grand-père » de Hou Hsiao-hsien . Critique dvd

Une petite fille et son grand frère, déracinés, regardent le monde comme ils ne l'avaient jamais imaginé. Un peu de poésie, beaucoup de mélancolie

Laisser un commentaire