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« Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait » d’Emmanuel Mouret. Critique cinéma

Synopsis: Sélection Officielle  Cannes 2020 . ---- Daphné, enceinte de trois mois, est en vacances avec son compagnon François. Il doit s’absenter pour son travail et elle accueille seule Maxime, son cousin qu’elle ne connaît pas. Pendant quatre jours, Daphné et Maxime font connaissance et se confient des récits de plus en plus intimes sur leurs histoires d'amour présentes et passées..

La fiche du film

Le film : "Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait"
De : Emmanuel Mouret
Avec : Camélia Jordana, Niels Schneider
Sortie le : 16/09/2020
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 122 Minutes
Genre : Drame, Romance
Type : Long-métrage
Le film

Emmanuel Mouret raconte toujours la même histoire. Même quand Il convoque Diderot . La confusion des sentiments pour des cœurs qui battent la chamade.

Celui de Daphné a connu bien des tourments avant de s’ouvrir à François qui pour l’occasion trompe sa femme. Avant de la quitter, mais la belle venait de lui annoncer qu’elle en aimait un autre.

Daphné et François attendent maintenant leur premier enfant et vivent quelques jours tranquilles en pleine campagne quand François est appelé sur un chantier à Paris. Le cousin Maxime doit débarquer, Daphné l’accueille sans problème.

Elle ne l’a jamais vu, et entame la conversation sur le mode des amours en goguette. Maxime hésite puis murmure quelques confidences.

On se confie beaucoup chez Mouret. Sur ses inclinaisons, ses remords, ses trahisons. Car on trompe aussi beaucoup. Mais la manière compte moins que l’intention.

Ce que dit et fait Sandra, passée maîtresse en la matière. C’est la petite sœur de Victoire , l’ancienne amie de Maxime. Qui l’aime toujours, mais apprend sur le tard qu’elle est mariée. Sandra à la rescousse, Maxime respire un peu.

Maxime entre les deux sœurs ( Julia Piaton et Jenna Thiam ), et son cœur balance toujours

C’est ce qu’il raconte à sa cousine dont le mari s’attarde dans la capitale. Daphné relate alors comment elle l’a connu.

Et Mouret d’observer avec bonhomie tout son petit monde attablé autour de l’amour et du désir, du désir et du plaisir , en ellipses sautillantes pour ne rien perdre de leurs aventures.

Ca parait léger, anodin, passager. C’est terriblement vrai, réfléchi, joliment peint dans le tourbillon des sentiments où chaque cœur bat à l’unisson d’un metteur en scène clairvoyant.

Maxime ( Niels Schneider ) se confie beaucoup à son meilleur copain Gaspard ( Guillaume Gouix ) qui n’en pense pas moins …

 

C’est assez théâtral quand Elles se racontent, et tout aussi théâtral quand Elles quittent le cadre, le plan, l’image. Mouret en fait un distinguo subtil dans l’agencement des scènes configurées pour s’emboîter à la manière de pièces gigognes.

On pourrait s’y perdre, on s’y retrouve avec superbe en compagnie d’une pléiade d’acteurs plein de vie et de bonheur : Camélia Jordana, Emilie Dequenne, Niels Schneider, Vincent Macaigne. Quatuor bien installé auprès de Julia Piaton et Jenna Thiam, les deux sœurs de l’histoire qui ne manquent pas de charme. Les sœurs et l’histoire !

Emmanuel Mouret raconte toujours la même histoire. Même quand Il convoque Diderot . La confusion des sentiments pour des cœurs qui battent la chamade. Celui de Daphné a connu bien des tourments avant de s’ouvrir à François qui pour l’occasion trompe sa femme. Avant de la quitter, mais la belle venait de lui annoncer qu’elle en aimait un autre. Daphné et François attendent maintenant leur premier enfant et vivent quelques jours tranquilles en pleine campagne quand François est appelé sur un chantier à Paris. Le cousin Maxime doit débarquer, Daphné l’accueille sans problème. https://www.youtube.com/watch?v=Cy8RYauITcc&ab_channel=BandesAnnoncesCin%C3%A9ma Elle ne l’a jamais vu, et entame…
Le film

Variations en sentiments majeurs de la part d’un réalisateur qui tient enfin son propos amoureux à hauteur de ses ambitions scénaristiques et cinématographiques. Mouret observe avec bonhomie et fantaisie tout son petit monde attablé autour de l’amour et du désir, du désir et du plaisir , en ellipses sautillantes pour ne rien perdre de leurs aventures sentimentales. C’est assez théâtral quand les femmes se racontent, et tout aussi théâtral quand Elles quittent le cadre, le plan, l’image. Mouret en fait un distinguo subtil dans l’agencement des scènes configurées pour s’emboiter à la manière de pièces gigognes. On pourrait s’y perdre, on s’y retrouve avec superbe en compagnie d’une pléiade d’acteurs plein de vie et de bonheur .

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Un commentaire

  1. Le très joli tourbillon de la vie. Un régal: acteurs/actrices, dialogues, décors, photo, musique.

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