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« Le Train sifflera trois fois » de Fred Zinnemann. Les suppléments

La critique est ici

LES SUPPLEMENTS

  • Présentation du film par Bertrand Tavernier – Le réalisateur de « L’horloger de Saint-Paul » parle de l’énorme succès que fut le film et le contre-coup venu des puristes qui évoquent « un sur-western. La vérité est entre les deux ». Il cite notamment le cas de Howard Hawks qui s’en prend sèchement à ce film et lui répond avec « Rio Bravo »,

Bertrand Tavernier explique bien ce qui motivait de telles réactions, voire de la haine, en reprenant aussi toutes les qualités du film. Un regard plutôt technique, mais hyper intéressant

« Ce film bat en brèche tous les idéaux des Etats-Unis… 

Grace Kelly et Fred Zinnemann

« Il y a la même lâcheté dans les studios de production sur l’avis à donner au film que sur le tournage. Ce qui ressort très bien dans la scène de l’église, où l’Amérique s’est divisée en disant ça ne nous ressemble pas, ou bien c’est tout à fait ça. »

« Pourtant le héros se retrouvant seul face à la collectivité pour affronter le mal, c’est Cooper se rendant seul au Capitole pour affronter McCarthy ce film n’est plus une fable, plus une parabole mais une reproduction de la réalité, dans la dramaturgie du film et du tournage, la symbiose est parfaite. 

  • Présentations par Patrick Brion (25 min) – « Un film pas bien vu à l’origine par les cinéphiles, lassés par sa renommée. On avait par ailleurs sous-estimé Fred Zinnemann, malgré une filmographie éloquente »
Les compères attendent le patron

Carl Foreman, le scénariste victime de la chasse aux sorcières alors que le tournage a commencé, part en Angleterre, le film peut s’arrêter. Gary Cooper est le seul à défendre le scénariste et veut poursuivre l’aventure …

Foreman souligne alors qu’il raconte dans ce film sa propre histoire vis-à-vis de la liste noire. Ce que l’on retrouve en détail dans l’excellent documentaire sur l’acteur. On le voit notamment répondre devant la commission

Henry Fonda devais jouer le rôle , John Wayne n’est pas intéressé. Tout le monde s’attribue le mérité de la réussite du film, jusqu’à l’idée de la chanson .

  • Documentaire « Irrésistible Gary Cooper » (53 min) –C’est un portrait tout en louange , et à juste titre du célèbre acteur américain, individualiste farouche, qui après cascades et seconds rôles, arrive en haut de l’affiche , sans jamais se cantonner à un seul univers. Des comédies aux westerns, il est tout aussi à l’aise, comme le remarque un historien du cinéma.

«  Il porte à l’image, sa propre honnêteté. Quand on voit son personnage, on y croit . On croit qu’il est bien réel . (…) C’est l’archétype hollywoodien du héros américain, on s’identifie à lui peu importe qu’il soit américain, acteurs de westerns »

Commentaires, anecdotes , largement relayés par des extraits de films, des vidéos d’actualité ( Selznick heureux de produire enfin Cooper), ce documentaire est un beau livre d’image sur une grande histoire du cinéma hollywoodien.

  • Dans les coulisses du film, raconté par Frank Langella . Réalisateur John Mulholland   (50 min) –Analyse le contexte, l’environnement social de l’époque et les référencements au style western

On revient sur le terme « High-Noon », ou, » vous devez vous débrouillez tout seul » . Une vision terriblement cynique de la condition humaine. Eisenhower, Clinton ( qui ouvre ce document ) et Bush citent «  Le train sifflera trois fois » comme leur film préféré . Un parallèle avec le monde politique sur lequel on ne peut vraiment pas compter

« Beaucoup d’amateurs du western ne l’aiment pas , c’est une opposition politique, la manière frontale avec laquelle il affronte le symbolisme social, dans une période du Maccarthysme très dure devenue référence au scénario (….) Une irritation de l’extrême droite face au sous-texte du film »

  • Making-of (22 min) – Un film austère, sans décor somptueux, en noir et blanc, sans action , et un héros qui avoue avoir peur, ce n’est pas le western que les américains attendent. On reprend alors l’histoire de ce film, qui  redit un peu tout ce que l’on a déjà vu et entendu.

Par contre on en apprend plus sur le choix des comédiens, dont Grace Kelly, quasiment inconnue à l’époque

Commentaires et anecdotes en prime ( la fumée noire du train indiquait un problème, mais le caméraman l’ignorait …) , et de nombreuses scènes coupées que l’on aperçoit ici .

 

  •  Remise des oscars (2 min)- Gary Cooper absent, c’est John Wayne qui reçoit la récompense et dit tout le bien qu’il pense de son ami
  • Thème musical du film (18 mn) – C’est la bande annonce sur fond d’images du film
La critique est ici LES SUPPLEMENTS Présentation du film par Bertrand Tavernier - Le réalisateur de "L'horloger de Saint-Paul" parle de l’énorme succès que fut le film et le contre-coup venu des puristes qui évoquent « un sur-western. La vérité est entre les deux ». Il cite notamment le cas de Howard Hawks qui s’en prend sèchement à ce film et lui répond avec « Rio Bravo », Bertrand Tavernier explique bien ce qui motivait de telles réactions, voire de la haine, en reprenant aussi toutes les qualités du film. Un regard plutôt technique, mais hyper intéressant « Ce film bat en brèche…
Le film
Les bonus

C’est un film mythique dans l’Histoire du cinéma, une légende du western qui soixante-dix ans plus tard, avec une superbe image, possède toujours une très belle résonnance. Un homme seul, abandonné par ses proches, pour affronter le mal. Peu de cavalcades et de poursuites effrénées, voire pas du tout, Fred Zinnemann filme l’attente de la confrontation à travers les regards silencieux des protagonistes, des profils atypiques dans un cadre minimum. La rue se vide au fur et à mesure que l’heure fatidique de l’arrivée du train se rapproche. Un bandit gracié dans un état voisin vient se venger. Gary Cooper, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges, Grace Kelly et Lee Van Cleef dans un tout petit rôle, on sait aujourd’hui ce que le cinéma de l’époque leur doit. Dans un final sans excès de violence, Fred Zinnemann les réunit avec maestria, dans une ultime confrontation, une scène totale, qui dit le panache, la bravoure, l’honnêteté, la fidélité. Toute l’histoire d’un homme. Mais soixante-dix ans plus tard qu’est devenu cet homme

AVIS BONUS D’un documentaire passionnant sur Gary Cooper, à l’avis de nombreux spécialistes, vidéos à l’appui , et la bande annonce en images, on n’en finit pas d’écouter ce train siffler . Grandiose .

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