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« Le mari de la coiffeuse » de Patrice Leconte. Critique dvd

Synopsis: Antoine a connu ses premiers émois amoureux dans le salon de coiffure de la plantureuse Madame Sheaffer. Il s’est fait une promesse : lorsqu’il sera grand, il épousera une coiffeuse. Il rencontre Mathilde, la coiffeuse de ses rêves. Le coup de foudre est réciproque.

La fiche du film

Le film : "Le mari de la coiffeuse"
De : Patrice Leconte
Avec : Jean Rochefort, Anna Galiena
Sortie le : 03/10/1990
Durée : 82 Minutes
Genre : Comédie dramatique, Romance
Type : Long-métrage
Le film
les bonus

Meilleur dvd Mai 2022 ( 3ème )

  • DVD : 04 Mai 2022 . – 

Un huis-clos … l’intimité paradoxale. Un salon de coiffure dans lequel les clients vont et viennent. Mais où Antoine le mari ne quitte pas son siège. Le nez dans les mots croisés, et les nouvelles du jour, et l’œil toujours admiratif pour son épouse qui cisaille les cheveux.

Il la dévore des yeux, la déshabille du regard… Sous la direction d’un metteur en scène attentif au moindre frisson, à la plus petite étincelle …

Mathilde l’observe un peu moins, figaro oblige, mais à chaque coup d’œil, tout l’amour qu’elle lui porte l’atteint avec la même douceur qui empreint son visage. A l’enfance, Antoine  avait fait le serment de retrouver le goût et la saveur de Madame Sheaffer (Anne-Marie Pisani) la plantureuse coiffeuse de son village.

Marié à une coiffeuse, chaque jour est un bonheur tranquille, sans heurt, ni brusquerie. Et quand le soir tombant, il lui prend de fermer plus tôt, c’est pour aimer encore plus cette femme, au cœur même de la boutique, sans souçi du qu’en-dira-t-on …

Ils n’ont pas d’amis, pas pu avoir d’enfants, mais cette solitude à deux leur va bien, elle est presque naturelle. Patrice Leconte la filme tout aussi paisiblement, sereinement. Et la clientèle, toujours la même, fidèle et indifférente au filtre d’amour , perturbe à peine leurs émois.

Un jour Antoine caresse Mathilde qui shampouine Monsieur Donecker, un vieux monsieur ( Albert Delpy ) . Elle lui fait la conversation comme si de rien n’était, dans l’extase d’un plaisir nouveau, insoupçonné.

L’image est diaphane, d’une douceur égale à la lumière qui baigne la pièce, constante de l’aube à la nuit. Anna Galiena est la représentation parfaite de ce temps suspendu , immobile, insouciant. Encore peu connue à l’époque en France, l’actrice italienne subjugue par tant de sagesse et de malice confondues.

Qu’Antoine ait été séduit par la femme, la comédienne, le rôle,  n’est pas surprenant. Que Jean Rochefort incarne à merveille le personnage, non plus !

LES SUPPLEMENTS

Meilleur dvd Mai 2022 ( 3ème ) DVD : 04 Mai 2022 . -  Un huis-clos ... l’intimité paradoxale. Un salon de coiffure dans lequel les clients vont et viennent. Mais où Antoine le mari ne quitte pas son siège. Le nez dans les mots croisés, et les nouvelles du jour, et l’œil toujours admiratif pour son épouse qui cisaille les cheveux. Il la dévore des yeux, la déshabille du regard… Sous la direction d’un metteur en scène attentif au moindre frisson, à la plus petite étincelle … Mathilde l’observe un peu moins, figaro oblige, mais à chaque coup d’œil,…
Le film
les bonus

Patrice Leconte qui aligne d’excellents films dans des registres bien différents ( de « Tandem » à «  Monsieur Hire » via le grandissime « Ridicule » ) réussit à nouveau un tour de passe-passe merveilleux avec ce film d’amour qui dépasse l’amour, tant il est sensuel, imprévisible, presque immobile. Le cinéaste filme tout simplement un phantasme de gamin devenu réalité : épouser une coiffeuse, comme celle qu’il a connu dans son enfance, plantureuse et à la saveur exotique. Antoine ne fait rien d’autre de ses journées que d’admirer la belle Mathilde tout aussi admirative de son époux qui anime son salon de danses orientales , réminiscence d’une enfance heureuse. Les sentiments parfument la pièce, leurs regards conjuguent un bonheur qui parait indéfectible. Anna Galiena est la représentation parfaite de ce temps suspendu , immobile, insouciant. Encore peu connue à l’époque en France, l’actrice italienne subjugue par tant de sagesse et de malice confondues. Qu’Antoine ait été séduit par la femme, la comédienne, le rôle,  n’est pas surprenant. Que Jean Rochefort incarne à merveille le personnage, non plus !

AVIS BONUS Les commentaires du réalisateur d'hier et d'aujourd'hui, ceux d'Anna Galiena , avec les extraits idoines ,et le boléro de Ravel revu par Jacques Villeret, que du bonheur !

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