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« De la Comédie Française » de  Martin Darondeau, Bertrand Usclat. Critique cinéma

  • 22 juillet 2026 en salle
  •  Comédie
  • Par Martin Darondeau (*)Bertrand Usclat
  • Avec Pauline ClémentLaurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands

L’histoire : Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout, car à la Comédie Française on n’annule jamais .

Festival de l’Alpe d’Huez 
Prix du Public – Prix Spécial du Jury – Coup de cœur de la Région Auvergne Rhône Alpes –
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Le film :

Pourquoi La Comédie Française ? Pourquoi en faire le théâtre de l’absurde et de la fantaisie, dans un décor approprié à l’esprit de Molière ? Si sur le final l’auteur du « Misanthrope » se présente de son vivant ( Benjamin Lavernhe), c’est pour ragaillardir la troupe de Nina, la metteuse en scène , au soir de sa grande première (Pauline Clément).

A 3 heures du lever de rideau, rien ne va, les problèmes s’accumulent, les difficultés s’enchaînent. On joue « Macbeth » , mais la lady est bloquée en Bretagne. Comment la remplacer ?

Et changer son diable d’époux qui apprend ce soir-là, qu’il est cocu. Macbeth déprime, et ne montera pas sur scène, mais dans une ambulance.

La  vénérable Nadine Guimard ( Danièle Lebrun ) pourrait l’accompagner. Certes, elle joue une sorcière, mais complètement défoncée . La vieille dame plane à cent milles et assume sans paniquer : «  dans les années 70 , on était au LSD » …

Réunion de crise : qui peut jouer au pied levé l’épouse de Macbeth ?

Nina  n’en croit pas ses yeux . Les pépins techniques dérèglent tout son travail, ajoutant à la confusion générale, un désordre indescriptible, peu vraisemblable dans une telle institution.

On visite à peine les coulisses, on assiste sans effusion aux répétitions sujettes à des palabres égocentriques. Pour cette comédie à la française, nullement franchouillarde, La Comédie Française a des allures de citadelle envahie par des ostrogoths. Plutôt drôles et sympathiques, avec des allures de chien de garde quand dans la pagaille constituée, la limite est dépassée.

Je fais allusion à la scène d’ouverture que tout le monde connait, elle constitue l’unique bande-annonce du film (photo).

Elle est géniale .Guillaume Galienne  en gardien de la maison-mère, tient un petit rôle, et un grand numéro d’acteur. Laurent Stocker dans l’élégance de sa parure royale maltraitée, est lui aussi superbe .

La majesté des lieux est respectée. Son esprit farceur légèrement compromis . Que la fête commence ….

(*) Martin Darondeau, est aussi le co-scénariste de « On ira » de Enya Baroux

22 juillet 2026 en salle  Comédie Par Martin Darondeau (*), Bertrand Usclat Avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands L'histoire : Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout, car à la Comédie Française on n’annule jamais . Festival de l'Alpe d'Huez  Prix du Public - Prix Spécial du Jury - Coup de cœur de la Région Auvergne Rhône Alpes - Prix des abonnés CANAL+ Si les étoiles…
Le Film

Il n’est pas vraiment question de s’immerger dans la veine créatrice contemporaine  de la maison de Molière, mais d’en saisir la fièvre qui peut s’en emparer aux soirs des grandes premières. Ici elle est à mon avis sans conséquence, l’objet du délit reposant sur une accumulation de maladresses et d’ennuis techniques , contrariant les quelques heures avant l’ouverture de rideau. Mais ce sont surtout les egos de ces  messieurs dames qui s’entrechoquent au cours des ultimes répétitions qui se passeront de l’actrice principale bloquée en Bretagne. Et probablement de son partenaire confusément marqué par une chute de tension … sentimentale. Rien ne va, les problèmes s’accumulent, les difficultés s’enchaînent dans cette comédie à la française, nullement franchouillarde. Elle est plaisante , mais sans conséquence sur l’esprit farceur de son maître et de ses valets d’aujourd’hui. Guillaume Galienne en gardien de la maison-mère, tient un petit rôle, et un grand numéro d’acteur. Laurent Stocker dans l’élégance de sa parure royale est lui aussi superbe .

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