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« La chair et le sang » de Paul Verhoeven. Critique Blu-ray

Toujours là où on ne l'attend pas, Verhoeven en coffret collector chez Carlotta

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La fiche du film

Le film :
De :
Avec :
Sortie le :
Distribution :
Durée :
Genre :
Type :
Le film
Les bonus
  • Dvd : ‎ 19 avril 2022
  • Acteurs ‏ : ‎ Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson, Jack Thompson, Fernando Hilbeck
  • Langue ‏ : ‎ Anglais, Français 
  • Sous-titres : ‏ : ‎ Français
  • Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films

Le Moyen-Age au cinéma de Verhoeven ne pouvait être qu’exemplaire. Excessif, bordélique, pantagruélique et sexuellement transmissible aux débordements des hardes de mercenaires et soldats qui deux heures durant s’affrontent pour un château volé, une promesse bafouée, une princesse kidnappée.

Elle s’appelle Agnès, promise à Stephen qui s’intéresse d’avantage à ses études et aux dessins de Léonard de Vinci. Mais quand Martin, le chef des brigands s’en empare, l’intello du moment revient sur ses sentiments. Trop tard, la belle fait maintenant les yeux doux au méchant et lui prête main forte dans ses forfaits. Duperie de sa part ? On nous le laisse entendre…

Alors Stephen est cette fois bien content de faire appel à son papa et à son armée pour reconquérir son cœur.

Je le raconte ainsi de manière assez légère car , si la volonté de remettre le Moyen-Age dans le sens des réalités de l’époque est patent, la perspective que nous en offre Verhoeven tient  simplement d’un bon film historique, spectaculairement mis en scène, au point parfois de friser le nanar.

C’est l’épilogue qui craint le plus, quand après moult tergiversations guerrières, Stephen et Martin s’affrontent dans un duel ultime  sans surprise. Stephen a pourtant conçu une belle machine de guerre comme Vinci les imagine.  Tout aussi malin, Martin son ennemi, s’emploie à la détruire de manière radicale.

Elle allait rejoindre son promis, le chef des mercenaires en décide autrement

Agnès assiste à tout ce spectacle, et attend le gagnant pour lui ouvrir son cœur. Jennifer Jason Leigh est encore toute jeunette à l’époque, mais déjà bien aguerrie pour affronter de mâles conquêtes. Dont Rutger Hauer, bien fringant dans sa pelure de méchant, se fait la malle à sa façon.

De cette manière Verhoeven laissait la porte ouverte à une terrible vengeance. Il n’en fut rien, pas de suite et c’est peut-être aussi bien comme ça.

LES SUPPLEMENTS

  • Rencontre avec Paul Verhoeven (22 mn) -2012- Il parle d’un film de la transition, à cheval entre sa période hollandaise et américaine. Il évoque son intérêt pour l’Histoire, les influences picturales de son œuvre, sa conception de la religion , le sexe ( «  c’est normal de s’y intéresser autant, il est dominant dans nos vies » ) et partage son expérience douloureuse du tournage, notamment liée à sa relation conflictuelle avec l’acteur Rutger Hauer.
Stephen (Tom Burlinson ) laisse tomber ses livres pour courir au secours de sa belle

Il en parle comme son alter-ego « j’ai toujours pensé qu’il pouvait m’incarner. Il était une version sublimée de moi ». Il avait accepté le film sous la pression de son agent, mais il ne voulait pas le faire.  Jouer un anti-héros allait lui nuire, pensait-il. « Et violer une femme même au cinéma, aux Etats-Unis ce n’est pas du tout bien vu. Et pourtant j’étais trop fier de l’avoir, je l’ai poussé à faire ce film. Aujourd’hui je me dis que j’aurais dû être plus raisonnable ».

  • . Entretien avec Gérard Soeteman(18 mn) -2013- Sur l’idée initiale de La Chair et le Sang, le scénariste parle des événements historiques à l’origine du script, de la violence et de son impact négatif sur la distribution du film . Il loue la performance audacieuse de l’actrice Jennifer Jason Leigh. « Elle avait moins de vingt ans et c’est remarquable ce qu’elle a pu faire, d’assez osé parfois ».

Il développe aussi tous les liens qui le lient à Paul Verhoeven et l’amitié qui s’est tissée au fil de leurs nombreuses collaborations.

Le chef maintenant contesté par ses sbires, à trop vouloir croire aux signes célestes…

« Nous avons subi énormément de pressions et de censures de la part des producteurs américains. La version européenne était plus libre ».

  • . Composer « La Chair et le sang » (13 mn)- Basil Poledouris (Conan le BarbareÀ la poursuite d’Octobre rouge)  raconte l’élaboration de la bande originale de ce long-métrage à l’univers médiéval au travers de ses méthodes de travail .Il souligne la chance d’avoir travaillé avec Verhoeven «  qui comprend aussi bien l’importance de la musique de film. ».

« J’ai vu le film seul, sans la bande-son, pour ne pas m’influence me dit-on et j’ai compris que j’allais travailler avec quelqu’un de bien. (… ) C’est sur « Conan » qu’il a décidé de me faire appel, les harmonies lui faisaient penser à ce qu’il recherchait autour de la musique médiévale ».

 

Dvd : ‎ 19 avril 2022 Acteurs ‏ : ‎ Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson, Jack Thompson, Fernando Hilbeck Langue ‏ : ‎ Anglais, Français  Sous-titres : ‏ : ‎ Français Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films Le Moyen-Age au cinéma de Verhoeven ne pouvait être qu’exemplaire. Excessif, bordélique, pantagruélique et sexuellement transmissible aux débordements des hardes de mercenaires et soldats qui deux heures durant s’affrontent pour un château volé, une promesse bafouée, une princesse kidnappée. Elle s’appelle Agnès, promise à Stephen qui s’intéresse d’avantage à ses études et aux dessins de Léonard de Vinci. Mais quand Martin, le chef des brigands…
Le film
Les bonus

Il n’y a rien de magnifié dans ce film hautement historique et barbare de la même façon. Excessif, bordélique, sexuel, le Moyen-Age selon Verhoeven ressemblait donc à ce tableau édifiant de soldats qui s’écharpent, de mercenaires qui pillent, violent et se goinfre de manière pantagruélique. L’histoire est celle d’une vengeance suite à une trahison du seigneur qui ne paie sa dette aux mercenaires engagés pour reprendre le château. Si la volonté de remettre le Moyen-Age dans le sens des réalités de l’époque est patent, la perspective que nous en offre Verhoeven tient  simplement d’un bon film historique, spectaculairement mis en scène, au point parfois de friser le nanar. Le final notamment où la belle princesse kidnappée par les méchants attend sans impatience l’issue du combat entre ses deux prétendants. Jennifer Jason Leigh est encore toute jeunette à l’époque, mais déjà bien aguerrie pour affronter de mâles conquêtes. Dont Rutger Hauer, bien fringant dans sa pelure de méchant, se fait la malle à sa façon. On s’en contentera

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