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« The social network » de David Fincher. Critique cinéma

Synopsis: L'épopée du site Facebook, de sa création sur le campus de Harvard en 2004 à l'incontournable réseau communautaire et social qu'il est devenu aujourd'hui. Amours, amitiés, trahisons, Fincher en fait un thriller psychologique .

La fiche du film

Le film : "The Social Network"
De : David Fincher
Avec : Jesse Eisenberg, Justin Timberlake
Sortie le : 13/10/2010
Durée : 120 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

On aime ou pas, le résultat est là, Facebook est un phénomène interplanétaire. Le film relatant l’aventure peu banale de ce réseau social est déjà un événement. Je salue la jolie performance scénaristique d’Aaron Sorkin créateur de la série « A la Maison Blanche », et une mise en scène pertinente. Mais je demeure sur ma réserve.

La construction du film nous permet de suivre en parallèle, avec un montage très serré,  la création de Facebook et le procès intenté par des étudiants, s’estimant à l’origine du procédé. Hollywood livre ainsi cette histoire à la façon d’un thriller psychologique, plein de trahisons, d’élitisme et de cupidité. Mené à la façon David Fincher, c’est déjà un bon film. Doublé d’une bonne histoire sur le pouvoir, le monde économique et ses ramifications pas toujours très catholiques.

On  l’a vu ou lu  des centaines de fois ce récit mais ici, le net remplace Wallstreet et les boursicoteurs sont de jeunes et brillants étudiants.

Les scènes du procès sont particulièrement réussies et Jesse Eisenberg, le héros, plutôt lisse , est enfin à son avantage

«  The sociat network » est un portrait à charge de l’un de ces pensionnaires de la prestigieuse université Harvard.Vexé d’avoir été plaqué par sa copine, Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg )  lui assène quelques méchantes allusions sur le net, avant d’imaginer un trombinoscope en ligne, où il faut parier sur la plus canon des filles. Succès immédiat.

Mark monte alors  sa petite entreprise avec son meilleur copain, qui côté « money », ne semble pas avoir de problèmes. Le créateur, le financier (joué par Andrew Garfield , le plus crédible de tous, selon moi)  et tout roule dans le meilleur des mondes, au point que quelques chacals vont très vite flairer le bon coup. Et  la vieille amitié  va en prendre un sale coup.

L’affaire nous interpelle, le suspense prend de l’épaisseur surtout que les frères  Winklevoss, eux ne lâchent pas le morceau : on leur a volé l’idée du réseau social. Le petit génie  leur a fait croire qu’il travaillait pour eux alors qu’il œuvrait à son propre site : il les a menés en bateau.

Les filles sont jolies, mais le copain financier commence à sentir le brûlé
Les filles sont jolies, mais le copain financier commence à sentir le brûlé

David Fincher a su profiter des ressorts d’une telle manipulation pour mener sa barque sans trop d’inquiétudes.

Dans une histoire qui ne pourrait être que linéaire, il  met du rythme, en multipliant les points de vue et les périodes, sans flash-back inutiles. Avec tous les ingrédients de base qui font une bonne histoire : l’amour et la trahison, le pouvoir et ses avatars.

Les acteurs qui ne sont pas en reste,se fondent dans le lot commun de cette institution , dite «  sociale » au point qu’entre la réalité et la fiction , on ne sait plus trop quoi penser . Je ne citerais que le cas du «  héros », peut-être malgré lui. Il est certain qu’il n’est pas très net, mais le portrait de Fincher en fait un petit génie complètement bloqué dans sa bulle. Son attitude lors du procès est à ce titre exemplaire ; je l’ai trouvé très pertinent face à ses détracteurs. Ce qui fera dire à l’un des avocats qu’il «  n’est pas un sale con, mais qu’il se donne beaucoup de mal pour le faire croire ».

Justin Timberlake, dans le rôle du chacal
Justin Timberlake, dans le rôle du chacal

Les frères Winklevoss  ont obtenu en justice 20 millions de dollars de réparation et 45 millions de dollars en actions.

« Dans toute cette histoire, ce qui est plus important, c’est la construction d’un service utile et innovant que les gens aiment utiliser pour se connecter » a répondu Mark Zuckerberg, aujourd’hui le plus jeune milliardaire au monde.

On aime ou pas, le résultat est là, Facebook est un phénomène interplanétaire. Le film relatant l’aventure peu banale de ce réseau social est déjà un événement. Je salue la jolie performance scénaristique d'Aaron Sorkin créateur de la série « A la Maison Blanche », et une mise en scène pertinente. Mais je demeure sur ma réserve. La construction du film nous permet de suivre en parallèle, avec un montage très serré,  la création de Facebook et le procès intenté par des étudiants, s’estimant à l’origine du procédé. Hollywood livre ainsi cette histoire à la façon d’un thriller psychologique, plein…

Review Overview

Le film

Sans Fincher ou un autre réalisateur de talent, je ne crois pas que l'on aurait eu un grand film. Car l'histoire a été répétée mille fois et là c'est la mise en forme ( le parallèle entre la création et le procès ) qui fait tout l'intérêt. Le fait que Facebook , phénomène mondial soit au centre du récit, quadruple l'intérêt d'un certain public . De là à crier au chef- d'œuvre , non .

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5 Commentaires

  1. D’accord sur la première partie. L’histoire n’avait de passionnant que son coté contemporain. La mise en scène, le scénario et le montage expliquent la qualité de ce grand film. Je rajouterai beaucoup d’élément pour expliquer que ce film est réussi. Les acteurs sont presque tous des inconnus et sont impressionnants : certes ils sont aidés par des dialogues très justes (autre qualité). La description des milieux étudiants (favorisé) et du milieu « geek » et aussi très juste et originale.
    Le fait que Facebook soit au centre du récit multiplie l’intérêt que par le fait que ça soit contemporain. Car ce film est comparable à d’autres mais pas à un thriller psychologique. Je le comparerai d’avantage à un film de gangster où l’on suit la montée du héros. Sauf qu’ici chicago et Las/vegas sont remplacé par Harvard et la Silicon Valley, et les règlements de comptes (facebook 😀 ) par des avocats. Mais ce héros n’est pas décrit d’une manière manichéenne comme les « parrains », ce qui en fait l’une des qualités principales de ce film. Et enfin, le fait que ça soit facebook, permet de faire une fin magnifique sur notre époque.
    Donc pour résumer, c’est un film où pendant 2 heures on suit la personnalité d’une personne à la fois captivante et détestable dans un montage et une mise en scène parfaite (sobre : très très loin des chichis de la 3D). De la à dire que c’est un chef d’oeuvre : je ne sais pas. De là à mettre que 3 étoiles, non.

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