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« Buffet Froid » de Bertrand Blier. Critique cinéma

Synopsis: Tout commence quand Alphonse Tram, chômeur, rencontre un inconnu dans les couloirs déserts du R.E.R. Il le retrouve quelques temps plus tard assassiné avec son propre couteau. Dans la tour immense qu'il habite, il fait alors successivement connaissance d'un commissaire de police et de l'assassin de sa femme et se retrouve entraîné dans une série de meurtres plus surréalistes les uns que les autres.

La fiche du film

Le film : "Buffet froid"
De : Bertrand Blier
Avec : Gérard Depardieu, Bernard Blier
Sortie le : 19/12/1979
Distribution : UGC Ph
Durée : 95 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

Bertrand Blier, partout ! Derrière la caméra, à l’écriture et sur le plateau via son papa qui jette un œil à tout ce petit monde inventé par le fiston, qui fait merveille.

Cynique, désabusé, décalé, BB nous sort le grand numéro du surréaliste qui s’ignore.

Un homme sympathise avec un individu qu’il retrouve un peu plus tard occis par son propre couteau. Ce qui ne l’empêche pas de s’acoquiner avec le commissaire de police, récemment emménagé sur son palier, quand une suite de meurtres tout aussi incompréhensibles, occupe ses nuitées.

Mots d’auteur en rafales, situations absurdes relayées par des dialogues mitonnés aux petits oignons, je ne me lasse pas de ce trio azimuté comme il faut .

Un criminel égaré, Gérard Depardieu , un flic presque flic Bernard Blier et Jean Carmet , la trouille incarnée, dézingueur de femmes à la petite semaine.

Il dit «  j’ai peur de mon ombre » .  «  T’as qu’à éviter les réverbères » répond Alphonse.

La mise en scène théâtrale garde ses distances comme pour ne pas trop se mêler à l’absurdité de ce monde en déconfiture. C’est filmé souvent de très loin avant que la caméra ne fonde sur le sujet, ne s’abatte sur sa proie. Tous ces gens qui vont et viennent chez Blier, des paumés insupportables,des gens inconséquents.

Beaucoup se réfèrent à leurs nuits d’angoisses. Ce film n’est-il qu’une suite de cauchemars , hystérie tranquille au cœur de la solitude ?

Blier en fait des sketches , des saynètes, sur la mort qui ne vient pas , qui se refuse, qui hoquette comme un hasard de la vie . Le tout dans l’esthétique épurée de travellings indéfinissables, infinis dans le béton et le verre de son décor parisien transmué en cité monstrueuse. Contraire de la marseillaise, « La Radieuse » ?  Blier tout craché !

Bertrand Blier, partout ! Derrière la caméra, à l’écriture et sur le plateau via son papa qui jette un œil à tout ce petit monde inventé par le fiston, qui fait merveille. Cynique, désabusé, décalé, BB nous sort le grand numéro du surréaliste qui s’ignore. Un homme sympathise avec un individu qu’il retrouve un peu plus tard occis par son propre couteau. Ce qui ne l’empêche pas de s'acoquiner avec le commissaire de police, récemment emménagé sur son palier, quand une suite de meurtres tout aussi incompréhensibles, occupe ses nuitées. Mots d’auteur en rafales, situations absurdes relayées par des dialogues mitonnés…
Le film

Blier (père) ,Depardieu et Carmet, l’un des trios du cinéma français parmi les plus iconoclastes de notre cinéma, réussit un tour de passe-passe surréaliste et merveilleux sous la conduite de Blier ( fils ) imperturbable dans sa panoplie de cinéaste qui n’y croit pas. Cynique, désabusé, décalé, BB s’amuse comme un grand gamin à décortiquer le monde dans le plus noir de son inspiration pour en faire un film policier que l’on ne reverra pas de sitôt. En compagnie du meurtrier de sa femme, un homme fait la connaissance du commissaire de police qui vient d’emménager sur son palier. Après quoi les meurtres se succèdent, des meurtres pas ordinaires… La mise en scène théâtrale tient à cette réalisation qui garde ses distances comme pour ne pas trop se mêler à l’absurdité de ce monde en déconfiture. C’est génial …

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