samedi , 12 septembre 2026

« Le Bleu des villes » de Stéphane Brizé. Critique cinéma

Synopsis: Solange et son ami Patrick mènent une vie tranquille en province. L'amie d'enfance de Solange, Mylène, devenue présentatrice météo, est de passage pour dédicacer sa biographie. Elle lui consacre une soirée. Un diner, un verre en boite, quelques confidences. Mylène repartie, Solange réalise qu'elle est passée à côté de ses rêves. Elle s'imaginait chanteuse, elle est contractuelle. Son costume de scène c'est un uniforme, son public des automobilistes qui l'insultent. Changer de vie, est-ce encore possible?

La fiche du film

Le film"Le Bleu des villes"
RéalisationStéphane Brizé
AvecFlorence Vignon, Antoine Chappey
Titre originalLe Bleu des villes
Sortie le08/12/1999
Durée105 Minutes
GenreComédie dramatique
Année1998
NationalitéFrance
DistributionARP Sélection
TypeLong-métrage
Affiche :
Note du blog 3,0/5
Note du public 3,31/5 · 32 votes
Synopsis

Solange et son ami Patrick menent une vie tranquille en province. L'amie d'enfance de Solange, Mylene, devenue presentatrice meteo, est de passage pour dedicacer sa biographie. Elle lui consacre une soiree. Un diner, un verre en boite, quelques confidences. Mylene repartie, Solange realise qu'elle est...

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 Des bleus à l’âme et sur l’écran

Cette fois les tourangeaux sont satisfaits. Réalisé à Tours  « Le Bleu des Villes »  de Stéphane Brizé ne cache rien de la cité et de ses artères. Le boulevard Heurteloup y est nommément cité, les bus se dirigent vers « Jean Jaurès » et l’Hôtel de l’Univers n’est pas une lubie. Nous voilà rassurés !

A l’occasion de la sortie de « La vie rêvée des anges » quelques esprits grincheux sont surpris de ne pouvoir identifier tel ou tel bâtiment. Depuis, les cinéastes « tourangeaux » ont fait un effort. D’accord, le Grand Théâtre transformé en Palais de Justice ça fait gomme, mais le cinéma n’est-t-il pas là pour réinventer la vie ?

Et  plusieurs scènes ont été tournées sans prévenir les passants.

Point trop de surprise malgré tout, si ce n’est l’héroïne de ce premier film : une pervenche, époque 80, disparue depuis belle lurette de nos contrées. « Mais l’image de la dame qui met des PV est bien ancrée dans le génome humain ».

La dame en question, Solange, rêve d’être chanteuse. En attendant elle en prend plein la gueule et fait la gueule à son copain. Une copine, présentatrice vedette du bulletin météo lui procure le déclic… Entre les deux, frustrations et dépressions mènent le spectateur dans les dédales d’un quotidien traversé par des gens touchants.

Le mari de Solange, mufle mais sympathique (Antoine Chappey) ; l’amie d’autrefois, maladroite mais gentille (Mathilde Seigner) ; et puis la grand-mère de Solange, plus vraie qu’une vraie grand-mère…

Florence Vignon et Antoine Chappey

Le rôle est interprété par une tourangelle non-professionnelle Alice Isner, pensionnaire d’une maison de retraite à La Riche. « On avait fait un peu le tour de toutes les institutions de ce genre et dès que je me suis entretenu avec Alice j’ai pensé qu’elle pourrait être le rôle. Elle exprime immédiatement la bonté, ce qui se voit je pense à l’écran. »

Autour de ces tranches de vies monotones, « Le bleu des villes » colporte des rêves avortés, et tous ces petits détails qui vous grippent une machine. Un blues sur grand écran, quelques couplets joliment ciselés, mais quelques couplets seulement. Une fois la mélodie bien apprise, le refrain patine, et s’empêtre vers un final cousu de fil blanc.

Le film

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