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« RBG » de Betsy West et Julie Cohen (II). Critique dvd

  • Sortie du DVD le 19 février .  –

Il a fallu un film, « Une femme d’exception » de Mimi Leder et ce documentaire pour que certains français découvrent qui était et est encore Ruth Bader Ginsburg. Avocate à une époque où la femme n’avait pas droit de plaider, elle n’a eu de cesse de combattre plus d’une inégalité, notamment sur la cause féminine.

Les juges de la Cour Suprême de l’époque sont estomaqués de l’entendre prononcer un discours que l’un d’entre eux qualifiera de « puissant » à l’intention de la discrimination basée sur le genre. «  Il fallait que j’explique ça à des hommes, uniquement » .

C’est peut-être l’étape marquante d’une ascension qui la verra gagner des affaires dont on souligne ici l’inédit pour le moment dans une perspective de durée qui frise l’universel.

Pour son histoire personnelle, c’est son discours d’investiture devant la Cour Suprême des Etats-Unis qui nous guide à travers l’Histoire des Etats-Unis que l’on revisite de la même manière. Quand du haut de ses 85 ans, Ruth Bader Ginsburg reprend le cours de sa vie, des évènements politiques aux soubresauts sociaux, on mesure avec elle l’exécution d’une œuvre qui restera toujours à parachever.

Pour un peu, elle passerait inaperçue !

C’est l’icône sur son socle que l’on ne peut que respecter, même si l’image que renvoie ce documentaire affecte une réalité plus forte, une vérité qui se lit plus dans les textes que dans le quotidien de cette dame charmante avec sa famille, avec les collégiennes qu’elle rencontre en conférence, ou lors des soirées musicales.

Ruth Bader Ginsburg adore l’opéra, mais le fait de le savoir indique une inclinaison bien personnelle, sans réelle portée informative sur le personnage. La dame se raconte, mais Betsy West et Julie Cohen (II) ne parviennent pas à en expliquer le phénomène.

Le fait d’avoir un mug à son effigie ne doit pas suffire à son bonheur d’être celle qui fait toujours « revivre les rêves d’égalité citoyenne ». Une combattante, une résistante !

LES SUPPLEMENTS

  • Betsy West à Deauville. « Quand elle fait une conférence, la queue d’attente fait toujours le tour du pâté de maisons et tout le monde ne rentre pas « mais je veux seulement l’apercevoir » peut-on entendre. Elle touche des gens de différentes générations … »

La co-réalisatrice synthétise ici son film, raconte à nouveau qui est cette dame incroyable, mais à aucun moment elle n’explique la conception du projet, sa formulation, sa réalisation, à part le fait que la grande majorité de l’équipe du film était féminine.

Un conseil que suit la comédienne qui découvre  « une femme qui met de la lumière là où il y avait de l’ombre , elle est solaire . (…) Moi aussi je dis dès fois ce n’est pas juste , mais elle, elle s’est donné les moyens de changer les choses ».

Sortie du DVD le 19 février .  - Il a fallu un film, "Une femme d'exception" de Mimi Leder et ce documentaire pour que certains français découvrent qui était et est encore Ruth Bader Ginsburg. Avocate à une époque où la femme n’avait pas droit de plaider, elle n’a eu de cesse de combattre plus d’une inégalité, notamment sur la cause féminine. Les juges de la Cour Suprême de l’époque sont estomaqués de l’entendre prononcer un discours que l’un d’entre eux qualifiera de « puissant » à l’intention de la discrimination basée sur le genre. «  Il fallait que j’explique ça à…
Le film
Les bonus

Il ne faut pas confondre qui est RBG, ce qu’elle représente et l’image qu’on en reçoit à travers ce documentaire à mon avis hors sujet. Ruth Bader Ginsburg s'est battue sa vie entière et se bat encore aujourd’hui, pour le droit, celui des femmes en particulier, mais aussi pour toutes les causes qui à ses yeux étaient justes. Il y en avait beaucoup comme nous le rappellent les réalisatrices qui d’un récit assez linéaire aspirent la profondeur de leur sujet pour en contourner les points forts et les détails. Quitte à édulcorer le pourquoi et la raison de ce que l’on peut considérer comme un phénomène. Ruth Bader Ginsburg adore l’opéra, mais le fait de le savoir et de le montrer indique une inclinaison bien personnelle, sans réelle portée informative sur le personnage. La dame se raconte, mais Betsy West et Julie Cohen (II) ne parviennent pas à l’expliquer.

AVIS BONUS Une rencontre avec l’une des co-réalisatrices qui reprend un peu les grandes lignes de son documentaire, tandis que Zabou Breitman, la voix française nous dit comment elle a reçu le sujet

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