LES SUPPLEMENTS
Il y en a beaucoup et ils sont pertinents. Avec bien souvent une introduction pour chaque chapitre par Alfred en personne. C’est subtil , c’est drôle.
- Making of : Le maître le présente en assurant qu’il existe d’excellentes nouvelles puisque « le meurtre n’est pas mort, et le film qui suit vous le confirmera ». Et de préciser qu’il ne parle pas « des meurtres que l’on peut lire dans les journaux, mais des exquis qui frôlent l’étrange. Qui vous font trembler pour le plaisir ».
Ce making of raconte toute l’histoire du film, de sa genèse et de l’adaptation d’un roman, qui lui-même s’inspire de faits réels. Il faut savoir que dans le bouquin,de Robert Bloch, le tenancier du motel est petit, chauve et grassouillet. Rien à voir donc avec l’excellente composition de Anthony Perkins des plus beaux rôles du cinéma.
On y apprend aussi toute l’influence de Mme Hitchcock qui du script au casting, avait semble-t-il son mot à dire. Janet Leigh la dame qui rafle les 400.000 dollars, raconte que Hitchock voulait faire du noir et blanc, car avec « la couleur ça aurait été trop sanglant. » Il voulait aussi faire un film « le plus simple possible, le moins coûteux. Mais de toute façon, je ne pouvais pas refuser de tourner avec un tel personnage, dont l’approche si inhabituelle au cinéma me fascinait. Il n’avait qu’une exigence : une caméra centrale, autrement dit quand elle bougeait, il fallait suivre son mouvement. Certains comédiens ont eu du mal avec cette technique, ils se sentaient à l’étroit. Moi, j’ai pris ça comme un défi ».

- Les influences : Enorme séquence dans les bonus, et d’une évidence première. « Quiconque tente de faire un policier a une grande dette envers Hitchcock » dit l’un. « Parler de l’influence d’Hitchock c’est parler de l’histoire du cinéma » répond l’autre. Avec au milieu Martin Scorsese qui confirme, notamment en prenant l’exemple de « Les nerfs à vif » (1991) qu’il dissèque par rapport à la technique du maître. Joe Carnahan le réalisateur de « Smokin’aces » avoue qu’en voyant « Psychose », « c’était la première fois que j’étais conscient que je me faisais manipuler ». Et William Friedkin alors (« L’Exorciste») : « c’est le film qui m’a fait sentir à quel point un film peut-être un moyen extrêmement puissant, et ça m’a terrifié ».
- Hitchock-Truffaut .Une interview audio entre les deux amis. Un classique du genre que l’on réécoute ici avec les images du film.
- La sortie du film. Encore un grand moment où l’on découvre un artiste qui sait faire sa promo. « Ayant vécu avec “ Psychose ” avant même que l’idée ne germe dans ma caméra, j’exerce maintenant mes droits parentaux pour vous parler de ce film particulièrement extraordinaire ». Voilà à quoi avaient droit les téléspectateurs avec des images de files d’attente devant les cinémas,soigneusement orchestrée par la Paramount.
Il était aussi précisé d’arriver à l’heure, sous peine de se voir refuser l’entrée
- Hitchcock présente : Un court-métrage « Le commissaire passe à table », savoureux et bien ficelé sur l’histoire d’un meurtre commis par une épouse tout à fait bien sous tout rapport.

Et encore : des documentaires, des interviews audio, des reportages sur les coulisses et sur le procédé de re-masterisation du film,des témoignages qui expliquent l’influence d’Alfred Hitchcock et pourquoi ses films effraient toujours autant le public, des photos du tournage, un reportage sur l’influence de la musique dans la célèbre scène de la douche, le storyboard original….
