- 15 avril 2026 en salle
- 2h 04min
- Drame
- Par Jaime Rosales, Fanny Burdino
- Avec Aminthe Audiard, Mélanie Thierry, Samuel Kircher VOIR UNE EVENTUELLE VIDEO
L’histoire : Fragilisée par le récent décès de sa mère, la jeune Gwen trouve du réconfort auprès de sa bande d’amis et de son amoureux, Thomas. Mais l’arrivée de Jean-Luc, étudiant au charme magnétique, la plonge dans une confusion des sentiments. Qui choisir? Un jour, comme pour éclairer son choix, Gwen tombe au cinéma sur un film qui semble inexplicablement lui dévoiler sa propre vie…
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article
Comment une si jolie petite ville, bretonne, traversée par le Dosen et bercée par les souvenirs d’une activité portuaire importante, comment a-t-elle pu se jeter dans les bras d’un tel film, imprévisible, aux recours expérimentaux lassants.
Un film d’apprentissage dans le jeu des plus jeunes acteurs , maladroitement conduits par un réalisateur, volontairement déstabilisateur. Sur une histoire à l’eau de rose, mélangée à de la poudre de philosophie , Jaime Rosales nous embarque dans un romanesque adolescent pathétique, mais sympathique.

Jusqu’au jour où Gwen amoureuse à tout jamais de Thomas (Alexis Keruzoré), sombre dans le désespoir le plus secret lors de l’arrivée d’un nouveau garçon . Jean-Luc a effectivement tout pour plaire , et notamment la beauté sauvage que dégage son visage cerné de boucles dorées.
Samuel Kircher tient le rôle face à Aminthe Audiard totalement investie elle aussi dans cette quête d’un cinéma à double, voire triple face.
On commence sur du 16/9, noir et blanc, enterrement, et puis couleur, limité au format 4/3 qui parait raconter l’histoire que l’on imagine en train d’être filmée.
Cette nouvelle approche du film dans le film tient ses limites dans la mesure où la succession des mêmes univers, des mêmes scènes, dans des cadres différents , déstabilise et enlise l’attention, voire la compréhension.
Il y a bien sûr Morlaix et son viaduc mortifère, au centre du drame possible, et théâtre d’un duel amoureux ( lundi 10 h 30, au pied d’une travée ) . L’affrontement verbal est réglé par l’intéressée elle-même. Qui aime-t-elle et dit-elle ce qu’elle pense ?
Vingt ans plus tard, Gwen, pharmacienne à Paris apportera peut-être la réponse au détour d’un retour dans la ville bretonne où ses amours passées reviennent la hanter. Mélanie Thierry de passage également dans ce film en joue la partie la plus classique .
L’estuaire, coincé entre mer et terre. Le viaduc qui le domine et domine le port, en noir et blanc ou en couleur. On sent la bruyère, on devine la beauté. Jaime Rosales aime visiblement beaucoup ce coin de Bretagne, authentique. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas dit plus simplement !
- Hugo, le frère de Gwen est joué par Hugo Le Rolle. Ca semble être sa première apparition au cinéma. Il faut qu’il persiste !

le film
Le réalisateur espagnol jette un œil énamouré sur la petite ville bretonne qui le fait chavirer dans une aventure romanesque adolescente, aux contours si fuyants, qu’il nous est difficile à la longue d’en cerner les objectifs. Dans ces histoires d’amours adolescentes, une seule séquence, voire une seule image, renvoie à un ensemble plus large, où les réflexions philosophiques des jeunes acteurs enchâssent leurs propres commentaires critiques sur le film qu’ils sont en train de jouer. Le film dans le film donc, mais aux accents expérimentaux très forts. Le cadre passe du noir au blanc à la couleur, du 16/9, au format 4/3 sans réel justificatif de la scénographie ou de la direction d’acteurs plus ou moins chancelante. Il y a bien sûr Morlaix et son viaduc mortifère, au centre d’un drame possible, et théâtre d’un duel amoureux ( lundi 10 h 30, au pied d’une travée ) . Mélanie Thierry de passage également dans ce film en joue la partie la plus classique . Elle la joue très bien , renvoyant la balle à son personnage de jeunesse, Aminthe Audiard totalement raccord avec Samuel Kircher. Si le film nous lâche de temps en temps, ce trio nous retient bien souvent.


