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Mocky selon Mocky, «  Robin des mers » à sa manière . Interview

Synopsis: La direction d'une entreprise de l'Atlantique annonce un plan de licenciement. Emile Dupas, l'un des employés, tente de suicider. Il est sauvé par son fils et Mathieu, un enfant de douze ans. Surnommé Robin des mers par ses complices, il entre en résistance. Avec l'aide d'amis écologistes, ils prêtent le serment d'éradiquer le fléau du chômage .

La fiche du film

Le film : "Robin des mers"
De : Jean-Pierre Mocky
Avec : Roland Blanche, Jean Abeillé
Sortie le : 01/01/1998
Distribution :
Durée : 80 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film
  • « Robin des mers » est un  film tellement « énaurme » qu’une explication s’impose.

Révolté par le chômage, un gamin de 11 ans attaque le système au cœur de ses perversions. A la façon du vengeur de Sherwood, « Robin des mers » vole les riches et redistribue aux pauvres. Les riches sont des politiciens, corrompus jusqu’à l’os. Chez Mocky l’un ne va pas sans l’autre.

Mais il en rajoute tellement que la comédie bouffonne tourne  au grotesque. Flics à poil, curé défroqué et libidineux, la panoplie Mocky est de sortie : faites le tri !

« J’aimerais bien que les gosses voient mon film. Ils y retrouveront une part d’eux-mêmes. »

« C’est un film que je trouve plutôt drôle et émouvant » se défend le cinéaste. « J’ai voulu faire une chanson de geste, à l’intention des chômeurs. Et je n’ai pas attendu le mouvement de décembre pour y penser. Que voulez-vous, je suis un fakir… ».

Un derviche tourneur de fin de siècle perdu dans l’illusion de ses bouts de ficelle. « Robin des mers » n’étale pas sa richesse, la réalisation s’en ressent. Bâclé le film à Mocky ? Mocky se fâche. « Pas du tout. Et ce n’est pas parce que la façade de la banque ne ressemble pas à une façade de banque, que ce n’est pas une banque. Ce qui compte c’est l’intérieur. Ne tenez pas compte du physique, mais regardez plutôt ce qu’il y a derrière. Et quand je dis que les compromissions se trouvent dans les coffres des banques je n’invente rien. »

Il montre du doigt ses bêtes noires bien aimées, hommes de la politique caricaturés à l’extrême « certes, mais pas plus que les guignols que l’on a vus l’autre soir à la télé après les diverses élections. » Et bouffons à ce point ! … « Je préfère Ubu Roi aux brèves de comptoir. »

La sentence est tombée et Mocky n’y change pas une virgule. L’avance sur recettes restera donc lettre morte. Silence radio identique chez les financiers. « Mon sujet n’était pas vendable paraît-il. Même les assos de chômeurs ont parfois fait la fine bouche. Ils auraient voulu un film encore plus partisan. »

Pas rancunier pour un sou, le cinéaste s’engage à leur reverser 50 % des recettes télévisées « si une chaîne m’achète « Robin des mers ». A chaque fois qu’un de mes films est passé sur le petit écran, je fais 6 à 7 millions de téléspectateurs. Il y a encore des gens qui m’aiment. »

« Robin des mers » est un  film tellement « énaurme » qu’une explication s’impose. Révolté par le chômage, un gamin de 11 ans attaque le système au cœur de ses perversions. A la façon du vengeur de Sherwood, « Robin des mers » vole les riches et redistribue aux pauvres. Les riches sont des politiciens, corrompus jusqu’à l'os. Chez Mocky l’un ne va pas sans l’autre. Mais il en rajoute tellement que la comédie bouffonne tourne  au grotesque. Flics à poil, curé défroqué et libidineux, la panoplie Mocky est de sortie : faites le tri ! « C’est un film que je…
Le film

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