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« Les Survivants » de Guillaume Renusson. Critique cinéma

Synopsis: Samuel s’isole dans son chalet au cœur des Alpes italiennes. Une nuit, une jeune femme se réfugie chez lui. Elle est afghane et veut traverser la montagne pour rejoindre la France. Samuel ne veut pas d’ennuis mais, devant sa détresse, décide de l’aider.

La fiche du film

Le film : "Les Survivants"
De : Guillaume Renusson
Avec : Denis Ménochet, Zar Amir Ebrahimi
Sortie le : 04/01/2023
Distribution : Ad Vitam
Durée : 94 Minutes
Genre : Thriller
Type : Long-métrage
Le Film

Denis Ménochet frigorifié ! Engourdi par ce froid de montagne, le comédien perd ses repères et joue à l’à-peu près. Incertain dans ses gestes et la pensée qui en émane. La direction d’acteurs ne le favorise pas forcément au regard de ses collègues tout aussi empêtrés dans leurs rôles de substitution.

Eux, ce sont des connaissances pas très ravies de voir Samuel revenir au village. Mais le passé c’est le passé, on essaiera de faire avec. Le destin en décide autrement quand une femme bloquée par la neige, frappe à la porte de son chalet, où il est venu se retirer, pour quelques jours. Retrouver la paix …

Chehreh  une réfugiée afghane ( Zar Amir Ebrahimi ) espère retrouver son mari en France. Samuel lui indique le chemin ( «  je ne veux pas d’ennuis« ), et se ravise pour entreprendre avec elle la route de l’exil. Il fait froid, la neige tombe en abondance, les tempêtes sont fréquentes.

On connait l’histoire et l’entreprise périlleuse au cœur de ces intempéries. Guillaume Renusson l’exploite sans lui accorder l’importance d’un scénario qui dévie très vite sur l’attitude des frontaliers à l’égard des migrants.

C’est le sujet de référence que le cinéaste exploite en compagnie des fameuses connaissances de Samuel peu enclines à le laisser passer la frontière. Une véritable chasse à l’homme s’engage alors, cruelle comme une curée, au milieu de cette nature hostile,.

Guillaume Renusson en fait son miel et repasse sur les traces de ses aînés pour rappeler la violence et la méchanceté des hommes sortis de leur taverne. La fuite n’en finit pas, l’agressivité de plus en plus marquée par les coups de boutoir d’une mise en scène  beaucoup trop démonstrative.

Guidés par des drones, les frontaliers font eux-mêmes la chasse aux migrants. Ils vont devenir fous furieux. ( Victoire Du Bois-Oscar Copp-Luca Terracciano )

Samuel peine à se réconcilier avec son passé, mais cette femme qu’il ne connait pas, il la sauvera cette fois quitte à mourir de froid ou plus surement sous les balles de ceux qui avaient dû être des amis autrefois. Toute une nébuleuse perdue dans les méandres d’une aventure devenue inhumaine.

Elle est vraie, réelle, mais pathétique par son ordonnancement et le jeu de plus en plus insistant des comédiens. Des survivants …

Denis Ménochet frigorifié ! Engourdi par ce froid de montagne, le comédien perd ses repères et joue à l’à-peu près. Incertain dans ses gestes et la pensée qui en émane. La direction d’acteurs ne le favorise pas forcément au regard de ses collègues tout aussi empêtrés dans leurs rôles de substitution. Eux, ce sont des connaissances pas très ravies de voir Samuel revenir au village. Mais le passé c’est le passé, on essaiera de faire avec. Le destin en décide autrement quand une femme bloquée par la neige, frappe à la porte de son chalet, où il est venu se…
Le Film

J’ai eu du mal à reconnaître Denis Ménochet dans ce personnage « sauve qui peut la vie » au cœur des Alpes Italiennes où une réfugiée afghane tente de franchir la frontière pour rejoindre , pense-t-elle, son mari en France. Le comédien joue à la peine , le dépassement de soi, résultante d’un passé mal assumé,que l’on découvre en filigrane.  Il  force l’élan quand celui-ci parait insuffisant au cœur d’une violence de plus en plus dramatique. Des frontaliers, qu’il connait bien, ne veulent pas que l’on transite par leur région, pour favoriser une immigration néfaste à leurs yeux. Le thème récurrent, se heurte à la hargne d’une mise en scène beaucoup trop démonstrative, où la direction d’acteurs incertaine conduit à une interprétation volontariste, mais débridée. Sincères, les acteurs deviennent pathétiques.

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Comment dire à sa famille, je vous aime ! Grandissimo !

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