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« La Danza de la realidad » de Alejandro Jodorowsky. Critique dvd

Synopsis: Le film est un exercice d’autobiographie imaginaire. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, où le film a été tourné, Alejandro Jodorowsky fut confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

La fiche du film

Le film : "La Danza de la Realidad"
De : Alejandro Jodorowsky
Avec : Brontis Jodorowsky, Pamela Flores
Sortie le : 20/08/2014
Distribution : Path? Distribution
Durée : 130 Minutes
Genre : Biopic, Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le genre de film bizarre. Peuplé de personnages illusoires, habité par des gnomes mutilés, hanté par des visions fascisantes, il amalgame Fellini et Fassbinder, les renvoie à leurs chères études et condamne  Wes Anderson  au comptoir des abonnés absents.

Alejandro Jodorowsky  n’est  pas tendre avec ses confrères.

Et pourtant, comme le titre le fait rêver, dans son film  on y danse un peu, on y chante beaucoup et la musique s’acoquine aux couleurs éclatantes  des murs de la ville que découvre  le jeune Alejandro. Un pauvre gamin, petit poète bringuebalé entre une mère cantatrice, (castratrice, aussi ?) et Jaime le père aussi tyrannique que le président qu’il entend déboulonner de son piédestal.

C’est l’ histoire de son enfance que nous raconte le réalisateur en faisant jouer son propre fils Brontis, dans une autobiographie écornée par les souvenirs d’une jeunesse malmenée. Il s’en évade au contact d’une peuplade bizarroïde, dans un univers grand guignolesque qu’il  découvre avec une innocence ravie. Au point de vénérer son papa  tortionnaire  qui l’élève à la dure, mais ne l’éduque pas. «  La douleur se domine avec la volonté » lui assure-t-il lors d’une séance chez le dentiste où  la roulette est un véritable instrument de torture.

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L’obsession du père pour cet état totalitaire, c’est une révolte perpétuelle et universelle qui le révèle tout autre, à l’écoute de l’humanité  (le voici pompier, prêt à secourir les malades de la peste à qui tout le monde ferme les portes)  avant de se décider à affronter le dictateur.

Métaphorique, symbolique, parfois délirant (certaines scènes pourront choquer)  ce film, complainte et pamphlet, dénature l’ordre des choses: Jodorowsky fait cette fois vraiment du cinéma. Il nous projette sa vie dans le rêve que fut sa vie .Les nazis défilent derrière un char en carton-pâte mais l’antisémitisme suinte à travers la peur des hommes , nous dit-il encore.  Jorodowsky parlait alors du Chili,…

Le genre de film bizarre. Peuplé de personnages illusoires, habité par des gnomes mutilés, hanté par des visions fascisantes, il amalgame Fellini et Fassbinder, les renvoie à leurs chères études et condamne  Wes Anderson  au comptoir des abonnés absents. Alejandro Jodorowsky  n’est  pas tendre avec ses confrères. Et pourtant, comme le titre le fait rêver, dans son film  on y danse un peu, on y chante beaucoup et la musique s’acoquine aux couleurs éclatantes  des murs de la ville que découvre  le jeune Alejandro. Un pauvre gamin, petit poète bringuebalé entre une mère cantatrice, (castratrice, aussi ?) et Jaime le…

Review Overview

Le film

Attention danger. Pour qui ne connaît pas le cinéma de Jodorowsky cette intrusion dans l’univers du réalisateur chilien peut décontenancer,au pire, choquer. C’est son histoire qu’il raconte à travers un délire burlesque et baroque où la demi-mesure des sentiments et de la mise en scène n’est pas à l'ordre du jour. Le cinéaste fait du cinéma qui réinvente sa propre vie, peuplée de personnages illusoires, habitée par des gnomes mutilés, hantée par des visions fascisantes. Tout en convoquant  Fellini et Fassbinder , voire même Wes Anderson, Jodorowsky   n’en fait qu’à sa tête, bien pleine mais totalement hallucinée. C’est un grand cirque déréglé car un autre cirque s’installe, le sien, et personnellement j’applaudis au clown mirifique.

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