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« Hotel by the river » de Sang-Soo Hong. Critique cinéma

Ki Joo-bong, Kwon Hae-hyo, Yoo Joon-sang
  • Sortie : 29 juillet 2020
  • 1h 36min
  • De Sang-Soo Hong
  • Avec Ki Joo-bong, Kim Min-Hee, Song Seon-mi
  • Prix d’interprétation Ki Joo-bong, Festival de Locarno

L’histoire : Un vieux poète, dans un hôtel au bord d’une rivière, fait venir ses deux fils, pensant que sa fin est proche. L’hôtel est aussi celui d’un désespoir amoureux : une jeune femme trahie par l’homme avec qui elle vivait trouve refuge et demande à une amie de la rejoindre…

Film :

Il faut reprendre le préambule en toute méconnaissance de cause. Ignorer qui sont ces deux hommes qui rendent visite à un poète accueilli gracieusement dans un hôtel. Qui est cette dame solitaire dans la chambre voisine .

L’attente énigmatique, le profil des visiteurs, le regard absent de la jeune femme ( Kim Min-Hee ) … le climat est propice à l’exploration des sentiments diffus inscrits sur les vitres embuées où perce à peine le froid de la neige fraîche.

Le poète rencontre les deux amies et n’arrête pas de les complimenter pour leur beauté

Le plaisir de filmer est évident et Sang-Soo Hong ne s’en prive pas au point d’occulter l’histoire qu’il a scénarisée. Un poète sentant sa mort prochaine fait venir ses enfants…Au charme des premiers échanges pointe la mélancolie de retrouvailles familiales inattendues.

C’est encore joliment écrit, mais déjà l’intérêt suscité par la présence de cette femme rejointe par une amie, distille le propos qui s’effiloche tranquillement dans une suite d’images plus diaphanes les unes que les autres .

Le noir et blanc grisaille à merveille quand l’héroïne évoque le cinéma qu’elle aime en reconnaissant parmi les deux hommes un réalisateur de la nouvelle vague semble-t-il. Pas divertissant, pas grand public, «  il fait de son mieux » concède-t-elle à l’intention de son amie qui traduit : «  un peu ennuyeux, donc ! ».

Doit-on prêter un quelconque intérêt à ce boomerang cinématographique que Sang-Soo Hong réceptionne dans des déclinaisons verbales un brin pompeuses. Même à leur propre prénom expliqué par leur géniteur Yeonju  (Song Seon-mi) et Kyungsoo  (Kwon Hae-hyo) ne semblent rien comprendre. Et se lassent, eux aussi.

Avant de s’alcooliser dans un restaurant où les règlements de compte rappellent le passé familial du père et son attitude vis-à-vis de ses enfants. Un petit sursaut d’intérêt dans un film qui en manque beaucoup.

Sortie : 29 juillet 2020 1h 36min De Sang-Soo Hong Avec Ki Joo-bong, Kim Min-Hee, Song Seon-mi Prix d'interprétation Ki Joo-bong, Festival de Locarno L'histoire : Un vieux poète, dans un hôtel au bord d’une rivière, fait venir ses deux fils, pensant que sa fin est proche. L’hôtel est aussi celui d’un désespoir amoureux : une jeune femme trahie par l’homme avec qui elle vivait trouve refuge et demande à une amie de la rejoindre… Film : Il faut reprendre le préambule en toute méconnaissance de cause. Ignorer qui sont ces deux hommes qui rendent visite à un poète accueilli gracieusement dans un hôtel.…
Le film

Le plaisir de filmer est évident et Sang-Soo Hong ne s’en prive pas au point d’occulter l’histoire qu’il a scénarisée. Celle de ce poète sentant sa mort prochaine et qui fait venir ses enfants… D’un point de vue technique, on se laisse charmer par la maîtrise d’un cadre complice de plans-séquence relevés par le noir et blanc diaphane qui tient l’atmosphère en respect. C’est joliment écrit, mais le propos s’effiloche tranquillement dans des déclinaisons verbales , un brin pompeuses. L’interprétation est parfaite.

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