Les acteurs ont travaillé leurs rôles avec des vétérans de la guerre en Irak, dont certains jouent dans le film. Bagdad a été recréé en Espagne et au Maroc, à la base militaire aérienne de Los Alcazares au sud-est de la région de Murcie en Espagne, et dans les rues de Rabat.
Grosso modo voici ainsi résumé le contenu de ces suppléments, qui m’ont beaucoup plus intéressé que le film. Surtout que plusieurs propos corroborent ce que je pense.

- Scènes coupées. Il faut les suivre avec les commentaires et les analyses de Matt Demon et du réalisateur. Au-delà de chaque scène, le duo parle du cinéma en général et ça peut devenir très intéressant. Sur la raison des coupures, Greengrass qui dit que son film est un thriller,et affirme que le problème du genre « c’est de faire rentrer beaucoup de monde par une porte étroite. J’ai voulu montrer trop rapidement tous les protagonistes, et on s’y perdait. J’essaie de faire trop de choses à trop de personnages ».
Matt Demon reconnaît «qu’à force de gueuler dès le premier jour, je suis devenu aphone. Mais j’aimais bien le rendu du sonore, et l’idée qu’un américain perde sa voix dans le désert ».
- Matt Demon : prêt pour l’action. C’est surtout autour des vétérans de la guerre d’Irak et de l’Afghanistan que se concentre ce chapitre, face à un acteur très à l’écoute de leurs conseils. « Comment je pouvais leur donner des ordres, alors qu’ils ont réellement connu ce que j’étais en train de jouer? Mais très rapidement ils m’ont appelé chef ».
«Les vrais soldats permettent aux acteurs de jouer vrai » se félicite le réalisateur. «Il faut que ce soit très bruyant cette intervention dans la maison » reprend un consultant « tout le monde crie et s’agite, dans ces cas-là ».
- Le vrai Miller. Monty Gonzales, adjudant-chef ,était responsable d’une équipe chargée de découvrir ces fameuses armes de destruction massive. Conseiller technique pour le film «j’ai essayé sur le plateau de respecter certaines règles et la première, faire honneur aux soldats. Que tout soit aussi authentique que possible. Sur le terrain on s’est mis à chercher la vérité, pas les armes qui n’existaient pas, on l’a compris très vite, mais le monde entier était braqué sur notre travail ».
- A l’intérieur de la Green Zone. Ce chapitre est un making of qui ne dit pas son nom avec les commentaires du réalisateur et de Matt Demon. Là encore les soldats des forces spéciales s’expriment sur leur rôle dans le film, et les conseils qu’ils peuvent apporter. « Certains se méfiaient de nous » pense Matt Demon, «ils pensaient qu’on allait les déshonorer ».
Sur la technique de travail, Greengrass assure qu’il encourageait l’équipe « à oublier le scénario, et là ça devenait très direct. Les acteurs sont alors confrontés à ce qui les effraie le plus , la liberté totale de faire ce qu’ils veulent » .
