On n'y chante plus le refrain de Maurice Chevalier, mais une autre chanson que le réalisateur conjugue de si belle façon que cette histoire de fin de vie, est surtout une histoire d'amour .
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Ne le cherchez pas dans le box office , ni en tête du nombre d’entrées. Idem pour les festivals qui ne se bousculent pas . Seul, Locarno couronne par un prix d’interprétation l’incroyable prestation de Michel Piccoli.
Il est certain que l’acteur fait preuve une fois encore d’un talent qui dépasse l’entendement . Il est aussi très clair que cette histoire de fin de vie , ne peut pas susciter un grand engouement . Et pourtant , il faut monter jusque sous « Les toits de Paris » pour découvrir une formidable histoire d’amour et de vie , une histoire qui nous touchera un jour ou l’autre , et sur laquelle le réalisateur Hiner Saleem brosse des portraits d’une extrême justesse . Avec des mots , tout aussi vrais.

Ceux de deux vieux copains , Amar et Marcel seuls malgré tout et qui partagent leur abandon au gré d’une piscine dans laquelle ils ne se baignent jamais , et au cours d’un déjeuner d’une extrême sobriété.Le peu de dialogues engagés, conforte le dénuement de ces deux êtres confinés dans des chambres de bonnes, des réduits, sous les toits à Paris .
Quand l’un décide de rejoindre son pays d’origine, l’autre perd pied et sombre dans une mélancolie maladive . A moins que ce ne soit l’inverse , car les repères ici ne veulent plus rien dire . Et Hiner Saleem le dit très bien : la confrontation sur un bout de trottoir, du fils et du père ,est bouleversante . Silences pesants, regards éloquents …
Merci d'activer Javascript et Flash pour voir cette vidéo Flash.Quand il filme aussi la tendresse vieillissante dans la pénombre d’une chambre ,où le jeu de dupes n’est plus de mise, le réalisateur fait preuve d’une extrême sensibilité. Une magnifique scène d’amour . La caméra est toujours à bonne distance, d’une stupéfiante discrétion . L’humour en demi-teinte pense le trop plein d’amertume et les sourdes révoltes , et l’interprétation des acteurs célèbre ces noces rebelles . 
Piccoli, merveilleux dans sa défroque d’homme aussi usé que désabusé, Mylène Demongeot, la femme qui n’a plus vingt ans , tout aussi parfaite Maurice Bénichou confronté à l’exil et Marie Kremer qui depuis ce film a beaucoup tourné pour la TV.
Si le petit écran n’est pas rédhibitoire,la grande toile doit aussi pouvoir lui confier quelques beaux rôles pour sa troublante sérénité, et cette petite étincelle au coin de l’oeil qui nous dit qu’elle a toute la vie devant elle . Mais pas sous les toits .














7 août 2009 à 18 h 36 min
Bonjour,
Peu à l’aise avec « le cinéma qui ne fait pas la une du box office », la lecture de ce ticket donne envie d’en savoir plus. Seul dommage, les liens vers les différents acteurs nous font retomber sur l’éternelle erreur 404.
Merci tout de même!
9 août 2009 à 22 h 19 min
Une fuite dans le tuyau d’arrivée du gaz semble être à l’origine de la panne
Logiquement tout est redevenu normal , et le décollage est imminent
merci de nous avoir informé du problème
26 août 2009 à 9 h 05 min
je viens de découvrir ce film
magnifique et courageux de se jeter sur un tel sujet
chapeau à toute l’équipe