samedi , 12 septembre 2026

« Wet season » de Anthony Chen. Critique cinéma

Synopsis: Singapour. C’est la mousson. Les nuages s’amoncellent aussi dans le cœur de Ling, professeur de chinois dans un lycée de garçons. Sa vie professionnelle est peu épanouissante et son mari, avec qui elle tente depuis plusieurs années d’avoir un enfant, de plus en plus fuyant. Une amitié inattendue avec l’un de ses élèves va briser sa solitude

La fiche du film

Le film"Wet Season"
RéalisationAnthony Chen
AvecYann Yann Yeo, Christopher Ming-Shun Lee
Titre originalWet Season
Sortie le19/02/2020
Durée103 Minutes
GenreDrame
Année2019
NationalitéSingapour
DistributionEpicentre Films
TypeLong-métrage
Affiche :
Note du blog 3,1/5
Synopsis

Une professeure de chinois voit sa vie personnelle et professionnelle se désagréger. Elle tente sans succès d?avoir un enfant. Sa rencontre avec un jeune étudiant va tout changer.

Voir la fiche TMDB ↗

L’amour maternel, l’amour-amitié, l’infécondité,l’infidélité, Anthony Chen brasse l’air du temps . Il va et vient dans la vie de ses protagonistes confrontés aux aléas d’un quotidien si provisoire.

Ling n’est pas heureuse en amour, et son désir d’enfant demeure stérile. Professeur de Chinois dans une région où cette langue parait secondaire, elle cherche un brin d’intérêt auprès de ses élèves dilettantes.

Seul, Weil Lun ( Koh Jia Ler ) lui apporte un petit réconfort dans les efforts qu’il prodigue.

 

Un encouragement inespéré pour la jeune femme (Yann Yann Yeo) qui voit son horizon s’éclaircir quand l’infidélité de son mari devient patente, voire indigne. Il abandonne foncièrement son foyer et  la charge de son père malade . Ling assume, et revit auprès de cet élève en quête de repères, lui aussi.

La femme le perçoit  dans cette solitude pleine et silencieuse qui lui renvoie son image . Au-delà des thèmes plus ou moins bien abordés, ces destins parallèles rythment un récit hachuré par les imbroglios de la vie. Également scénariste, Anthony Chen en fixe très vite les contours pour nous mener là où l’évidence s’affiche.

Entre l’élève et son professeur, le cinéma aime confronter les interdits … Deux comédiens parfaits,  Yann Yeo, Koh Jia Ler…

C’est un peu la grosse ficelle du film que cet amour impossible et qui le deviendra réellement pour une femme à l’instinct maternel indéfectible. La confrontation devient dramatique aux yeux des deux amants et de la société qui les rejette.

Une rupture pathétique, aux accents enfantins, quelque chose d’illusoire qui se perd dans la pluie et le vent redoublé. Comme un signe du ciel, une colère retenue. Mais quand les nuages se dispersent et que le monde s’apaise Ling retrouve le sourire et la sérénité.

Chez elle, auprès de sa mère et de ses racines, et de l’enfant qui viendra au monde.

le film

L’amour maternel,  l’infécondité, l’amour-amitié, l’infidélité … Il y a beaucoup de thèmes abordés dans ce film qui les amalgame assez bien pour en faire un récit cohérent autour de la destinée de deux êtres que rien ne prédestinaient à se croiser. Une vision cependant assez habituelle dans la mise en scène du septième art que la pertinence du scénario ne suffit pas à extirper des lieux communs. Il y a trop d’attente et de repères instinctifs pour ne pas voir cette grosse ficelle qui se tisse entre ces deux amants dont on n’attend plus que l’étreinte finale. C’est là que le cinéaste-scénariste dévie ses intentions, et l’intérêt que l’on pourrait alors y porter s’amenuise dans l’évidence et le prévisible. Trop convenu peut-être, trop sage, ou raffiné ?

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« L’âme des guerriers » de Lee Tamahori. Critique Cinema

La résurgence d'une histoire éternelle, secousse cinématographique aussi violente que l'âme de ses humains. De retour sur nos écrans

Laisser un commentaire