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« Simple comme Sylvain » de Monia Chokri. Critique cinéma

  • 8 novembre 202en salle
  • 1h 50min / Comédie, Romance
  • Avec Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal, Francis-William Rhéaume

Synopsis : Sophia est professeure de philosophie à Montréal et vit en couple avec Xavier depuis 10 ans. Sylvain est charpentier dans les Laurentides et doit rénover leur maison de campagne. Quand Sophia rencontre Sylvain, c’est le coup de foudre. Les opposés s’attirent, mais cela peut-il durer ?

A l’origine, il y a un peu du « Partir » de Catherine Corsini dans ce couple peu conforme, l’intello, le manuel, qui se fondent dans une histoire tout aussi inattendue , mais cette fois beaucoup moins violente.

Si l’on excepte la fureur de leurs sentiments livrés à des pulsions sexuelles de plus en plus torrides. Sophia, la prof de philo en parle avec ses copines, dans des soirées braillardes, quand l’intellect s’est mis au repos.

Monia Chokri interprète dans son film l’ami de Sophia ( Magalie Lépine Blondeau) 

On imagine le retour de la bande de copains de Denys Arcand, quand Monia Chokri pose radicalement le sexe au cœur des préoccupations quotidiennes. Sylvain n’en finit pas de louer les beautés de sa maîtresse, qui lui offre en retour tout ce qu’elle a de plus charnel.

Ca va un temps, ils s’en amusent, et l’accent au sirop d’érable conjugue pour le spectateur français humour et érotisme. Ce qui échappe forcément à l’entourage des deux amants, les uns indifférents, les autres sur leur qui-vive pour un avenir sans illusion.

Le désenchantement est de rigueur dans ce monde un temps en marge du courant habituel, du quotidien qui fait que tout se remet en place , et que les amours vous filent entre les doigts, sans avertir.

 

Le jour où Sophia comprend que son ex a bien refait sa vie avec la française qui lui avait toujours plu, c’est la dégringolade dans sa tête de philosophe, où tous ses maîtres de la théorie amoureuse contredisent maintenant son propre vécu. Le retour à la case départ, le retour sur terre.

Après de sempiternelles diversions culturelles, (le film est quand même très bavard ), voire universelles sur l’œuvre de Michel Sardou, qui fait légèrement sourire sans atteindre la cote d’alerte de nos zygomatiques.

Et comme la mise en scène ne fait pas grand-chose pour tendre les ressorts de ces fantaisies gentillettes…« Simple comme Sylvain » effectivement.

8 novembre 2023 en salle 1h 50min / Comédie, Romance Avec Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal, Francis-William Rhéaume Synopsis : Sophia est professeure de philosophie à Montréal et vit en couple avec Xavier depuis 10 ans. Sylvain est charpentier dans les Laurentides et doit rénover leur maison de campagne. Quand Sophia rencontre Sylvain, c’est le coup de foudre. Les opposés s'attirent, mais cela peut-il durer ? A l’origine, il y a un peu du « Partir » de Catherine Corsini dans ce couple peu conforme, l’intello, le manuel, qui se fondent dans une histoire tout aussi inattendue , mais cette fois beaucoup moins violente. Si l’on excepte…
le film

Un couple illégitime puis qui le devient se confronte à un quotidien de plus en plus normalisé par l’habitude et ses servitudes . On tente d’y remédier en intellectualisant les rapports de groupe, sans se départir d’un humour qui fait légèrement sourire sans atteindre la côte d’alerte de nos zygomatiques. Comme la mise en scène ne fait pas grand-chose pour retendre les ressorts de ces fantaisies gentillettes, il nous faut valider les pulsions sexuelles de plus en plus torrides de ce couple lui-même surexcité. De Catherine Corsini à la bande de copains de Denys Arcand, Monia Chokri dresse ainsi un nouvel état des lieux de la relativité des sentiments. La philosophie en guise de support et quelques exercices pratiques pour confirmer. Ou pas

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Un commentaire

  1. C’est vrai, la bande annonce me faisait attendre à mieux sur un sujet déjà traité. Je n’ai pas vu partir mais on peut penser aussi à « pas son genre » de Lucas Belvaux.
    Mais on passe de bons moments avec l’accent québécois, les paysages des Laurentides, beaucoup d’humour, une liberté de ton qui rappelle Arcand et surtout une belle critique de l’intelligentsia.
    Peut-être un bon quart d’heure de trop ?

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