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« L’Echine du diable » de Guillermo del Toro. Critique cinéma

Synopsis: Au moment de la guerre civile en Espagne, Carlos trouve refuge à Santa Lucia, l'orphelinat de Mme Carmen, perdu dans la campagne. À la nuit tombée, le garçon est mis au défi par ses camarades : il doit se rendre à la cuisine, et donc passer devant la maison du gardien, l’antipathique Jacinto. Une fois sur place, Carlos entend d’étranges soupirs et découvre dans le sous-sol de la bâtisse le fantôme d’un enfant mutilé...

La fiche du film

Le film : "L'Echine du diable"
De : Guillermo del Toro
Avec : Marisa Paredes, Eduardo Noriega
Sortie le : 14/07/2021
Distribution : Carlotta Films
Durée : 107 Minutes
Genre : Epouvante-horreur, Drame
Type : Long-métrage
Le Film
  • Première sortie : 08/05/2002

Il n’y a rien d’horrifique dans ce film à peine fantastique. La guerre civile, les enfants maltraités, les fantômes bien réels, tout est si vrai chez Guillermo del Toro que l’on parlera d’un réalisme prégnant, d’une autosuggestion affichée sur la conduite de ce monde cruel.

Le cinéaste est sûr de lui, rien ne tremble dans sa mise en scène si profonde qu’elle manipule à son tour les fondements de la vérité. Pour mieux la déterrer comme ce trésor des Républicains protégé dans le coffre-fort d’un orphelinat où un autre monde s’est retiré pour résister.

Un lieu dirigé par Mme Carmen (Marisa Parades) dont le mari est mort au combat. Le Dr Casares, ( Federico Luppi ) réfugié argentin, la seconde avec bienveillance. Un grand sage protecteur pour les enfants terrorisés par le gardien, Jacinto, dangereux roublard. Eduardo Nonega porte bien le costume !

Qu’il connaisse les secrets de l’établissement lui donne semble-t-il tous les droits, nullement contesté, sinon dans la crainte.

Le regard des enfants sur ces adultes raconte pleinement le drame qui se noue un peu plus chaque jour sur cette place où un obus franquiste s’est planté. Il n’a pas explosé, mais sa présence suscite bien des inquiétudes, des questionnements, des rumeurs.

Ce jour-là, Santi (Julio Valverde) a disparu , on ne l’a jamais revu. Ce jour-là, les premiers râles dans la cave se sont fait entendre, où il est interdit d’aller. Ce qui attire bien évidemment les jeunes pensionnaires.

Jaime le meneur (Inigo Garcès ) met ainsi Carlos le tout nouveau, au défi  … (Fernando Tielve ).

Ces histoires de gamins à-priori classiques, Del Toro les transcende par son écriture ( co-scénariste avec Antonio Trashorras et David Munoz) . La grande Histoire espagnole se mêle à ce conte initiatique de l’enfance. Qui apprivoise la peur et les fantômes pour affronter le monde que l’on ne leur avait pas promis.

Le cinéaste conjugue parfaitement cette innocence perdue au futur d’un destin plus qu’incertain. Il n’est même pas question d’avenir. Ses images en témoignent dans l’entrelacs des rêves et de la poésie, de la cruauté et du désordre.

C’est beau, c’est grave.

 La menace franquiste se fait de plus en plus pressante.  Sans résistance réelle, sinon celle des enfants qu’un pays s’apprête à sacrifier.  Carlos et Jaime se sont unis, fraternels et solidaires, entraînant tous leurs copains dans une révolte peut-être sans lendemain, mais vitale pour que le monde puisse les entendre.

Les soupirs et les râles dans les souterrains ne sont pas illusoires.

Un fantôme s’en va, un autre prend sa place.

Première sortie : 08/05/2002 Il n’y a rien d’horrifique dans ce film à peine fantastique. La guerre civile, les enfants maltraités, les fantômes bien réels, tout est si vrai chez Guillermo del Toro que l'on parlera d’un réalisme prégnant, d’une autosuggestion affichée sur la conduite de ce monde cruel. Le cinéaste est sûr de lui, rien ne tremble dans sa mise en scène si profonde qu’elle manipule à son tour les fondements de la vérité. Pour mieux la déterrer comme ce trésor des Républicains protégé dans le coffre-fort d’un orphelinat où un autre monde s'est retiré pour résister. Un lieu dirigé…
Le Film

Il n’y a rien d’horrifique dans ce film à peine fantastique. La guerre civile, les enfants maltraités, les fantômes bien réels, tout est si vrai chez Guillermo del Toro que la seule étiquette qui vaille est celle d’un réalisme prégnant, d’une autosuggestion affichée sur la conduite de ce monde cruel. Le réalisateur se réfère à une histoire sordide dans un orphelinat où un fantôme semble régner sur la nuit des enfants. Peut-être celui de ce garçon disparu le jour où un obus s’est planté dans la cour principale… Les pensionnaires cogitent et après quelques escarmouches s’unissent pour contrer le monde adulte et ses déviances cruelles. La guerre civile espagnole en toile de fond, et le monde réel pour dire comment il va encore aujourd’hui. Guillermo del Toro est sûr de lui, rien ne tremble devant sa mise en scène si profonde qu’elle manipule les fondements de la vérité . Les soupirs et les râles dans les souterrains ne sont pas illusoires. Un fantôme s’en va, un autre prend sa place.  Une morale, façon Del Toro.

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