Accueil » A la une » « Cruella » de Craig Gillepsie. Critique cinéma

« Cruella » de Craig Gillepsie. Critique cinéma

Synopsis: Londres, années 70. Escroc pleine de talent, Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d’amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d’arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode, terriblement chic et horriblement snob. Mais leur relation va donner naissance à l’impitoyable Cruella, une brillante jeune femme assoiffée de mode et de vengeance …

La fiche du film

Le film : "Cruella"
De : Craig Gillespie
Avec : Emma Stone, Emma Thompson
Sortie le : 23/06/2021
Durée : 134 Minutes
Genre : Comédie, Drame, Famille
Type : Long-métrage
Le Film

Une renaissance au pays des 101 dalmatiens réduits à une triplette pour cause de scénario dévastateur dans l’enfance qui a disparu. C’est du Disney pour grands, à l’image de l’héroïne qui très jeune sans maman doit affronter un univers auquel elle n’était pas vraiment préparée.

Quoique…

Son caractère trempé dans l’acide l’engage très vite à contester une société qu’elle arnaque joyeusement en compagnie de deux vauriens tout aussi délurés.

Estella se croyait seule au monde et la voici chef de bande détrousseuse dans le melting-pot londonien qui la chasse chaque jour autant que faire se peut.

Estella s’accroche ..

Et l’une de ses frasques les plus explosives ( dénaturer la vitrine d’un grand magasin chic et snob ) lui ouvre les portes de la reconnaissance et du respect.

Au minimum syndical de la part de sa protectrice, la baronne von Hellman , figure emblématique de la mode britannique qui règne sur son petit monde docile et servile, avec une poigne de fer.

L’ego démesuré, et encore plus, la baronne tyrannise, même sa nouvelle protégée qui ne perd pas une miette de ses divagations.  Estella apprend très vite, le ver est dans le fruit. Ce que s’amuse à amplifier Craig Gillespie dans la démesure d’un récit qui donne le tournis.

Emma Thompson, la baronne, et Andrew Leung, Jeffrey toujours aux petits soins pour sa patronne …

La mise en scène est ad-hoc, virevoltante, intenable sous la pression de nos trois lascars :  Joel Fry, Paul Walter Hauser et Emma Stone accro sur tous les tons . Ils sont joliment relayés par Emma Thompson qui en fait des tonnes dans l’ire et la méchanceté,  mais le fait très bien.

Du maniérisme à l’exagération, l’apparition de Cruella parait presque naturelle et surtout salvatrice , en quête d’une vengeance magistrale .

Elle vient de découvrir toute la vérité sur la mort de sa mère ( Emily Beecham ) à laquelle la baronne n’est peut-être pas étrangère.

Paul Walter Hauser, Emma Stone, Joel Fry, tout gamin dans les rues de Londres, ils ne se quitteront plus jamais, pour le meilleur et surtout le pire …

L’ultime et sublime touche de ce tableau décadent où se succèdent les esclandres de dame Cruella ( oh le camion-poubelle !) accompagnée de personnages tout aussi affriolants.

Voir Artie , divinement interprété par John McCrea en couturier lunaire, et quelques factotums de la baronne dont Jeffrey ( Andrew Leung ) un serviteur-robot du plus bel effet.

Serviteur fidèle aux ordres et à la botte qui est faite pour marcher comme le dit la chanson sur une bande-son de première nécessité. « Hush », «  Come Together  » …  mais aussi Blondie ou The Clash,   époque explosive sur la scène musicale, punk balbutiant. C’est toute une histoire et Graig Gilllepsie la raconte très bien .

Une renaissance au pays des 101 dalmatiens réduits à une triplette pour cause de scénario dévastateur dans l’enfance qui a disparu. C’est du Disney pour grands, à l’image de l’héroïne qui très jeune sans maman doit affronter un univers auquel elle n’était pas vraiment préparée. Quoique… Son caractère trempé dans l’acide l’engage très vite à contester une société qu’elle arnaque joyeusement en compagnie de deux vauriens tout aussi délurés. Estella se croyait seule au monde et la voici chef de bande détrousseuse dans le melting-pot londonien qui la chasse chaque jour autant que faire se peut. https://www.youtube.com/watch?v=VKbJsznd7pg&ab_channel=DisneyFR Estella s’accroche ..…
Le Film

Il ne faut pas s’attendre à du Disney-tradition, mais plutôt à sa variante déjantée sous les effets d’un scénario tout aussi époustouflant qui pousse le réalisateur à dynamiter ses effets de manière intempestive, explosive, et sans pose répit. Tout cela pour reprendre l’origine de cette Cruella qui sous les traits de la jolie Estella va renverser tout un royaume. Celui de la baronne qui règne en maîtresse sur la mode londonienne dans les années soixante. L’époque est importante, la musique est de circonstance. « Hush », «  Come Together » …  mais aussi Blondie ou The Clash,  au moment du punk balbutiant. C’est toute une histoire et le cinéaste la raconte très bien avec une affiche tout aussi affriolante : Joel Fry, Paul Walter Hauser et Emma Stone accro sur tous les tons. Triplette joliment relayée par Emma Thompson, méchante à souhait. En prime, Artie , divinement interprété par John McCrea en couturier lunaire.

User Rating: 3.5 ( 1 votes)

Voir aussi

« Un espion ordinaire » de Dominic Cooke. Critique dvd

1960 la guerre froide, Sans compétence, ni expérience du renseignement, un représentant de commerce va sauver la planète. L'espionnage au cinéma, ça marche encore très bien 

Laisser un commentaire