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« Cocoon » de Ron Howard. Critique Blu-ray

Synopsis: Pensionnaires d’une maison de retraite en Floride, Art, Ben et Joe se baignent dans la piscine d’une villa voisine à l’abandon. Un jour, ils remarquent la présence de cocons géants dans l’eau. Les trois compères retrouvent soudain l’énergie de leurs vingt ans et voient tous leurs problèmes de santé s’envoler. Mais ces cocons aux pouvoirs magiques sont en réalité des extraterrestres en hibernation…

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La fiche du film

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Les bonus
  • Oscar ® des Meilleurs effets spéciaux et meilleur second rôle : Don Ameche .-         

« Tu m’aimeras quand je serais à la traîne ? »

«  Mais je t’aime toujours et tu es déjà à la traîne »

«  Vieux dégoûtant… »

Dans leur maison de retraite en Floride, les vieux copains-copines ont la pêche. Surtout ceux qui se baignent dans la piscine de la villa voisine abandonnée. Depuis l’apparition de cocons au fond de l’eau, ils en ressortent ragaillardis.

Etrange, mais à leur âge, ils ne se posent pas trop de questions, sexualité oblige. Ce qui leur procure de jolis moments, et beaucoup de plaisir, au même titre que la location mensuelle du bateau de Jack habituellement toujours à cours d’argent.

A l’origine de cet heureux chamboulement , une femme et trois hommes qui chaque nuit ramènent de leur plongée maritime les fameux cocons déposés dans la piscine.

Il s’agit d’extraterrestres abandonnés au moment de l’engloutissement de l’Atlantide. Leurs semblables entendent les ramener à domicile. Ils ont forme humaine, mais Jack (Steve Guttenberg) comprend vite que la jeune femme n’est qu’une illusion, aussi mignonne et sympathique soit-elle. Tahnee Welch en personne !

Tahnee Welch et Brian Dennehy, de biens beaux extraterrestres

Un cas d’espèce que Ron Howard illustre joliment dans un genre qui habituellement ne force pas la fantaisie. C’est l’une des réussites de son film qui entre comédie et science-fiction donne à voir et à entendre une petite musique dissonante ponctuée par le respect et la tolérance.

Les autorités ne seront jamais dans la confidence, c’est entre hommes et femmes que tout va se jouer.

Le réalisateur donne de la vieillesse et d’un espoir toujours vif d’une jeunesse éternelle, le sens d’une vérité peu commune . Et bien qu’il marque particulièrement le parcours de nos retraités dynamiques, le jeune marin est la véritable figure emblématique d’un scénario dynamite.

Il est drôle, maladroit, complètement inconscient, un peu fanfaron aussi, ce qui ajoute de la légèreté à son tableau d’une humanité en passe de se reconstruire. Au point d’accepter enfin la mort quand nos retraités se voient offrir la possibilité d’accompagner leurs nouveaux compagnons dans leur propre monde.

Une belle image de fin de vie, un peu idyllique, certainement, mais joliment cadrée pour disparaître de l’environnement familial dans lequel ils ne pourront jamais plus revenir, explique le grand père à son petit-fils. Et là ce n’est plus de la science-fiction .

LES SUPPLEMENTS

  • Plusieurs petits chapitres entre teaser, rencontres et making of ( léger ). « Ce film me rappelle la recette de « La quatrième dimension » estime Ron Howard : prendre des gens ordinaires , les plonger dans une situation bizarre et suivre leurs réactions » . Il dit avoir eu la crème des acteurs. Images à l’appui.

On évoque le processus de production , «  compliqué » dit Richard D.Zanuck, le dressage des dauphins, l’apprentissage de la plongée pour les acteurs. «  L’obsession de la survie est alors importante » reconnait le technicien.

« Mais la nuit avec les dauphins, cela demeure un spectacle inoubliable » pour Steve Guttenberg, Jack, le pilote du bateau

Pour les effets spéciaux qui se verront décerner l’Oscar «  il fallait sinon une nouvelle technique, au moins une nouvelle approche » convient le responsable.

Oscar ® des Meilleurs effets spéciaux et meilleur second rôle : Don Ameche .-          « Tu m’aimeras quand je serais à la traîne ? » «  Mais je t’aime toujours et tu es déjà à la traîne » «  Vieux dégoûtant… » Dans leur maison de retraite en Floride, les vieux copains-copines ont la pêche. Surtout ceux qui se baignent dans la piscine de la villa voisine abandonnée. Depuis l’apparition de cocons au fond de l’eau, ils en ressortent ragaillardis. Etrange, mais à leur âge, ils ne se posent pas trop de questions, sexualité oblige. Ce qui leur procure…
le film
Les bonus

La SF n’effraie pas forcément et c’est bien à l’opposé que Ron Howard se positionne en rapportant cette histoire de retraités aux prises avec une jeunesse retrouvée dans la piscine d’une villa abandonnée. A l’origine de cet heureux chamboulement , une femme et trois hommes qui chaque nuit ramènent de leur plongée maritime des cocons qu’ils déposent dans la piscine. Découverts par les retraités qui batifolaient dans l’eau , révélés par le capitaine du bateau trop dragueur avec la jeune femme, les étrangers vont devoir composer avec cette humanité aussi étrange qu’eux, peuvent-ils penser. Ce que laisse entendre le réalisateur qui illustre joliment son propos dans un genre qui habituellement ne force pas la fantaisie. C’est l’une des réussites de son film qui entre comédie et science-fiction donne à voir et à entendre une petite musique dissonante ponctuée par le respect et la tolérance. Une image de la vieillesse peu commune, mais aussi régénérescente que l’eau de la piscine… AVIS BONUS Plusieurs petits chapitres entre commentaires , making of ( discret) et teaser...

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