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« Basic Instinct » de Paul Verhoeven. Critique cinéma

Synopsis: Interdit aux moins de 12 ans (*) - Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d'une star du rock, Johnny Boz, tué de trente et un coups de pic à glace alors qu'il faisait l'amour. Le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romancière. Au cours de son enquête, Nick s'aperçoit que les parents de Catherine sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a été assassiné à coups de pic à glace et qu'une de ses meilleures amies a, en 1956, tué ses trois enfants et son mari.

La fiche du film

Le film : "Basic Instinct"
De : Paul Verhoeven
Avec : Michael Douglas, Sharon Stone
Sortie le : 08/05/1992
Distribution : Carlotta
Durée : 130 Minutes
Genre : Thriller, Policier, Erotique
Type : Long-métrage
Le film

Reprise : 16 Juin 2021

Une scène culte, à jamais, elle porte bien son nom. Interrogée par une floppée de flics en civil, Catherine Tramell, soupçonnée du meurtre de son amant, adopte une attitude parfaitement décontractée. Assise face à eux, en robe fourreau courte, elle plie et déplie les jambes à s’en damner le procès-verbal.

La jeune femme ne porte pas de sous-vêtements, Nick Curran le sait. Il l’observait quand elle se changeait à son domicile avant de l’accompagner pour l’interrogatoire.

Une scène culte, donc, assez représentatif de l’état d’esprit du film et de sa personnalité. Celle de Catherine Tramel, rebelle de luxe, qui au jeu du chat et de la souris prend un malin plaisir.

Est-elle perverse, retors, toxique, manipulatrice, meurtrière ? C’est l’intérêt de la partie engagée par Nick Curran sur un échiquier plus qu’instable. Ses collègues l’observent à distance, la police des polices le traque, la psychologue policière (Jeanne Tripplehorn) trouble la mise et l’amante de Catherine lui en veut à mort  (Leilani Sarelle ) …

En prime le pouvoir d’attraction de la belle, si fort, son environnement si étrange : rien que des femmes avec du sang sur les mains … Le beau policier risque d’y laisser sa peau.

C’est l’avertissement donné dans son nouveau roman à peine achevé. Un flic tombe amoureux de la femme dont il doit se méfier. Et à la fin, il meurt. Comme toutes les œuvres de Catherine Tramel connaissent des rebondissements à la rubrique fait-divers, Nick Curran est prévenu.

Mais il n’en démord pas, il lui faut la femme et la vérité.

Substrat préliminaire à ce polar dans lequel  Paul Verhoeven revendique hautement l’héritage de Sir Alfred Hitchcock . Séquences maritimes, ascenseur dans le vide, l’ombre des volets sur la couche où les amants s’abandonnent, et Sharon Stone profilée telle Kim Novak, il n’y a pas d’autres alternatives.

Sinon cet accessit possible emprunté  au «  Matador » de Pedro Almodovar, le coup du pic à glace. Chez l’espagnol la femme tue aussi ses amants lors de ses ébats amoureux. Mais cette fois l’arme est dissimulée dans le chignon.

Ces références éclairent la dynamique d’une mise en scène bien huilée pour le genre et dans laquelle Sharon Stone se love, littéralement. Michael Douglas se retient pour ne pas trop en faire . Et il le fait très bien …

(*) A la sortie en 1992, l’interdiction était portée à moins de 16 ans.

 

Reprise : 16 Juin 2021 Une scène culte, à jamais, elle porte bien son nom. Interrogée par une floppée de flics en civil, Catherine Tramell, soupçonnée du meurtre de son amant, adopte une attitude parfaitement décontractée. Assise face à eux, en robe fourreau courte, elle plie et déplie les jambes à s’en damner le procès-verbal. La jeune femme ne porte pas de sous-vêtements, Nick Curran le sait. Il l’observait quand elle se changeait à son domicile avant de l'accompagner pour l’interrogatoire. Une scène culte, donc, assez représentatif de l’état d’esprit du film et de sa personnalité. Celle de Catherine Tramel,…
Le film

L’histoire, bien que tortueuse et volontairement ambiguë, parait fournir très rapidement les clés de plusieurs énigmes . Les réponses se trouvent à la fois dans les enquêtes de police, les archives criminelles et les romans qu’écrit la première suspecte Catherine Tramell. Les modes opératoires des différents faits-divers d’hier et d’aujourd’hui sont tous répertoriés dans les fictions de la romancière. Elle dit qu’elle n’est pas assez bête pour les reproduire dans la réalité. Un alibi parfait que prévoyait la psychologue de la police qui a par ailleurs bien du mal avec son amant de plus en plus attiré par la belle écrivaine. Pour connaître la vérité et plus si affinité. On tourne ainsi un peu autour du pot tout en se laissant gentiment bercer  par la mise en scène dans laquelle Sharon Stone se love, littéralement. Michael Douglas se retient pour ne pas trop en faire et le fait bien . Deux monstres sacrés du cinéma s’affrontent. Un troisième rafle la mise, réalisateur de son état ! 

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