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« Une vie cachée » de Terrence Malick. Critique cinéma-vod-dvd

Synopsis: Inspiré de faits réels. Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l'histoire de ces héros méconnus.

La fiche du film

Le film : "Une vie cachée"
De : Terrence Malick
Avec : August Diehl, Valerie Pachner
Sortie le : 11/12/2019
Durée : 173 Minutes
Genre : Drame, Biopic
Type : Long-métrage
Le film

« Mieux vaut subir l’injustice, que la commettre ».

C’est long, que c’est long. Les paysages sont sublimes, il s’y attarde. Quelques pensées sur la nature environnante. Cette même voix, plus profonde encore qui nous dit la beauté des choses, sa philosophie.

Terrence Malick n’en démord pas. L’homme doit son salut à une foi inébranlable en un dieu, ici jamais nommé. « Il » est, comme celui de  Franz Jägerstätter, honoré dans la petite église de son village . Ce divin providentiel a forgé chez le paysan autrichien une morale indestructible.

A la veille de sa mobilisation dans l’armée allemande, Frantz annonce catégoriquement son refus de prêter allégeance à Hitler. Il ne portera pas d’arme, fait-il aussi comprendre à son maire, son grand ami, bien embêté par cette âme récalcitrante.

Fani, son épouse le suit, silencieusement, alors que tout autour d’eux, les visages se ferment. Les regards deviennent menaçants. Sa belle-sœur, et même sa mère désapprouvent une attitude qui ne peut lui amener que de graves ennuis.

Terrence Malick n’en fait pas mystère, mais filme aussi joliment la montagne, ses neiges épaisses, et cadre mirifiquement les étables et l’eau qui coule de source. Un brin maniéré, répétitif.

Le prête du village ( Tobias Moretti) tente de convaincre Franz de rejoindre l’armée nazie. Par peur des représailles l’église autrichienne collabore elle aussi avec les allemands

Un paradis que le jeune papa s’apprête à quitter pour une vision christique assumée.

Plus qu’il ne raconte, le cinéaste réfléchit à la destinée de son héros, sur un chemin de croix où les coups, les crachats, les injures ne manquent pas. Il joue sur un montage harmonieux qui prend à revers l’Histoire pour nous rappeler le bonheur, quand là où personne ne peut vous entendre, on vous enferme secrètement.

Des brimades avant la torture morale, puis physique. Frantz résiste jusque dans sa chair.

Rien de démonstratif chez Malick , mais beaucoup d’insistance sur la personnalité extraordinaire d’un individu prêt à mourir pour ses idées. Un anonyme qui le restera peut-être nous dit encore le réalisateur, quand les héros de l’Histoire s’affichent aux balcons des victoires.

Un portrait sans rature, discursif,dans le détail et la précision, que justifie la prestation de August Diehl. En faisant de l’intime, une telle représentation universelle, il donne du bien et du mal une image si contrastée que depuis le tréfonds de cette période , elle nous renvoie à nos préoccupations du moment.

VOD : 06 mai BRD et BRD édition FNAC le 10 juin Meilleur dvd Juin 2020 (5 ème ) « Mieux vaut subir l’injustice, que la commettre ». C’est long, que c’est long. Les paysages sont sublimes, il s’y attarde. Quelques pensées sur la nature environnante. Cette même voix, plus profonde encore qui nous dit la beauté des choses, sa philosophie. Terrence Malick n’en démord pas. L’homme doit son salut à une foi inébranlable en un dieu, ici jamais nommé. « Il » est, comme celui de  Franz Jägerstätter, honoré dans la petite église de son village . Ce divin providentiel a forgé…
Le film

Il est dommage que le réalisateur joue sur les rallonges et un maniérisme parfois souligné dans son cadre. Que c’est long … Car l’histoire qu’il nous suggère plus qu’il ne la raconte ( les thèmes réflexifs, moraux, philosophiques ne manquent pas … ) est d’une universalité bouleversante, qui  prend à nouveau pour socle le nazisme et ses déviances humaines. Terrence Malick n’en démord pas. L’homme doit son salut à une foi inébranlable en un dieu, ici jamais nommé. « Il » est, comme celui de  Franz Jägerstätter  qui par force et conviction refusera toujours de prêter allégeance à Hitler. L’homme s’engage alors sur un chemin christique filmé jusqu’à l’intimité révélatrice d’une profondeur d’âme remarquable. Le portrait n’est pas si courant, il demeure exemplaire.

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Si le film ne retient pas vraiment mon intention, les suppléments, aie, aie, aie, que du bonheur !

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