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« Titli, une chronique indienne » de Kanu Behl. Critique cinéma

Synopsis: Dans la banlieue de Delhi, Titli, benjamin d’une fratrie de braqueurs de voitures, poursuit d’autres rêves que de participer aux magouilles familiales. Ses plans sont contrecarrés par ses frères, qui le marient contre son gré. Mais Titli va trouver en Neelu, sa jeune épouse, une alliée inattendue pour se libérer du poids familial…

La fiche du film

Le film : "Titli, Une chronique indienne"
De : Kanu Behl
Avec : Shashank Arora, Shivani Raghuvanshi
Sortie le : 06/05/2015
Distribution : UFO Distribution
Durée : 127 Minutes
Genre : Drame, Policier
Type : Long-métrage
Le film

Le brossage dentaire est une activité prisée au cinéma. Au moment du détartrage, les confidences sont peut-être plus aisées, et les plans de coupe bénéficient de la pratique. Le film de Kanu Behl n’échappe pas au phénomène, avec cette fois une récurrence particulièrement démonstrative, au milieu des assiettes et de l’inconfort de la petite pièce, qui n’a rien d’un cabinet de toilette.

C’est tout à fait symptomatique de la manière de vivre de cette fratrie de bras cassés, dont Titli (Shashank Arora) veut s’extirper. Mais les frangins ne l’entendent pas de cette oreille et le voici marié de force à  Neelu, une jeune fille de très bonne famille (Shivani Raghuvanshi), mais peu complaisante. La nuit de noces n’est pas des plus tendre, à l’image du climat général . Ici tout n’est que violence et chapardages, magouilles et corruptions.

Un état d’esprit assez coutumier du cinéma indien dont le jeune réalisateur hérite avec un aplomb déterminant. Son film dure plus de deux heures et le temps passe comme une lettre à la poste. Dedans, une coquette somme d’argent destinée à payer l’achat d’un parking dont Titli deviendra le patron. Mais les hasards de l’amour, du divorce du frère aîné, et des braquages foireux vont contrarier la bonne destination du pactole appelé à devenir le véritable héros de cette aventure de gangsters.

Titli, embarqué comme ses frères...

Car la loi reste à la violence, à la force et aux combines de bas étages que le patriarche (très certainement autrefois un as en la matière) suit de loin. Il ne dit rien, ne fait rien. Une attitude pour le moins étrange, par crainte semble-t-il de son fils aîné, véritable patron de la maisonnée. Quand celui-ci commence à perdre pied et que son autorité part à vau l’eau, le vieux reprend la parole : on va presque le regretter. Ca craint plus qu’avant, ces conseils ne sont pas forcément les bons. Dans un monde où tout est donnant-donnant, où tout se monnaie, les secrets, les services, la liberté, le renvoi d’ascenseur comporte bien des risques.

Les jeunes époux, plus ou moins rabibochés, pour faire face à l’adversaire vont l’apprendre à leurs dépens. Horrifiée par les agissements de ses beaux-frères,de véritables branquignoles, Neelu prend à sa façon les choses en main. Le naïf Titli y perd un peu de sa virginité, mais gagne en amour et en assurance. Ca ressemble à une fin heureuse …

Le brossage dentaire est une activité prisée au cinéma. Au moment du détartrage, les confidences sont peut-être plus aisées, et les plans de coupe bénéficient de la pratique. Le film de Kanu Behl n’échappe pas au phénomène, avec cette fois une récurrence particulièrement démonstrative, au milieu des assiettes et de l’inconfort de la petite pièce, qui n'a rien d'un cabinet de toilette. C’est tout à fait symptomatique de la manière de vivre de cette fratrie de bras cassés, dont Titli (Shashank Arora) veut s’extirper. Mais les frangins ne l’entendent pas de cette oreille et le voici marié de force à  Neelu,…

Review Overview

Le film

Le cinéma indien reprend une fois encore son cœur de cible, au sein d’une fratrie de mauvais garçons, dont Titli le plus jeune qui ne souhaite qu’une chose : s’extirper de cette famille qui ne pense qu’à voler des voitures, avec  la violence qui va avec. Le jeune réalisateur décrit une société à deux vitesses, où le donnant-donnant est devenu la monnaie d’échange quotidienne pour les affaires, qu’elles soient officielles ou malsaines. La corruption y est généralisée, même au plus bas de la société. Si les puissants montrent l’exemple, les plus démunis ne se privent pas de faire payer les autres,et demander des bakchichs Une confirmation de la teneur des films précédents comme « Avant l’aube » ( beaucoup plus fort, et surtout original ) . Mais l’aplomb de Kanu Behl retourne son scénario dans tous les sens afin de donner un sens à ce pactole que le héros pensait pouvoir utiliser pour se payer un parking souterrain .

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