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« Tess d’Uberville » de David Blair. Critique cinéma

  • Réalisateur : David Blair
  • Comédiens : Gemma Arterton, Hans Matheson, Eddie Redmayne
  • Sortie  : Mai 2008

L’histoire : Angleterre 19ème siècle. Un paysan du Dorset, John Durbeyfield, découvre par hasard qu’il est le dernier descendant d’une grande famille d’aristocrates. Il envoie sa fille aînée, Tess, se réclamer de cette parenté chez la riche famille des d’Urberville. Le jeune Alec d’Urberville, charmé par la beauté de sa « délicieuse cousine », accepte de l’employer et met tout en œuvre pour la séduire. Tess finit par céder à ses avances …

  • Film :  4/5

Bien après l’adaptation réussie de Polanski, David Blair et son scénariste David Nicholls reprennent le chemin du Dorset où Thomas Hardy a planté son décor à jamais immuable.

Une Angleterre campagnarde où les paysans demeurent à la solde des nobles propriétaires dont la jeune Tess ne peut à ce jour que contempler la morgue et la richesse. Jusqu’à cette révélation d’une affiliation  avec une famille d’aristocrate de la contrée.

Une jeune paysanne (Gemma Arterton,) qui revendique sa filiation aristocratique, est courtisée par un noble ( Eddie Redmayne) après que son  » cousin » l’ait mise enceinte (Hans Matheson).

 

Le père pas toujours très présentable ( Ian Puleston-Davies) confie à sa fille le soin de conclure un accord avec la riche parenté. Les débuts de Tess dans un monde qui lui réserve de nombreuses surprises et déconvenues. Sa beauté en prime, la jeune femme doit compter sur un univers patriarcal exacerbé par les barrières sociales.

Ce qu’Hardy rapporte avec plus d’acuité ( particulièrement sur les mœurs sexuelles )  est ici magnifié par une mise en scène tranquille accordée à un cadre naturel : la campagne anglaise modelée tels des tableaux d’époque. L’histoire s’y accroche tout aussi naturellement, emportée par le jeu des jeunes acteurs, pour la plupart à l’aube d’une carrière prometteuse.

Gemma Arterton est à peine sortie de ses études qu’elle interprète l’héroïne avec une spontanéité éclatante. Charmante, et entêtée, elle semble bien correspondre au portrait du romancier qui trouve en elle une militante avant l’heure de la cause féminine.

A l’image de ses consœurs Tess est appelé à se battre dans ce monde d’hommes et de soumission. Jusqu’à sa mère ( Ruth Jones )qui lui  reproche d’avoir pensé à elle, avant de penser à sa famille…

Tout son parcours est ainsi jalonné d’épreuves même au sommet du grand amour qu’elle partage avec Angel Clare.

Il est joué par Eddie Redmayne qui débute lui aussi quasiment et se révèle pleinement dans ce personnage marqué par la pureté et la fidélité. Quasiment des antagonismes dans ce monde beaucoup trop grand pour la jeune héroïne qui devra se défaire de ses démons de jeunesse pour tenter de survivre à son destin.

Social et sentimental, celui dont on ne réchappe pas quand le mépris à pris le pas sur la vérité. Une dramaturgie bien contenue dans le final du réalisateur dont la série ( 4 épisodes de 60 mn ) réussit quasiment un sans-faute. Après Polanski, il fallait le faire, il fallait oser …

Réalisateur : David Blair Comédiens : Gemma Arterton, Hans Matheson, Eddie Redmayne Sortie  : Mai 2008 L'histoire : Angleterre 19ème siècle. Un paysan du Dorset, John Durbeyfield, découvre par hasard qu'il est le dernier descendant d'une grande famille d'aristocrates. Il envoie sa fille aînée, Tess, se réclamer de cette parenté chez la riche famille des d'Urberville. Le jeune Alec d'Urberville, charmé par la beauté de sa "délicieuse cousine", accepte de l'employer et met tout en œuvre pour la séduire. Tess finit par céder à ses avances … Film :  4/5 Bien après l’adaptation réussie de Polanski, David Blair et son scénariste David Nicholls…
La série

Le roman désormais culte de la littérature anglaise déjà adaptée parfaitement par Roman Polanski connait ici une nouvelle vie, tout aussi séduisante, avec l’arrivée des candidats à la relève. Gemma Arterton est à peine sortie de ses études qu’elle interprète l’héroïne avec une spontanéité éclatante. Eddie Redmayne qui débute lui aussi quasiment se révèle pleinement dans son personnage. Ce que Thomas Hardy rapporte avec plus d’acuité dans son roman ( particulièrement sur les mœurs sexuelles )  est ici magnifié par une mise en scène tranquille accordée à un cadre naturel : la campagne anglaise modelée tels des tableaux d’époque. L’histoire s’y accroche tout aussi naturellement, emportée par le jeu de ces jeunes acteurs, pour la plupart à l’aube d’une carrière prometteuse.

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