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« Pris au piège » d’Alex de la Iglesia. Critique VOD

Synopsis: Madrid, 9 heures du matin. Des clients, qui ne se connaissent pas sont dans un bar. L'un d'entre eux sort et se fait tirer dessus, les autres se retrouvent bientôt prisonniers du bar

La fiche du film

Le film : "Pris au piège"
De : Álex de la Iglesia
Avec : Mario Casas, Blanca Suárez
Sortie le : 05/09/2017
Distribution :
Durée : 106 Minutes
Genre : Thriller, Comédie, Epouvante-horreur
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

C’est le genre de film pour aficionados. Une succession d’événements plus ou moins tragiques au milieu d’un mystère insondable : on vous tire dessus et vous ignorez l’auteur et les raisons. Après quoi le scénario délire comme il l’entend, selon de multiples ouvertures.

Ça se passe dans un café où quelques clients constatent que leur survie passe par cet huis-clos bistrotier. S’ils sortent, on les flingue. Ils vont donc patienter et selon un processus logique de dramatisation empiler les angoisses et les questionnements jusqu’à se détester les uns les autres.

Les supputations sur leur situation incompréhensible se fondent dans un méli-mélo du n’importe quoi ( un complot du gouvernement peut-être ? )  où la peur ne fait qu’augmenter.

Séance de lecture sur le plateau pour tous les comédiens

La peur qui fait la haine. Les clients qui s’ignoraient en toute logique apprennent à se connaître et jouent sur des rebondissements étonnants, voire impossibles. La TV commente l’événement en racontant n’importe quoi (angoisse des consommateurs), hypothèse du virus Ebola remis au goût du jour (sinistrose), manœuvre policière … tout y passe avant de plonger dans les égouts de Madrid. Là où le réalisateur Alex de la Iglesia rivalise d’audace et de suprématie pour tenir tous ses acteurs dans la ligne de mire des travers humains : lâcheté, sauve qui peut, délation, la faute retombe toujours sur les épaules du voisin.

Pour faire bonne figure on retiendra plus particulièrement l’image d’Israël (Jaime Ordóñez) un pauvre ère que la tenancière accueillait charitablement. Il parle uniquement par versets de la Bible prophétisant ou commentant tout ce qui arrive. On va le rejeter, c’est un misérable. Il va se venger, il n’est pas charitable. Pas vraiment moral ce film !

LES SUPPLEMENTS

  • Making of (36 mn). Le plus souvent, l’utilisation de la double image met en regard l’interviewé et le plateau de tournage. On les voit au maquillage, chez l’accessoiriste, racontant  leur personnage et la façon dont ils ont été recrutés

Le tournage chronologique ?  « Tu as le temps de faire grandir ton personnage. Entre la lecture, les répétitions et le plateau, il s’est quand même passé un certain temps, donc quand je rentre dans ce bar » raconte Blanca Suarez, « les clients je ne les connais vraiment pas, même si j’ai eu le temps de ma familiariser avec mes collègues comédiens ».  

Ils disent aussi qu’ils ont tous été très contents de travailler les uns avec les autres, ce qui est assez classique dans ce genre de documentaire. Mais une évidence, quand on les voit sur le plateau, l’ambiance est au top et les éclats de rire ne manquent pas …

  • Entretien avec Alex de la Iglesia ( 15 mn). Après avoir expliqué son travail sur les génériques le réalisateur évoque assez longuement l’esprit de son film et de ces « personnages qui ont une étrange maladie, la peur ».

Il faut être à l’image du pauvre conseille-t-il alors, « assumer sa peur, qui est une partie intégrante de notre vie, comme la douleur. (…) Mais chacun défend sa façon dont il voit le monde ».  

« Pour moi l’essentiel au cinéma c’est de travailler sur un décor, l’élément réel du cinéma, là où tout se passe, surtout que dans ce film la mise en scène était compliquée. On a bougé les murs, le comptoir, les personnages sont enfermés pas la caméra, ça donne au spectateur une sorte de supériorité morale. (…) Il ne faut pas oublier que le spectateur est toujours au meilleur endroit pour voir le film, tu ne peux pas faire ça dans la rue, tu ne peux pas tourner comme tu veux, ici oui on disait enlève le mur, pousse le comptoir… ».

C’est le genre de film pour aficionados. Une succession d’événements plus ou moins tragiques au milieu d’un mystère insondable : on vous tire dessus et vous ignorez l’auteur et les raisons. Après quoi le scénario délire comme il l’entend, selon de multiples ouvertures. Ça se passe dans un café où quelques clients constatent que leur survie passe par cet huis-clos bistrotier. S’ils sortent, on les flingue. Ils vont donc patienter et selon un processus logique de dramatisation empiler les angoisses et les questionnements jusqu’à se détester les uns les autres. Les supputations sur leur situation incompréhensible se fondent dans un méli-mélo…
Le film
Les bonus

Panique dans un café où l’on constate qu’en sortant, on se fait flinguer. Il ne faut donc plus bouger et tenter de sauver les meubles après avoir compris qu’il n’y avait rien de logique dans tout ça. Un huis clos pour mettre les protagonistes face à leur destin, et à leur responsabilité. Bien évidemment c’est le sauve qui peut et chacun pour soi, toutes les tentatives collectives se retournant sur l’un ou l’autre des consommateurs. C’est le genre type de film pour afficionados. Une succession d’événements plus ou moins tragiques au milieu d’un mystère insondable. Le scénario délire comme il l’entend, tout est désormais possible pour un réalisateur qui sans esbroufe réussit à donner un ton et surtout un rythme à cette aventure cinématographique. Pour afficionados, je le répète. AVIS BONUS Un making of bien sympathique et les éclaircissements du réalisateur

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