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« Prince of Texas » de David Gordon Green. Critique dvd

Synopsis: Eté 1988, Texas. Alvin et Lance travaillent ensemble sur le marquage d’une route endommagée par un feu de forêt. Tandis que l’un profite des joies de la nature et des grands espaces, l’autre ne pense qu’aux fêtes et aux filles…

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Prince of texas"
De : David Gordon Green
Avec : Paul Rudd, Emile Hirsch, Lance LeGault, Joyce Payne, Gina Grande
Sortie le : 04 mars 2014
Distribution : Memento Films
Durée : 94 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD / Blu-Ray : 1
Le film
Le bonus

Alvin et Lance sont chargés de remettre un peu d’ordre dans une région forestière détruite par les flammes. Le boss est marié avec la sœur de son jeune collègue. Ce qui corse la discussion quand celui-ci ne comprend pas comment son beauf peut rester aussi longtemps loin de sa dulcinée. Lui ne pense qu’aux fins de semaine, pour retrouver la ville et les filles.

C’est déjà assez particulier comme situation, et pour tenir la distance il va falloir faire preuve de beaucoup d’imagination. David Gordon Green n’en manque pas, déjà bien entouré d’un duo assez marquant (Emile Hirsch et Paul Rudd)  pour donner le change à des conversations de bistrotier. Au cœur de la forêt dévastée, des ruines témoignent de la violence du sinistre, des propriétaires errent au milieu des gravats, en quête d’un souvenir, d’une pièce d’identité.

Une mise en scène émouvante, que le réalisateur exécute à la façon d’un documentaire, avant d’y mettre fin de manière surréaliste. Autour des cendres et des poutres calcinées, Alvin, le boss s’imagine retrouver son chez soi. C’est à la fois drôle et pathétique, de suivre ce grand gaillard aux prises avec une histoire qui se révèle peu à peu douloureuse.

prince of texas

Car à force d’être ensemble, des liens se tissent entre les deux hommes, qui se confient, se rapprochent et parfois si proches de l’intime devant une lettre qui ne donne pas que de bonnes nouvelles. Lance appuie peut-être là où ça fait mal, mais c’est le mal qui les guérira du monde qu’ils sont en train de quitter. Le lieu n’est pas choisi au hasard : un no man’s land qu’ils doivent ramener aux normes de la civilisation. Ils dessinent sur le sol les bandes jaunes qui conduiront les voitures.

Un camionneur, un brin excentrique, n’y fait guère attention, mais l’alcool qu’il procure est le meilleur des pardons pour ces deux travailleurs en quête eux-aussi d’une certaine rédemption. Quand Lance raconte ses désillusions amoureuses, il le fait sans fanfaronnade, sauf qu’il se promet de faire mieux le week end suivant. Un grand naïf  «  pas si bête qu’on le dit » reconnaît Alvin.  Et au bout du conte, ces deux hommes sont merveilleux.

  • Entretien avec le réalisateur (14 mn). Il vit près de Houston, à une heure de route du Parc national incendié. « Quand j’ai vu ce décor, je me suis dit que c’était le lieu idéal pour une renaissance (…) une beauté étrange et triste, tous ces arbres brûlés ».

En travaillant le sujet, on lui montre le film Islandais « Either Way », sur lequel il s’appuie pour lancer son propre film, en insistant sur « l’atmosphère des lieux, plus importante que l’intrigue. Les personnages naissent de cette atmosphère, de cette ambiance. J’aime que les histoires soit un peu naïves, qu’elles ne soient pas parfaitement réglées » dit-il encore en évoquant ses influences européennes.

prince of texas

Beaucoup de rajouts s’effectuent sur le tournage, qui n’ont rien à voir alors avec le scénario, comme la fin, par exemple,  qui effectivement est très bien vue, ou l’apparition de la dame au milieu des ruines : c’est vraiment sa maison, et elle acceptera de jouer son propre personnage.

  •  Clip-vidéo (4 mn). Explosions in the sky, signe la musique du film dont on voit ici un extrait tout à fait promotionnel. Sympa…
Alvin et Lance sont chargés de remettre un peu d’ordre dans une région forestière détruite par les flammes. Le boss est marié avec la sœur de son jeune collègue. Ce qui corse la discussion quand celui-ci ne comprend pas comment son beauf peut rester aussi longtemps loin de sa dulcinée. Lui ne pense qu’aux fins de semaine, pour retrouver la ville et les filles. C’est déjà assez particulier comme situation, et pour tenir la distance il va falloir faire preuve de beaucoup d’imagination. David Gordon Green n’en manque pas, déjà bien entouré d’un duo assez marquant (Emile Hirsch et Paul Rudd)…

Review Overview

Le film
Le bonus

En quête de réponses sur leur vie privée, deux hommes se retrouvent au milieu de nulle part : un parc national dévasté par les flammes, qu’ils doivent réaménager pour la circulation. David Gordon Green , le réalisateur les prend alors à témoin d’une civilisation disparue, où quelques personnages tentent de retrouver leurs souvenirs. C’est joliment bien vu, même si sous les aspects de la fiction, pointe une réalité toujours bien présente dans le cœur des américains. L’incendie de ce parc fut un drame national, il y eut des morts. Paul Rudd et Emile Hirsch conduisent parfaitement leur petite entreprise, avec beaucoup de sensibilité dans les rapports qu’ils entretiennent d’abord avec beaucoup de méfiance, avant de se rapprocher pour mieux sonder l’intime. Un joli film qui en dit plus que ce qu’il veut bien nous montrer.

Avis bonus Un petit mais instructif entretien avec le réalisateur

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