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Polanski au cinéma, ses premiers pas…

Synopsis: D’un film d’épouvante (« Répulsion ») à l’étude des mœurs d’une époque en quête de liberté (« Un couteau dans l’eau ») les premiers Polanski appelaient le désir, sans le nommer. Avec « Cul de sac », le réalisateur se jette à corps perdu dans une histoire de bandits manchots et de couple isolé dans un château perdu.

La fiche du film

Le film : "Cul-de-sac"
De : Roman Polanski
Avec : Donald Pleasence, Françoise Dorléac
Sortie le : 24/05/2017
Distribution : Carlotta Films
Durée : 113 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
les films

Les trois premiers films qui ont posé l’empreinte d’un cinéaste original donnent le tournis. Je ne sais pas si après les avoir visionnés on peut y déceler les prémices du futur grand réalisateur. Il n’est pas interdit d’imaginer que « Répulsion » a pu préparer des films comme « Le locataire » ou « Rosemary’s Baby ».

Le rythme indolent que le cinéaste imprime le plus souvent à ses premiers essais, contraste avec la sourde violence qui en ressort. Si « Un couteau dans l’eau » n’a rien à voir avec « Calme blanc », dès l’arrivée de l’étranger sur le pont du bateau, on pressent que quelque chose va se passer. Mais de quel ordre ? Physique, sexuel…

Roman Polanski laisse beaucoup de temps à l’histoire pour prendre ses marques, ce qui n’est pas le cas du troisième volet de cette série « Cul de sac », à mon avis le plus abouti, le plus personnel, le plus passionnant.

« Un couteau dans l’eau »

Une histoire complètement foutraque de deux gangsters qui ayant raté leur contrat, se retrouvent dans un château perdu au bout d’un bras de mer, souvent recouvert par la marée. Le proprio, légèrement barjo (un grand numéro de Donald Pleasence) et sa femme, plutôt nymphomane, vont devoir composer avec le duo, vite réduit à un solo. Mais celui qui reste est un gaillard de la pire espèce (quasiment un rôle de composition pour Lionel Stander), malgré une exubérance assez jouissive.

C’est d’ailleurs le ton général donné par un réalisateur qui s’amuse à plonger ses personnages dans des situations drôles et pathétiques. Il filme l’absurde, dans une très belle lumière, aussi étrange que les murs qui l’entourent. Cette belle dynamique de mise en scène nous tient en haleine, dès les premières images. On se la joue gangster, on vise le Syndrome de Stockholm (Françoise Dorléac, aguichante et sensuelle) dans cette excellente comédie, où tout part à vau l’eau. Même celle de la mer, qui n’arrête pas d’aller et venir. Ça s’appelle la marée, mais les bandits l’ignorent.

Les trois premiers films qui ont posé l’empreinte d’un cinéaste original donnent le tournis. Je ne sais pas si après les avoir visionnés on peut y déceler les prémices du futur grand réalisateur. Il n’est pas interdit d’imaginer que « Répulsion » a pu préparer des films comme « Le locataire » ou « Rosemary’s Baby ». Le rythme indolent que le cinéaste imprime le plus souvent à ses premiers essais, contraste avec la sourde violence qui en ressort. Si « Un couteau dans l’eau » n’a rien à voir avec « Calme blanc », dès l’arrivée de l’étranger sur le pont du bateau, on pressent que quelque chose va se…
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J’aime beaucoup " Cul de Sac" qui mérite quatre étoiles, pour l'histoire, l'interprétation et surtout ce climat de bizarrerie étrange que restitue formidablement bien, le metteur en scène.

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